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 dead men tell no tales [Alexis&Logan]

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ft. : Elizabeth Olsen


MessageSujet: dead men tell no tales [Alexis&Logan]   Lun 4 Juin - 16:12

Alexis et Logan

dead men tell no tales 


Logan ouvrit la porte arrière de sa voiture avant d'installer sa fille dans son siège d'auto. D'un geste habile, elle boucla correctement sa ceinture, s'assurant ensuite qu'elle était confortablement installée. Question de ne pas être trop dérangée pendant le trajet entre la garderie et la maison, elle lui remit sa poupée préférée, au grand bonheur de Madzie qui la serra contre elle. À peine assise derrière le volant, son téléphone portable sonna plusieurs coups. Déposant ses clés et son sac à main sur le siège passager, elle décrocha en soupirant doucement. Un appel du boulot. « Oui ? » Glissant une main dans sa chevelure, elle écouta le message d'un air lasse. « Et je dois le récupérer maintenant ce rapport ? » En supposant que l'excuse, je n'ai pas le temps, car je viens de récupérer ma fille, ne soit pas réellement valable. Être mère et sergent détective en même temps n'était pas spécialement reposant. « C'est bon, j'y vais oui » D'un ton un peu sec, elle raccrocha avant de ranger son téléphone dans son sac. Super, elle devait faire un détour à la morgue avec Madzie avant de rentrer à la maison. Rien qu'elle ne serait pas capable de gérer, après tout, elle arrivait bien à jongler entre son rôle de mère et celui qu'elle occupait dans la police, ce serait donc un jeu d'enfant de récupérer un rapport d'autopsie. Démarrant la voiture, elle soupira de nouveau avant de réfléchir à une stratégie quelconque. D'abord, elle ne pouvait pas laisser la petite dans la voiture. Hors de question et niveau réputation, on repassera. Elle n'avait pas envie d'être accusée de négligence. Ensuite, elle pouvait bien la faire entrer, mais il y avait le risque qu'elle soit confrontée à des images plutôt troublantes, pour ne pas dire cadavérique. Voilà la partie qui l'embêtait le plus à vrai dire. Elle venait tout juste d'avoir 4 ans, donc peut-être pourrait-elle lui mentir sur certains détails dans le but de protéger son esprit encore innocent. À voir.

Une fois sur place, elle sortit de la voiture, détachant sa fille de son siège. « Maman, où on va ? » Elle avait probablement remarqué qu'il ne s'agissait pas de la maison. Déposant la poupée dans un coin, elle la prit dans ses bras, avant de refermer la porte d'un coup de pied. « Ce ne sera pas long mon poussin, maman doit juste récupérer un papier très important pour le boulot » Sa fille ne rouspéta pas pour le moment, s'accrochant plutôt au cou de sa mère qui la portait. Logan franchit la porte d'entrée, avant d'être arrêté par le gardien. L'endroit n'était jamais ouvert au publique, ce qui était parfaitement compréhensible. Un peu maladroitement, elle lui présenta son insigne, avant de se diriger vers le fond du couloir principal. C'était là que les choses risqueraient de se corser. Déposant la petite sur le sol, elle lui agrippa fermement la main pour éviter de la perdre, avant de la fixer droit dans les yeux. « Madison Marsh, je t'interdis de toucher à quoi que ce soit dans cette pièce, est-ce que tu comprends ? » Disons que maman avait un ton sérieux et autoritaire qui laissait sous-entendre qu'elle serait punis en cas de rébellion. Un peu inquiète, elle hocha donc la tête, curieuse, mais embêtée de ne pas être à la maison. Logan soupira bruyamment avant d'ouvrir la porte et de prier intérieurement pour que le médecin légiste ne soit pas en pleine intervention de quoi que ce soit. « Ça sent mauvais... » La vérité sort de la bouche des enfants. Vrai que l'odeur n'était franchement pas des plus agréable. Ni la température ambiante trop froide à son goût. Une fois la porte franchis, elle leva la tête en direction de monsieur le Docteur Winchester, dont la tête était la réplique même de celle de monsieur le croque-mort de la ville. Un charmant duo qu'elle n'était pas particulièrement certaine de vouloir connaître en dehors d'une relation professionnelle. Elle se racla la gorge, plus ou moins certaine de vouloir approcher plus qu'il ne le faut le corps qui traînait sur sa table. « Désolé de passer sans prévenir, j'étais sur le point de rentrer chez moi avec ma fille, mais je dois absolument récupérer le rapport ce soir. Un autre dossier urgent. » En gros, elle préférait qu'il ne la renvoie pas, étant donné qu'elle ne quitterait pas sans son papier et les détails qui venaient avec. Castle Rock était tout sauf reposant. Ça n'arrêtait jamais ou presque. Voyant que Madzie le fixait avec de grands yeux ronds comme des billes, elle se plaça devant elle, question de lui cacher la vue.


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MessageSujet: Re: dead men tell no tales [Alexis&Logan]   Mer 6 Juin - 21:11

Alexis et Logan

dead men tell no tales 


La mort m’a toujours fasciné. Pas comme un adorateur espérant voir le jugement dernier s’abattre sur lui et le conduire aux portes de l’éternité, rien ne prouve son existence de toute façon. C’est plutôt la mort en soit qui a toujours attisé ma curiosité, mon envie de l’explorer plus en profondeur dans sa façon d’être. Qu’est-ce qui peut causer la mort? Combien de temps le corps se conserve-t-il après le décès? Quels organes se dégradent en premier et à quel rythme? Les questions auxquelles aucune école de médecine ne sera encline à répondre, j’ai testé. Nous avons testé, Aaron souvent bien plus prompt que moi à poser les questions avant d’agir là où je fonctionne plutôt à l’inverse. Pas étonnant que je sois celui à avoir les deux mains dans la mort en permanence depuis, là où il emprunté un autre chemin socialement acceptable avant notre arrivée ici. La société n’était pas prête à accepter qu’il y a des gens qui ne tuent pas pour le simple plaisir de tuer, des gens qui en font une exploration essentielle à sa façon. Pour eux nous sommes des monstres et ça mon père l’a échappé une fois avec moi, juste une fois. Je ne pouvais pas lui en vouloir, mais j’ai essayé de comprendre. Il m’a dit que tuer les animaux du quartier n’était pas une bonne chose à faire, peu importe la raison derrière. Que les animaux comptaient pour leurs propriétaires et que c’est comme si quelqu’un les arrachaient à nous, lui et ma mère. J’ai haussé les épaules, nous n’en avons plus reparlé, mais pour faire plaisir à maman nous sommes allés dans un autre quartier. Puis un jour, nous avons passé à plus gros gibier pour comparer. Un chien ne fonctionnait pas en tout points comme un chat alors forcément ils ne fonctionneraient pas en tout point comme un humain. Ça n’a jamais vraiment arrêté depuis, parce qu’il y a toujours plus à apprendre.

C’est d’ailleurs ce que je faisais à l’instant, apprendre. Préparant avec soin le matériel nécessaire à l’autopsie de ce nouveau corps qui me fut apporté un peu plus tôt dans la journée. Nettoyant à l’excès mon environnement et ma personne pour ne pas laisser la moindre trace même si, dans l’état des choses, ce n’était pas nécessaire. C’est après tout ce qui faisait en partie la beauté de mon travail, j’avais le droit d’analyser le mort. Simplement pas au point où je le souhaitais parfois pour ne pas les abîmer plus que nécessaire. Je devais trouver la cause du meurtre, la confirmer. Un coup d’œil et c’était réglé. J’en connaissais bien trop à ce sujet, c’était une évidence, et pourtant pas assez. Vu mon jeune âge je semblais surdoué alors qu’en vérité j’avais bien de l’expérience non déclarée. Ce que personne ne devait savoir. Pas parce que j'en avais honte d'une quelconque façon, mais s'il y a une chose que notre grand frère a su nous apprendre c'est que parfois il vaut mieux mentir pour le bien de tous. Même si je n'ai jamais réellement compris ce concept, comme tant d'autres touchant le plan social que je ne maitrise en rien. Sans doute est-ce la raison pour laquelle je préfère les morts aux vivants, ils ne demandent aucunes compétences pour entretenir une conversation. Leurs corps me parlent et ça me suffit amplement. D'autant plus en raison de cette chose me caractérisant, l'hypersensibilité aux sons. Celle-là même pinçant un nerf à l'arrière de mon crâne lorsque cette petite voix de gamine nasillarde raisonna dans le silence si appréciable de la pièce.

Je les observe un bref instant, stoppant le mouvant de mes mains cherchant des gants à enfiler, pour me rendre sur le bureau se trouvant un peu plus loin. Prenant la rapport en question, je le lui apporte avant de retourner au lavabo pour laver mes mains de nouveau et cette fois enfiler mes gants. Présence d'autrui oblige. Personnellement je préfère sans, le toucher étant plus précis. Sans plus de cérémonies, je lui désigne du doigt le corps dont il est question à l'intérieur du rapport avant de soulever le drap d'un second. Me souciant bien peu de la présence de l'enfant dans la pièce. À son âge j'avais déjà vu des morts. « Un coup net au cœur qui l'a tué puis une dizaine d'autres dans le torse et le ventre donnés avec une force allant en diminuant. Crime passionnel sans doute, la force des pleurs diminuant la force des coups. Tout est dans le rapport. » Je prends mon scalpel et commence à couper le torse du cadavres couché sur la table devant moi, ne levant pas les yeux de la lame avec laquelle je tranche un trait bien net qui ne tardera pas à dégager une nouvelle effluve dans la pièce. Eux le remarqueront sans doute, pas moi. L'habitude. « Autre chose? »


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MessageSujet: Re: dead men tell no tales [Alexis&Logan]   Jeu 7 Juin - 20:22

Alexis et Logan

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Honnêtement, elle ne voyait pas du tout en quoi la compagnie d'un corps humain décédé pouvait être mieux, voir plus passionnant, que de côtoyer des vivants. À son avis à elle, un mort ne parlait pas et elle n'y voyait pas d'intérêt quant à la façon précise dont il avait rendu l'âme. La façon dont il avait souffert, bien qu'elle ne soit pas en mesure de l'imaginer à chaque fois, lui laissait surtout un goût amer en bouche et une volonté féroce de coincer le coupable responsable de ses actes de violence sans nom. Voilà ce qui l'intéressait réellement. Pas nécessairement punir, mais offrir une certaine forme de justice. Certaines enquêtes pouvaient prendre des années avant d'être résolus. Rien à voir avec ce que l'on pouvait voir à la télévision, ce n'était jamais aussi simple que ça. De plus, il y avait une partie chez les vivants que l'on ne retrouvait pas chez les morts. La pensée, le côté psychologique et l'étude comportementale. Un mort est un mort. Un vivant est un putain de casse-tête dont les pièces s'amusent à changer de forme et de grandeur avec temps. C'était complexe et sans doute le véritable mystère à élucider sous chaque cas. Pourquoi un père de famille tuait-il soudainement ses enfants ? Et non pas, comment l'avait-il fait. Bref, ça ne changerait rien au fait qu'elle devait également être au courant des détails morbides, d'où l'utilité du rapport médical. Elle s'en empara silencieusement lorsqu'il fut déposé entre ses doigts, avant de l'ouvrir pour en consulter le contenu. (odeur de purell bonjour) Dès ses premières paroles, Logan poussa gentiment le dos de sa gamine pour qu'elle se balade dans la direction opposée à la conversation. Évidemment, une fois libérée de la poigne de sa mère, elle ne perdit pas une seule seconde pour explorer la pièce dans tous les coins. Voilà qui serait plus approprié pour ses oreilles inoffensives le temps qu'elle règle quelques détails. Levant les yeux de son papier, elle fronça les sourcils lorsqu'il enfonça le scalpel dans le corps d'un autre mort sans même se gêner. Bordel de merde. Elle ne savait pas ce qui était le pire. L'image ou l'odeur. Elle penchait surtout pour la deuxième option, considérant le fait que ses yeux avaient déjà vu beaucoup plus pire encore.

Jetant un rapide coup d’œil en direction de sa fille pour s'assurer qu'elle explorait sans rien toucher, elle reporta ensuite son attention sur le rapport qu'il avait rédigé. « Pas de trace d'alcool dans le sang... » Elle repensa aux détails de la scène, notamment à la bouteille de vin vide sur le comptoir de cuisine. Quelqu'un avait décidé de ne pas partager alors. Hum. Poignarder son mari parce qu'il voyait une autre femme en cachette, ça avait quand même quelque chose de... disons particulier. Elle avait dû l'attendre toute la soirée jusqu'à ce qu'il rentre à la maison. Dès qu'il s'était posé dans le lit, en prenant soin de ne pas faire de bruit, elle l'attendait ferment, couteau sous la couette. Romantique. Son instinct de mère lui signala tout à coup une infraction dans son angle mort droit. « Papa, c'est toi? » Relevant vivement la tête, elle se tourna vers sa petite. « Madison ! Ne touche pas ce drap ! » Prise en flagrant délit, la blondinette relâcha immédiatement le drap qu'elle tentait de soulever pour voir qui dormait dessous. Affichant un air parfaitement innocent, elle éclata de rire avant de foncer se cacher sous la table où le docteur travaillait présentement. « Est-ce qu'il s'est défendu où il est mort dès le premier coup? » Il n'y avait qu'à voir sa taille, cet homme était plutôt grand, de larges épaules et sans doute en moyen de riposter si ce n'était pas lui qui s'était saouler avant. Pour ce qui était de la femme, un mandat d'arrêt avait été émis contre elle, parce qu'elle avait soigneusement pris la fuite. Charmant. Pas de témoin certes, mais suffisamment de preuve contre elle pour être en mesure de procéder à son arrestation. « Maaaamaaa? » Hum. Elle continuait de réfléchir, agacée entre la vision de ce corps qui se faisait découper sous ses yeux et sa fille qui jouait à cache-cache sous la table. « Maman! Attrape moi!... » Madzie se faufila entre les jambes de monsieur Winchester avant de s'approcher de son bureau pour tenter d’agripper la chaise. Évidemment, elle était encore trop petite pour se hisser correctement dessus. Un soupire au bord des lèvres, elle releva les yeux vers Alexis, un air sérieux au visage. « Dites moi, les coups de couteau... Selon vous, elle est droitière ou gauchère ? » Ce serait probablement difficile pour lui de voir sous la question une sorte de test bien dissimulé. À quel point était-il doué ou bien surdoué dans son domaine ? Et comment se faisait-il qu'il semblait être aussi expérimenté malgré son jeune âge. Elle avait connu des légistes bien moins attentifs que lui dans leur rapport.  


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MessageSujet: Re: dead men tell no tales [Alexis&Logan]   Sam 16 Juin - 17:55

Alexis et Logan

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La coupe était nette et propre, l'avantage d'un mort conservé bien au frais quelques heures il faut l'admettre. Tout ceci était bien moins salissant qu'un corps vivant, pulsant d'une envie certaine de s'accrocher à la vie jusqu'à ce que la dernière goutte de sang en son corps en décide autrement. Le processus n'était pas le même, les résultats non plus. Les cadavres avaient de fascinants qu'ils racontaient une histoire, comme un livre sans l'encombrement de la lecture. J'aime lire, énormément. Je crois même que l'odeur d'un livre neuf dans lequel je pose l'encre de mon crayon pour la toute première fois est la seule chose en ce monde qui a su me faire esquisser un bref et léger grimacement du coin des lèvres. Un semblant de sourire peut-être, mais je n'en ai jamais vraiment été certain. Pourtant, je préfère grandement lire cette histoire sans en voir les mots, à force d'éléments et évidences de mes propres yeux plutôt que par les récits d'un autre. L'histoire de la fin d'une existence que je mémorise dans un coin de mon esprit pour le pratique de la chose, la connaissance. Non simplement parce que des agents comme la Sergent Marsh viennent me demander des détails plus précis sur les rapports qui le sont pourtant, bien trop précis ou techniques visiblement. « Pas d'alcool dans le sang non. » Que je réponds en tâtant le ventre de l'homme couché devant moi, cherchant le bon endroit pour la prochaine coupe que je dois faire dans l'estomac afin d'en vérifier le contenu. La cause de la mort étant encore légèrement nébuleuse de ce côté même si ce cas avait tout d'un empoisonnement. Les meurtriers amateurs supposent tous que la solution est bien plus propre qu'une autre et bien plus difficile à identifier, mais bien souvent l'erreur provient de la substance utilisée. Une substance médicale pour les personnes étant en contact de près ou de loin avec de tels produits dans les hôpitaux. Un produit ménager pour les personnes désespérées. La seule boîte de poison à rat ayant été achetée récemment au seul petit commerce à en vendre en ville. C'est presque tragique comme les gens sont d'une imbécillité, tout comme cette gamine que j'observe brièvement en l'entendant poser une question dont la réponse est pourtant évidente. De quoi me rappeler pourquoi je n'aime pas les enfants.

Les enfants sont totalement à l'opposé de ce que je suis et ai toujours été. Certes, j'ai été un enfant moi aussi pendant une partie de ma vie, mais j'ai bien vite appris à découvrir l'ordre. La propreté démesurée, le ménage à son apogé et un ordre méthodique à faire frémir tout parent qui s'attend normalement à voir son enfants créer le chaos dans la maison. Je ne serais assurément pas en mesure de supporter la chose chez moi et au travail c'est encore pire. « Il avait de la peau sous les ongles, l'adn n'est pas encore revenu de l'analyse. Il faudrait valider l'état de sa compagne pour voir si elle n'a pas des marques à un endroit ou un autre. Je crois qu'il a pu essayer de se défendre, mais que la surprise du choc et ce qui semble être le premier point d'impact a eu raison de lui rapidement. Il a eu le temps de sentir chaque coup de couteau avant de réellement mourir. » Je lève le regard dans sa direction. « À mon avis, sa compagne s'est saoulé une fois de trop. Il a voulu l'approcher pour une raison ou une autre. » Les émotions n'étant pas réellement mon fort j'aurais bien du mal à déterminer pourquoi. « Elle devait sans doute avoir déjà l'arme sur elle, l'esprit embrouillé par l'alcool, et elle lui a donné le premier coup directement dans le poumon gauche. Il manque d'air, tombe, s'agrippe à elle peut-être pour l'empêcher de recommencer, mais elle continue encore et encore jusqu'à ce qu'il cesse complètement de bouger. » Je reporte mon attention sur le corps, ne manquant pas de serrer ls dents en sentant cette petite peste se faufiler entre mes jambes. Elle a de la chance que j'aie une immense retenue et patience qui n'entache en rien mes mouvements, et surtout de la chance que sa mère sa présente.

« Je dirais droitière, mais il est évident qu'elle tenait l'arme à deux mains. Les coups sont irréguliers, mais la majorité d'entre eux s'enfoncent dans le corps d'un angle impossible à obtenir pour un gaucher dont le tout premier. La paume de sa main sera peut-être abîmé légèrement si elle tenait l'arme trop fortement. » Ayant enfin trouvé l'endroit idéal pour pratiquer mon incision dans l'estomac, je m'applique à cette tâche qui aura une finalité plutôt imprévu. Dès lors que la membrane de l'estomac est coupée, un liquide jaunâtre s'en échappe pour se répandre sur le sol tout en évitant mes pieds de justesse. « Hum. Vous êtes en charge de celui-ci également? Vous connaissez les détails de la scène de crime? »


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MessageSujet: Re: dead men tell no tales [Alexis&Logan]   Sam 23 Juin - 10:17

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D'un air un peu embêté, elle le laissa découper son mort comme l'on découpe un simple gâteau. Avec envie ou juste avec habitude, elle ne saurait le dire. Le dossier entre ses mains lui permit de regarder autre chose, ce qui était mieux pour sa santé mentale. Les cadavres, elle en voyait déjà de toute sorte, mais ça ne faisait pas en sorte qu'elle les appréciait plus pour autant. Ça n'avait rien à voir avec une poupée, parce qu'ils avaient eu une âme et une vie avant d'être dans cet état et aussi parce qu'elle finirait un jour sur cette table lorsque son heure serait venue. Voilà qui n'était pas une pensée agréable. La mort les guettait tous, d'une certaine façon et ici à Castle Rock, elle frappait à plusieurs portes en même temps. Laissant Madzie jouer à cache-cache avec elle ne savait pas vraiment qui, elle tourna la page du rapport, tâchant d'y repérer les détails importants à son métier. Le légiste reprit la parole, faisant mention de la peau sous les ongles de l'homme poignardé. Hum. Sûrement qu'ils pourraient identifier sans faute l'ADN de la femme. Ce n'était qu'une question de temps avant que quelqu'un lui mette la main dessus, suite au mandat d'arrêt. « Il a eu le temps de sentir chaque coup de couteau avant de réellement mourir. » Logan l'observa sans réagir, bien que quelque peu dérangé par le manque de compassion dans sa voix et dans son être tout entier. Elle sentit donc une pointe d'agacement percer en elle, ravalant une réplique non-professionnelle au passage. « À mon avis, sa compagne s'est saoulé une fois de trop. Il a voulu l'approcher pour une raison ou une autre. »  Une raison ou une autre ? C'était pourtant facile de deviner ses intentions. Ce n'était pas pour lui chanter une chanson ou lui raconter une histoire. Il s'était bien fait avoir. Avec un coup direct au poumon, elle pouvait imaginer la suite. Le manque d'air et la douleur qu'il avait dû endurer ne lui avait pas vraiment laisser la chance de se défendre. Malgré sa carrure ou même sa force, cette femme avait su viser juste en s'attaquant à lui. La chance du débutant. Contrairement à la croyance populaire, on ne s'improvisait pas meurtrier. Nombreux étaient ceux qui avaient tenter la chose et qui avaient échoué lamentablement. Ce n'était pas rare.

La blondinette le questionna ensuite sur un détail, à savoir si elle était droitière ou pas, mais Alexis ne semblait pas réellement ennuyé devant cette question surprise. Ni même surpris ou quoi que ce soit d'autre. L'absence de réaction était un train commun avec les nombreux psychopathes qui avaient croisé son chemin. Une pensée qu'elle se garda bien de mentionner, encore une fois. « D'accord, je garderais en mémoire votre analyse sur comment elle s'y est pris pour le poignarder » À deux mains donc. Hum. C'était effectivement plausible. En levant un peu les bras, elle avait obtenu plus de force pour l'impact. Efficace, malgré l'alcool dans son sang ou son esprit pas si embrouillé que ça. Une façon comme une autre de se donner du courage. L'alcool avait ce genre de vertus chez beaucoup de monde. Leur permettre de faire ce qu'il ne ferait pas s'ils étaient sobres. Triste constat. Et puis soudainement, alors qu'elle reportait justement son attention sur le corps qu'il découpait, un liquide s'échappa odorant s'échappa de ce qui était son estomac. Automatiquement, elle porta une main contre sa bouche, dégoûtée par les effluves fortes que ce truc-là émanait. Bordel de merde! Ça coulait de partout, quelle horreur ! C'était pire que l'odeur de mort, ça n'avait pas de comparaison. Avant même de pouvoir répondre à sa question, elle entendit Madison murmuré près de la table. « Mal au co.... » La petite vomit à ses pieds, alors qu'elle était à quelques centimètres du liquide non identifié. Great. Réagissant aussitôt, elle déposa son dossier avant d’attraper la petite pour l'attirer jusqu'à elle. « Est-ce que ça va ma chérie ? » L'air boueur, sa fille avait les yeux plein d'eau, presque sur le bord de pleurer. Doucement, elle la prit dans ses bras avant de récupérer un peu de papier pour lui essuyer la bouche. Glissant une main dans son sac, elle lui remit sa bouteille d'eau. « Bois de l'eau okay ? » Madison glissa sa bouche dans la grosse paille pour en aspirer un peu. Bon, c'était toujours ça de fait. Tournant ensuite la tête en direction du sol, elle étira un léger sourire dans le but de cacher son air amusé. « Deux contenus d'estomac pour le prix d'un, votre jour de chance » Ça n'avait rien de drôle, mais elle ne pouvait pas s'empêcher d'en rire intérieurement. Se rapprochant de la table avec Madzie dans ses bras, elle enchaîna. « Je connais cette affaire oui. On le pense mort par empoisonnement. Sur la scène de crime, il n'y avait rien du tout. Il prenait son repas, seul à sa table et c'est là qu'on l'a trouvé environ 24 h plus tard. Il n'avait aucun ennemi, ni même de famille. C'est un mystère pour le moment, le voisin pourrait être suspect, mais même encore là... On a rien » Replaçant la gamine pour faire en sorte qu'elle ne pouvait pas observer de trop près le mort, elle reprit ensuite. « Si c'est un suicide, ça n'en donne pas l'air non plus. Reste à voir la cause exacte de sa mort. On a déjà fouillé la maison et effectué une liste de tous les produits jugés dangereux qu'il aurait pu avaler volontairement ou pas » En gros, comme ils manquaient de preuves, ils avaient fait de leur mieux pour récolter le plus de donnés possible. Ce cas était tout de même bizarre pour eux. Pas de suspects, pas de preuve de rien. Juste quelqu'un de mort chez lui, devant son repas du soir. « Il mangeait du poulet, avec des petits-pois et une purée de pommes de terre. Rien de particulier » Pas de quoi tuer quelqu'un. Un repas tout à fait anodin même.


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MessageSujet: Re: dead men tell no tales [Alexis&Logan]   Dim 8 Juil - 21:20

Alexis et Logan

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J'aurais bien du mal à décrire l'expression s'étant sans doute imprégnée dans mon regard devant cette scène fort désagréable. Pas le rendu de l'estomac du mort ayant trouvé le sol à mes pieds, mais plutôt le rendu de celui de la monstruosité humaine l'ayant entièrement contaminé. Du moins, presque entièrement. Si ce qui se trouve au sol est déjà perdu pour de futures analyses, je ne laisserai pas le reste ainsi me filer entre les doigts sous prétexte qu'une enfant a eu la bonne idée de se balader dans mon milieu de travail. Une enfant dont je ne me préoccupe pas le moindrement de l'état, étant plus qu'évident qu'elle ne va pas en mourir de toute façon. J'évite plutôt soigneusement le dégât pour rejoindre ma table de travail un peu à l'écart et y prendre le nécessaire pour arriver à obtenir un minime échantillon au bord de l’incision du ventre de l'homme. Bien agacé par la situation et ce qu'elle implique pour la suite des choses, car si la préoccupation première de la Sergent Marsh est de s'assurer de l'état de sa machine à vomi, la mienne est d'arriver à terminer mon analyse sans compromettre le corps et en cohabitant avec le joli dégât au sol. Me doutant bien que ce n'est pas elles qui vont nettoyer la chose comme il semble déjà si difficile d'en supporter l'odeur alors qu'elle ne m'importune pas davantage que de raison. L'habitude sans doute, comme pour une personne devant travailler dans une usine de nourriture quelconque. L'odeur semble faire parti de la routine après un certain temps et l'odorat ne s'en formalise plus réellement. C'est ce qui fait parti du si fascinant du corps humain, cette capacité d'adaptation à des détails si infimes que la majorité des gens ne les remarqueront peut-être pas même. « Je me serais contenté d'un seul contenu d'estomac en état d'analyse plutôt que deux totalement inutilisables. » Répondis-je avant de l'écouter répondre au questionnement évoqué plus tôt à savoir si cette affaire est également la sienne. Ce à quoi elle ne répond pas réellement en mentionnant qu'elle connait l'affaire. Les détails n'en restent pas moins intéressants. Suffisamment pour que je prenne une pause dans mes gestes afin de l'observer pour mieux l'écouter.

Assis, seul, à manger à sa table depuis 24h. Ce qui m'intrigue c'est surtout la suite de sa phrase. Comment peut-être réellement savoir qu'il n'a pas le moindre ennemi cet homme apparemment sans famille? Chaque être en ce monde a pourtant des secrets à dissimuler, chose dont je suis la preuve plus que vivante. Pas tant par bonté de cœur que parce qu'il le faut apparemment, du moins selon Andy. Cela n'empêche pas le fait qu'il peut avoir un ennemi, quelque part. Quelqu'un pour qui ce ne sera assurément pas à l'avantage de se dévoiler maintenant. Pourtant, il a bien été trouvé par quelqu'un cet homme. Un ami peut-être à défaut d'avoir de la famille ou de potentiels ou non ennemis, ou ce voisin qu'elle évoque vaguement puisque c'est tellement simple de chercher la proximité en l'absence d'autre suspect à interroger. Mon regard se détourne de la Sergent pour se reporter sur le corps, observant la marre à mes pieds en tâchant de distinguer ce qui lui appartient de ce qui ne lui appartient pas dans le lot immonde tout comme l'odeur qui s'en dégage. Je me penche même pour y tremper le bout de mon doigt couvert du gant afin d'en observer la texture et y noter la présence de rares résidus de ce qu'elle mentionne avoir été son dernier repas. Me redressant pour essuyer mon doigt avant de lui ouvrir la bouche et y enfoncer profondément mes doigts en grimaçant un peu de ma concentration pour ne rien abimer plus que nécessaire. J'en sors finalement une petite quantité de patates en boule à peine mâchée.

« C'est très prématuré comme constat, mais il existe une condition médicale rare qui fait qu'une personne peut avoir une crise d'épilepsie très légère occasionnant une cessation de la respiration sans que la personne s'en rende compte. Le pourcentage de chance qu'il s'agisse de cette condition est minime, mais elle vaut peut-être la peine d'être exploré plus en profondeur. L'homme ne semble, à première vu, pas comporter le moindre signe d'agression. S'il était toujours bien en place sur sa chaise c'est qu'il est mort de façon subite et pas forcément douloureuse, sinon il en serait sans doute tombé. S'il était mort avant, il aurait été difficile de le placer sur la chaise qu'il y reste jusqu'à ce que la rigidité cadavérique s'installe sans laisser la moindre trace. On cherche quelque chose de bien plus efficace qu'un produit ménager ou toxique. » Je retire mes gants pour aller glisser mon échantillon dans une enveloppe et prendre quelque notes sur un calepin non loin. « L'analyse du contenu de son estomac devrait nous en dire plus, du moins le peu que j'ai pu prélever sur le corps. » Tout ceci n'en restait pas moins réellement étrange. Soit la condition était particulière, soit nous avions enfin affaire à un réel professionnel. Ce que j'espérais presque même si c'est une réflexion que je garde pour moi-même.


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