Castle Rock :: 
Castle Rock
 :: North side :: Residential District
Partagez | 
 

 Du vent dans la nuit (Lawrence)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

avatar


Messages : 95

ft. : Jamie Dornan


MessageSujet: Du vent dans la nuit (Lawrence)   Lun 11 Juin - 11:37

Malgré le fait qu’il dorme paisiblement, le sommeil de Caïn n’est jamais profond, jamais total. Il demeure toujours une attention inconsciente au monde qui l’entoure, même alors qu’il devrait se sentir en sécurité, chez lui. A croire que lorsque votre esprit vous pousse aux pires horreurs, par simples pulsions, il vous est impossible d’être pleinement serein. Pourtant, Caïn est bien loin d’être paranoïaque, simplement prudent, avisé. La présence de Sorbonne est, quant à elle, plutôt rassurante, parce que même si son chien est un animal particulièrement affectueux et gentil, il n’en demeure pas moins prêt à défendre son maître et se défendre lui même. À l’affût des bruits suspects et des présences indésirables. Aussi, Caïn a toute confiance en son animal de compagnie, quant au fait de l’avertir d’un éventuel danger.

Dehors, la lune est haute et la chambre de Caïn donne sur un petit jardin, entouré de buissons bien taillés et de massifs de rosiers et diverses fleurs. Une large baie-vitrée, lui permet de sortir directement sur sa terrasse et ainsi profiter de l’air agréable du printemps, dés les premières lueurs du jour. Cette pleine vue sur son espace personnel lui fait du bien, puisque contrairement aux clichés concernant les tueurs, plus ou moins atteints psychologiquement, il ne se complaît guère dans l’obscurité, préférant largement les premiers rayons du soleil réchauffant sa peau. Il apprécie la quiétude de la nuit, mais ne se considère pas comme un animal nocturne. À vrai dire, il est même du genre à se coucher assez tôt lorsqu’il sait qu’il travaille le lendemain, soignant sa santé. Les rideaux partiellement ouverts, de même que la baie vitrée, pour faire rentrer un peu d’air après une chaude journée, Caïn dort, étalé sur le dos, ne portant qu’un pantalon de pyjama léger, à peine recouvert du drap. Sorbonne dort à ses pieds, à même la moquette claire du sol de la chambre, étalant son imposante carcasse.

Tout semble paisible, sauf que d’un coup, c’est un aboiement qui retentit dans la pièce, réveillant en sursaut Caïn. Battements du cœur plus rapides, alors qu’il ouvre le tiroir de sa table de chevet pour en saisir un couteau de chasse, parfaitement aiguisé, doux jouet qu’il affectionne, mais surtout arme redoutable. Sorbonne s’approche de la baie vitrée, venant aboyé par la petite ouverture en direction de celui qui lui semble être un intrus. Caïn s’approche, les sens au aguet, les muscles crispés, prêt à se défendre. À surprendre quiconque tentera de s’introduire chez lui, par sa maîtrise du couteau et de la violence. Il mettra ses compétences sur le coup de l’adrénaline, les écorchures de son agresseur, sous l’excuse de l’auto défense, et le tour sera jouer. Personne n’ira incriminer le respectable vétérinaire de la ville.
Sauf qu’alors qu’il arrive enfin à hauteur de la baie vitrée, s’apprêtant à l’ouvrir pour laisser Sorbonne se jeter sur l’intrus, il remarque une silhouette qui lui est familière. Un type de pyjama hideux bien connu et c’est un sourire qui étire ses lèvres. Un sourire entre amusement et dépit. Une montée d’adrénaline pour rien, parce que cet intrus là n’a rien d’hostile. Il lui a toujours même semblé aussi inoffensif qu’un chiot. Du moins face à la carrure imposante du vétérinaire, mais aussi sa maîtrise du combat à l’arme blanche. Il possède également plusieurs armes à feu, mais bien cachées. Plus taboues.

Venant caresser la tête de son chien, il lui intime de se calmer. « Du calme Sorbonne, c’est cet idiot de Law, shttt calme toi, aller » Dit-il en lui grattant la tête, tandis que l’animal se calme, comprenant qu’il n’y a pas d’agression qui soit. Caïn se tourne alors, allant ranger son couteau pour éviter d’attirer une once de soupçon sur sa personne, alors qu’il retourne ensuite ouvrir la baie vitrée pour sortir dans le jardin et s’approcher de Lawrence. Voilà des années que les deux hommes sont voisins. Des années que Caïn a pu assimiler le comportement, parfois déluré, fantasque ou simplement surprenant, du barman. Aussi, il sait, depuis longtemps maintenant, que ce dernier est sujet aux crises de somnambulisme et ce n’est pas la première fois qu’il atterrit dans son jardin.

Toujours sensibles aux ressentis, Caïn apprécie la caresse de l’herbe fraîche sous ses pieds, l’humidité de la nuit et la fraîcheur de la légère brise agitant les arbres. Il s’immobilise enfin à hauteur de Lawrence qui semble encore en transe, tandis que Sorbonne vient à ses côtés, se frottant dans les jambes du jeune homme. Cognant dans ses mains plusieurs fois, Caïn fait en sorte de le réveiller, prêt à le rassurer. Oui parce que derrière sa folie meurtrière et son étrange collection morbide, Caïn n’est pas un personnage détestable, solitaire ou froid, bien au contraire et c’est bien là que le contraste peut réellement étonner, choquer, si un jour, ses petits secrets venaient à devenirs publics.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar


Messages : 148

ft. : Harry Lloyd


MessageSujet: Re: Du vent dans la nuit (Lawrence)   Lun 11 Juin - 17:36

Il rêvait du grand marché de Camden, comme cela lui arrivait souvent. Et puis le rêve dériva, devint autre chose, incontrôlable comme tous les rêves. Quelque chose contre ses jambes qui venait, dérivait, comme les vagues d'un océan. Le murmure indistinct aussi, familier, qu'il ne reconnaissait pas. On s'en fichait de reconnaître quand on dormait, on s'en fichait.
Cela pouvait être tout le monde, cela pouvait être personne. Un univers entier...
Quand Lawrence ouvrit les yeux, l'océan contre lui devint un grand chien, un chien qui n'était pas le sien mais pas grave, l'homme l'aimait quand même. Les mains encore engourdies, il flatta la tête de Sorbonne, reprenant conscience avec la réalité.
Dans la nuit, Caïn était comme une ombre. Lawrence compris alors que les murmures de son rêve n'avaient rien été d'autres que des claquements de mains.
Comme d'habitude.

”Oh dear...j'ai encore marché?”

Question légèrement rhétorique, car il était pied nu dans l'herbe fraîche, en pyjama. Un joli pyjama d'ailleurs, consistant en un camaïeu plus qu'étrange de couleurs fuschias, du genre qu'un épileptique ayant des poussées de sadisme envers le monde aurait assemblé.
Caïn, quant à lui, était torse nu.

”Vous savez, je peux vous prêter un haut....Ca me fait mal au coeur de vous voir toujours comme cela. Je suis d'accord, le prix des vêtements de nuits a augmenté, mais je peux bien rendre service.”

A l'intérieur de sa maison, un concert de jappements: Mulder et Scully avaient daigné se réveiller pour découvrir Copain-Sorbonne sur la pelouse.... Par contre, pour ce qui était de sauver leur maître d'une de ses crises de somnambulisme, que dalle. Vous parlez de chiens de soutien....

”Hum....Je nous fait une tisane?”

Ce n'était pas la première fois que Caïn se retrouvait là, ce n'était pas la première fois qu'il l'aidait alors même que Lawrence ne prenait pas conscience d'être perdu. A vrai dire, le jeune homme avait fini par donner un double de ses clés au voisin. Certaines nuits, Caïn ne parvenait pas à le réveiller, devait le porter jusqu'à son lit...
Au début, Lawrence s'était réveillé sur le canapé de l'autre homme, expérience dont il ne gardait aucun traumatisme, et puis afin de rendre les choses plus simples, il avait simplement donné son double au plus âgé.
Heureusement, Lawrence ne marchait pas dans son sommeil tous les soirs, loin de là. Lorsque cela arrivait, c'était toujours aux alentours de dates précises, importantes, mais le jeune homme ne gardait la signification que pour lui.
Si Caïn avait noté le calendrier de ces dates, il n'en disait rien, n'en faisait aucune remarque. Pour le moment.
Un peu penaud malgré tout, Lawrence l'invitait souvent à boire aux frais de la princesse quand le vétérinaire s'arrêtait au pub.

”J'ai aussi un reste de tarte si jamais une petite collation de minuit vous intéresse....”

Lui-même ne redormirait pas de sitôt. Quand il marchait, somnambule, cela était pour échapper à ses pensées. Celles si l'avaient attrapées, rattrapées là que Lawrence était réveillé. Et le barman se retrouvait prisonnier de souvenirs qu'il ne pouvait confier à personne, parce que cela était son choix, parce que cela était son deuil.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar


Messages : 95

ft. : Jamie Dornan


MessageSujet: Re: Du vent dans la nuit (Lawrence)   Mar 12 Juin - 7:02

Il s’éveille, finalement, Lawrence, après plusieurs frappements de mains de Caïn. Sourire en coin à l’expression de ce dernier, qui comprend rapidement ce qu’il vient de se passer. « Oui, jusqu’à mon jardin, comme d’habitude » Dit-il détaché, bien qu’amusé par le comportement de son voisin devenu plus qu’une bonne connaissance. Un ami ? Possible, même si le terme d’amitié et d’attachement semble très flou pour Caïn qui a toujours eu du mal avec les relations humaines. Du moins, dans le fond de son âme, puisque les apparences, elles, endorment la méfiance du plus méfiant. Mais il est vrai que Lawrence est une personne qu’il n’a pas envie de tuer, d’ajouter à sa collection. Il le trouve distrayant, il le trouve presque rafraichissant. Un quelque chose, un quelqu’un, qu’il n’a pas envie de voir disparaître, étrangement. Plutôt rassurant pour lui, cela dit.

Venant caler machinalement ses mains dans les poches de son pantalon en tissu, léger, Caïn observe son voisin en attendant de connaître la suite du programme. Être sur qu’il rentre chez lui sans trébucher au milieu des buissons, cela ferait désordre. Nouveau sourire, pourtant, à sa réplique face à son torse nu, affichant sans mal une carrure athlétique et des muscles plutôt dessinés. Sportif, drogué à l’exercice physique. Exutoire de ses longues journées. « C’est comme ça que je suis à l’aise, je n’ai pas besoin d’un haut. À moins que ma partielle nudité te dérange ? Tu veux que j’enlève le bas également ? » Dit-il en arquant un sourcil, entre amusement, taquinerie et véritable question, un fin sourire taquin flottant sur les lèvres. Caïn est joueur, il l’a toujours été et le sera probablement toujours. Il n’est en rien le cliché de froideur qui pourrait être associé à sa sociopathie, bien au contraire. Il a appris à la dompter, à la canaliser et à, ainsi, se fondre dans la masse.

« Volontiers » Dit-il après avoir suivi Lawrence, jusque chez lui, Sorbonne dans les pattes, bien trop heureux de retrouver ses deux voisins et amis chiens. S’avançant dans la familière demeure, à la décoration vétuste, tout autant que l’installation électrique, Caïn observe de lui avec la désinvolture de l’habitude. Ce n’est pas la première fois qu’il se retrouve ici et ce ne sera pas la dernière, certainement. Entre les deux hommes, un étrange amitié a su se former et il ne voit rien à y redire. Pas même alors qu’il se retrouve à plus de minuit, dérangé en plein sommeil, les cheveux courts légèrement en bataille, à moitié nu chez Lawrence. Il a bien remarqué que ces épisodes de somnambulisme arrivent à date régulière, à intervalle régulière, aussi. Il en a noté la fréquence, els détails, mentalement, mais jamais il n’a questionné Lawrence à ce propos. Pas que la chose ne soit pas importante, mais a t-il réellement besoin de connaître le pourquoi du comment ? Ici, il n’est pas dans un numéro de charme, où il pose des questions, s’introduit dans la vie et le quotidien. Avec son voisin, tout est plus léger, moins dans le jeu des apparences et de l’intérêt feint. Plus réaliste, plus neutre, plus franc, finalement. « Tarte à quoi ? Vu le piètre cuisinier que tu es, j’ai tendance à me méfier, il ne manquerait plus que je reparte d’ici malade » Dit-il, entre franchise exacerbé et amusement. Il connaît Lawrence, depuis plusieurs années. Il le connaît bien, du moins, il a appris à le cerner. Ses atouts comme ses faiblesses et la cuisine fait clairement partie de la deuxième catégorie.

Prenant place sur une chaise, attablé à la table de la cuisine il pose ses mains sur le bois sombre du meuble, alors qu’il observe Lawrence s’agiter pour faire chauffer de l’eau et préparer la tisane. Les prunelles azur du vétérinaire détaille alors l’apparence du jeune homme, pour lui faire arquer un sourcil, de perplexité. « Sympa ton pyjama » Lâche t-il, ironique. « Ils font les même pour hommes ? » Renchérit-il, taquin, provoquant et sarcastique, se retenant de rire.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar


Messages : 148

ft. : Harry Lloyd


MessageSujet: Re: Du vent dans la nuit (Lawrence)   Mar 12 Juin - 9:17

Quand on tient un bar, on prend vite l'habitude des menaces du “JE VAIS ME DESHABILLER, OUAIS, JE PROMETS QUE JE VAIS LE FAIRE”. Quand on a grandit à Londres également... Certains pubs, certains quartiers, un peu trop d'alcool, un peu trop de jeunesse dans les veines aussi, comme si d'un coup on était les rois du monde. Ca et puis les bagarres , celles, entre hooligans, entre écoles rivales, entre bandes, il y avait toujours une bonne raison de se battre, de s'arrêter deux secondes pour une guinness et de recommencer.
La question de Caïn ne le dérangea pas outre-mesure. A vrai dire, il était difficile d'être dérangé par quoi que ce soit à minuit passé: au point où on en était, on laissait juste les choses se dérouler.
Abandonnant la distance due au réveil, Lawrence reprit son tutoiement lui aussi.

”Enleve-le, dans ton jardin tu as tous les droits.” D'un geste de la main, il l'invita à mettre sa menace à exécution: Caïn, à poil, qui reconduisait un Lawrence encore un peu endormi chez lui, ce ne serait pas la chose la plus étrange qui soit arrivée dans cette ville. ”Cependant, en bon sujet de l'Empire Britannique, j'exige une tenue absolument correcte chez moi. Ce qui veut dire....”
Le jeune homme ménagea un silence, histoire d'instaurer le suspens. Dans le noir, le sens du rythme semblait toujours venir avec plus de facilité...

”....Ce qui veut dire chapeau obligatoire!”. Un sourire, une boutade, une simple boutade. L'humour anglais, comme qui dirait, ou bien l'humour de Lawrence comme d'autres soupireraient. Frissonnant un peu malgré tout, le jeune homme invita Caïn à le suivre. Sorbonne prit les devant, lui, allant gratter à la porte, porte qui heureusement était la seule chose de solide dans cette baraque vu comment les deux akitas derrière lui rendaient la pareille.
La réflexion sur sa cuisine laissa échapper un rire à Lawrence. Il ne s'en offusquait pas, reconnaissait au moins cette faiblesse. Il y avait eu une rumeur une fois : lorsque Lawrence Merrythistle invitait une jolie jeune femme à déjeuner ce n'était pas pour le plaisir de la séduction, mais pour le luxe d'un repas décent dans la semaine....
Il n'avait plus trop le temps, chercher à séduire, chercher à bien manger. Peu à peu, le pub lui prenait vie et énergie, une bonne chose car c'était cela que Lawrence souhaitait.

”Une tarte achetée en grande surface, je te rassure Pecan Pie, je suis absolument faible face à cela.... je devrais peut-être descendre au Sud un jour, pousser jusqu'à la Louisiane? “ Encore un sourire, encore des rêves qu'il n'écouterait pas.
Si dans le salon, les chiens semblaient vouloir tout détruire en se jetant eux-même la balle -braves bêtes-, la cuisine, elle, était un havre de paix.

”Oh Caïn, je suis sincèrement désolé..... Non, ils ne font pas ce pyjama pour homme, impossible pour toi d'en avoir, tu vois? Parce qu'il est réservé à un bloody gentleman comme moi, pas un roturier.”
Dans la pièce d'à côté, Scully lança un aboiement bref comme pour signaler qu'elle se rangeait à l'avis de son maître. Ou qu'elle allait faire pleurer sa race à Sorbonne qui semblait avoir gardé la baballe pour lui-même. Mulder, dans son infime sagesse, laissait Sorbonne être la victime, pour une fois, et récupérait le panier pour lui seul....

Lawrence apporta les tasses pleines, puis deux assiettes chacune avec une part de tartes, ainsi qu'un siphon de chantilly. Quitte à faire les choses bien.

”Avant que tu ne déclines, tu iras courir tes kilomètres demain donc oui tu peux le permettre....”

Quant à lui-même, l'énergie dépensée au bar semblait le maintenir en forme, de même que le punching ball installé à la cave. Il était loin de la forme et des muscles de Caïn, mais Lawrence n'avait pas à rougir de lui-même malgré tout. Sauf en ce qui concernait son teint pâle un peu trop britannique et face auquel la porcelaine blanche d'une cuvette de toilettes semblait plus sombre que sa peau à lui.
Sur le buffet de la cuisine, comme d'habitude il y avait un cadre, et dans le cadre une photo, et sur cette photo la soeur cadette de Lawrence, dont celui-ci parlait parfois. Les autres photos de famille étaient réservées au mur du salon et aux escaliers....

Brusquement, la lumière électrique vacilla un peu jusqu'à les plonger dans le noir total. Avec la force de l'habitude, Lawrence gratta une allumette contre la table et laissa la flamme prendre sur le bougeoir.

”Dans d'autres maisons, ces pannes là signifieraient qu'une sublime créature hante ma demeure, j'en tomberai fou amoureux et nous aurions une histoire absolument formidable et charnelle, malheureusement ici cela veut juste dire que l'électricien était un sacré pied.... “
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar


Messages : 95

ft. : Jamie Dornan


MessageSujet: Re: Du vent dans la nuit (Lawrence)   Dim 17 Juin - 7:27

« C’est vrai » Réplique t-il lorsque Lawrence précise que dans son jardin, il a tous les droits. Pourtant, Caïn sait conserver une certaine forme de pudeur, bien que cela aille totalement au contraire de sa façon d’être, l’homme étant absolument impudique. Mais il sait que son petit jeu de bienséance, presque d’homme parfait, dépend aussi de sa crédibilité, alors autant rester raisonnable, bien qu’à l’abris des hautes haies de son jardin arrière, il ne risque pas grand chose. « Hmmm ? » Répond-t-il en arquant un sourcil lorsque Lawrence évoque le fait d’être un bon sujet de l’empire britannique. Caïn n’est en rien surpris des excentricités de son voisin, devenu un ami avec le temps. Pourtant, il s’amuse toujours des nouveautés que trouve Lawrence et ce soir ne fait pas exception. Sourire en coin lorsque son interlocuteur évoque le chapeau. « À la limite une casquette des Yankees, mais c’est tout ce que je peux faire » Réplique t-il, un sourire en coin sur le visage et un air provoquant. Il sait pertinemment que Lawrence n’est pas un grand adepte de tout ce folklore américain, encore moins lorsqu’il s’agit du sport, préférant diffuser, dans son pub, les championnats de croquets, plutôt que la NFL, au grand désespoir des habitants du coin. Il a quelques fois fait des exceptions, mais tous savent que le patron du Werewolf, est un personnage atypique qui ne suit aucune règle, créant les siennes et les ajustant à sa culture. C’est là probablement une des choses que Caïn apprécie autant chez lui.  

Installé dans la cuisine, oubliant totalement l’agitement des chiens dans la pièce d’à côté, Caïn s’exprime sur la cuisine peu attractive de Lawrence qui ne peut que reconnaître que son voisin a raison. « Ah, tu me rassures » Dit-il dans un sourire en coin, alors qu’il s’adosse tranquillement au dossier de sa chaise, tendant les jambes pour se mettre dans une position plus à l’aise. L’évocation de la Louisiane n’efface pas son sourire. « C’est plutôt beau, la Louisiane, j’y suis allé une fois pour une conférence médicale. Bon je n’ai pas réellement pu visiter, mais le peu que j’en ai vu était vraiment sympathique » Déclare t-il en se souvenant de cet épisode là, quelques années plus tôt, lorsque sa vie était encore d’une banale normalité. Un couple, un mariage à venir, un futur à construire. Cette fiancée que Lawrence a connue, d’ailleurs, brièvement, même si les deux hommes se sont surtout rapprochés depuis que Caïn est célibataire, donc voilà un peu plus de trois ans maintenant.

Rapidement, l’ambiance devient encore un peu plus légère, lorsque Caïn ose se montrer taquin. Il sait que Lawrence ne s’en offusquera pas et qu’au contraire, il renchérira en son sens, parce que les deux hommes n’en sont pas à leur coup d’essai et que régulièrement, ils en profitent pour se taquiner. Rire qui échappe à Caïn à la réponse de Lawrence, tout à fait à son image. Mais malgré la classe qu’affiche souvent le vétérinaire, il est bien conscient que le véritable gentleman des deux, reste sans nul doute Lawrence et son charme anglais. Le paradoxe l’a toujours amusé. « Je suis très déçu, j’aurais vraiment aimé avoir le même. Je suis sur qu’il t’aide à charmer les femmes de cette ville » Lueur espiègle dans le regard, puisque Caïn sait que l’homme en face de lui est tout aussi célibataire qu’il peut l’être. Seulement quelques aventures chez l’un comme chez l’autre. Caïn ne cherche pas spécialement à se poser, il imagine qu’il verra s’il sent une femme digne de son intérêt, concernant Lawrence il avoue ne pas savoir ce à quoi aspire réellement le jeune homme.

S’apprêtant à décliner la part de tarte, ouvrant la bouche, il la referme aussitôt lorsque le barman ne lui laisse pas le choix quant à ce petit casse-croute nocturne. Pincement de lèvre en voyant la part se dessiner dans une assiette aux motifs floraux désuets. « Je vois, je n’ai pas mon mot à dire. Mais oui j’irais courir demain, de toute façon, tu me connais » Puisque Lawrence a bien enregistré bon nombre d’habitude à Caïn ne s’étonnant même plus, voir le devançant dans ses futures répliques ou excuses. Se saisissant de sa cuillère, Caïn s’apprête à manger un premier morceau de sa part de tarte lorsque la lumière vacille pour s’éteindre complètement, les plongeant dans un noir quasi complet, seulement perturbé par la lumière de la lune, au delà de la fenêtre de la cuisine. Un soupir échappe au vétérinaire. « Depuis le temps que je viens chez toi, oui, je confirme qu’il faut vraiment que tu fasses quelque chose pour cette installation électrique. Je suppose que, comme d’habitude, je vais descendre à la cave remettre les plombs » L’habitude d’être chez Lawrence, d’y vivre presque quarante pourcent de son temps, depuis quelques années. Il la connaît par cœur, cette maison-là. Se levant, il se dirige vers le tiroir de la cuisine contenant une lampe torche, avant de quitter la pièce pour descendre à la cave.

Une fois devant le panneau électrique, il commence à tester chaque disjoncteur un par un, espérant trouver, cette fois-ci, le bon, puisque le responsable de la coupure de courant semble changer à chaque fois. Il en essaye un, puis un autre, mais arrivé au troisième, c’est une violente décharge électrique qui parcoure tout son corps, le faisant littéralement tomber au sol, inconscient, sous la violence du choc. Sa tête heurte légèrement le sol, le laissant allongé sur le dos, la lampe torche à ses côtés, pendant dieu sait combien de temps, avant que Lawrence ne débarque pour le trouver dans cet état.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar


Messages : 148

ft. : Harry Lloyd


MessageSujet: Re: Du vent dans la nuit (Lawrence)   Dim 17 Juin - 8:59

Pendant un instant, il y a entre eux le fantôme d'une femme. Personne n'avait dit son nom, elle l'Absente, elle était là pourtant, Lawrence savait combien il lui serait facile d'imaginer la pression des doigts blancs contre sa nuque, sa façon à elle de le saluer.
Avant.
Irène.
Contrairement à ses fantômes à lui, celui de Caïn est bien vivant. Lawrence ne le dit pas, mais il l'appelle parfois : les anniversaires, la bonne année.... Sagace, enjôleuse, Irène devenait une ombre au fur et à mesure des années. Avant, elle était un danger.
Danger de comprendre, pour lui, son histoire, et peut-être que Lawrence avait craint cela bien plus que Caïn le fait que la jeune femme puisse découvrir sa vérité? Elle était partie à présent, ailleurs. Peut-être avait-elle refait sa vie? Bien que Lawrence ne puisse l'imaginer dans les bras d'un autre homme.
Irène méritait quelqu'un pourtant, le problème étant que les autres, eux, ne la méritait pas.
Pas même Caïn au fond, et l'autre homme le savait, savait sûrement que Lawrence le savait. Ils n'en parlaient jamais, leurs discussions étaient autres toujours. Il le fallait bien...

Mais rien du fantôme-souvenir n'empêcha l'échange entre les deux hommes, les plaisanteries, la simple intimité entre deux amis perdus trop souvent dans une vie de simples connaissances. De connaissances et d'aventures passagères aussi, celles de Lawrence étaient discrètes, on en parlait jamais. Pour beaucoup, le jeune barman devait être asexué, quant aux personnes sachant la vérité, elles se taisaient, simplement...
Un froncement de sourcil agacé -il ne se permettait pas plus, revendiquait une trop bonne éducation pour cela- accueilli l'énième coupure de courant de la semaine, pour lui.
Lawrence ne gaspilla pas le temps de Caïn à dire que l'installation avait déjà été changé plus tôt dans l'année (de toutes manières, Caïn avait dû voir le camion dans son allée), que régulièrement des électriciens venaient...Que Lawrence avait ouvert un compte en banque spécial “coupures de courant” pour dépenser sans taper dans d'autres budget, mais cela n'y changeait rien.
Il parlait de maison hantée par simple plaisanterie, n'y croyait pas. Quelque chose dans le terrain devait perturber les champs magnétiques, on était dans le Nord, dans le Maine, Royaume des forêts. Cela arrivait...
Lawrence ne montra pas à Caïn le chemin de la cave, l'autre le connaissait. Il se contenta de boire une gorgée de tisane en silence, attendant simplement.
Par la fenêtre, le clair de lune. Le jeune homme n'avait pas peur du noir sans qu'il ne sache expliquer pourquoi. Cela lui était venu dans cette maison, une obligation pour survivre, y être à son aise. Néanmoins, Lawrence avait beau faire le fier, si quelqu'un ou quelque chose s'amusait à lui passer du Kate Bush en cet instant précis, le barman se remettrait à craindre les ombres. Beaucoup.

Pour s'occuper, tout en gardant les yeux tournés vers la fenêtre, Lawrence imagina Caïn dans la cave, tentant de s'éclairer au portable pour repérer ce qui n'allait pas dans les fusibles. Là qu'il était seul, grommelait-il entre ses dents? Peut-être. …
La lumière ne revenait toujours pas, Mulder commença à aboyer. Fort.
En haut des escaliers de la cave -aucun des chiens n'avait le droit de descendre- il faisait tout pour attirer l'attention.
Avant d'arriver en Amérique, Lawrence avait souffert d'une grave dépression jusqu'à ce qu'il se décide à changer de vie. A renier beaucoup trop de choses de la première...
Il ne suivait plus aucune session de psychanalyse ici, trouvait un équilibre avec le bar. Le jeune homme pris néanmoins le choix des chiens pour ne pas risquer la rechute. Les animaux étaient formés à répondre aux situations de stress et savaient également reconnaître quand leur maître était face à un danger, notamment un malaise.
Des malaises, Lawrence en avait connu, quand il ne parvenaient pas encore tout à faire à contrôler les souvenirs, que les plus douloureux refaisaient surfaces. Plutôt que les accepter, son cerveau s'amusait alors à faire un black out, provoquant absences et évanouissements.

Il en avait eu quelques uns au tout début, à Castle Rock, depuis quelques années cela se calmait. Peut-être qu'en fait, la maison prenait le relais....
Mulder n'aboyait pas pour rien, aussi Lawrence le félicita d'une caresse et descendit, prenant bien garde à ne pas se rompre le cou dans le noir.
Caïn était là, à terre. Bien....
Réagissant froidement, Lawrence posa deux doigts contre sa jugulaire, lui prenant le pouls. Il y avait un battement, un battement régulier.
Toujours sans céder à la panique -et dans son dos, les yeux des chiens le suivaient, prêts à intervenir si jamais leur maître perdait les pédales-, il tapota la joue de Caïn.

”Debout, Lad, si tu veux dormir ici je te défais le canapé, inutile de camper dans la cave.... Tu émerges, pas de douleurs en respirant? Bien...Allez, passe ton bras là, je te remonte.”

Lourd, musclé, Caïn présentait une silhouette plus imposante que Lawrence. Cela n'empêcha pas l'Anglais de porter son voisin jusqu'au salon pour l'étendre sur le canapé. Rouge -pas en sueur, trop inconvenant encore une fois-, il mit sur la table devant lui la part de tarte et la tasse de tisane, avant d'allumer une bougie.

”Je ferai venir quelqu'un demain.... Reprends des forces.”
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar


Messages : 95

ft. : Jamie Dornan


MessageSujet: Re: Du vent dans la nuit (Lawrence)   Dim 1 Juil - 18:30

C’est sans crier gare que Caïn sombre soudainement dans l’inconscience, dû à vivre décharge de courant. Les dégâts auraient pu être bien plus grave qu’un simple évanouissement, d’ailleurs. Il n’entend pas, d’ailleurs, les chiens qui s’agitent, Sorbonne qui glapit, comprenant bien que son maître a un problème, l’annonçant ainsi clairement à Lawrence qui au bout d’un moment, commence à s’inquiéter et vient voir ce qu’il se passe dans la cave. Trouvant ainsi un Caïn inconscient.

Petit à petit, l’homme émerge, tandis que Lawrence lui tapote la joue, alors qu’il est encore allongé sur le sol dur et froid. Sorbonne vient ensuite lui lécher le visage, pour l’aider à se réveiller un peu plus vite, histoire de s’assurer que son maître va bien. Aidé par Lawrence, Caïn se redresse, grognant, encore groggy, tandis qu’il remonte avec l’aide de son ami, les escaliers jusqu’au canapé où l’anglais le laisse s’affaler, tandis qu’il se remet de ses émotions, le regard un peu vide. Sorbonne s’approche de nouveau, vient réclamer quelques caresses, alors, le vétérinaire se redresse un peu pour lui en donner, tandis que sn regard se pose sur la tasse de tisane, la part de tarte et la bougie offrant une ambiance tamisée. « Oui, il vaut mieux, j’ai pris une sacrée décharge » Bougonne t-il un peu, n’appréciant en rien d’avoir finit inconscient sur le sol de la cave. S’asseyant au bord du canapé, il se saisit de sa tasse pour profiter d’une longue gorgée de tisane brulante, qui lui remet un peu les idées en place. Récupérant ensuite la tarte, il profite d’une bonne bouchée, le sucre lui redonnant rapidement des forces. C’est après avoir mâché un morceau qu’il lève le regard vers Lawrence. « Tu essayes de me séduire avec cette ambiance tamisée ? » Demande-t-il, entre innocence et taquinerie, retrouvant du poil de la bête. « Peut être même que tu m’as fait prendre le jus pour que je n’ai pas la force de rentrer chez moi ? » Renchérit-il, sur un ton neutre, souvent d’un humour pince sans rire.

À dire vrai, Caïn et Lawrence ont toujours eu une amitié régit par des taquineries et des dialogues parfois complètement banals. Des conversations qui ne vont pas toujours profondément, mais une amitié qui leur convient, puisque derrière l’apparente politesse de deux voisins, se cache une véritable confiance. Relative, puisque Caïn ne se voit pas avouer la vérité concernant ses petits meurtres et son goût prononcé pour la souffrance d’autrui. De même que ses aventures sexuelles toujours… Intenses. Oui, disons que Caïn est quelqu’un d’intense et de passionné, de ce côté là. Voilà pourquoi il s’aventure rarement à coucher avec des personnes qu’il connaît, même de vue, la plupart du temps, lorsqu’il s’adonne à une incartade, c’est avec une femme rencontré via une application de rencontre, ou dans une autre ville, dans un bar, en toute discrétion. Il n’est pas homme à se vanter de ses prouesses sexuelles.

Terminant sa part de tarte, Caïn repose l’assiette vide sur la table basse, avant de récupérer sa tasse puis de s’affaler de nouveau en arrière dans le canapé, les jambes légèrement écartées dans une position confortable et masculine. Un soupir lui échappe. « J’ai l’impression que c’est presque devenu une habitude, toi et moi, dans ton salon, à deux heures du matin à boire une tisane » Affirme t-il, évasif, un bref sourire en coin étirant ses lèvres. « Beaucoup trouveraient cela bizarre, tu sais » Renchérit-il, comme pour affirmer que définitivement, leur duo est atypique.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar


Messages : 148

ft. : Harry Lloyd


MessageSujet: Re: Du vent dans la nuit (Lawrence)   Lun 2 Juil - 6:00

Etrangement, l'attitude de Lawrence semblait répondre à celle de Sorbonne : non pas qu'il léchait le visage de Caïn avec sollicitude lui aussi, mais son corps entier était tendu et attentif aux gestes du brun, le visage immobile mais les yeux perçants à observer que tout allait bien maintenant.
Il pouvait s'en passer des choses dans une cave: un tueur en série qui vous retient contre votre gré (on met la lotion daaaans le seau, comme dirait l'autre), une tombe creusée à la va vite, un livre en latin qui attend que vous le déclamiez à voix haute ou bien des plombs récalcitrants prêts à vous filer un coup de jus. Pour Caïn, cela avait été la dernière option, quant à savoir si elle était la moins grave également....
Un fin sourire se dessina sur les lèvres du barman alors que la ligne de ses épaules se détendait quelques peu.
Il secoua la tête, se laissa aller contre le canapé à son tour dans une attitude néanmoins plus rigide que celle du vétérinaire

”Non, la bougie est juste une petite folie, une exubérance. Je compte un peu plus sur la drogue mis dans ta tisane, Dear.” Pince sans rire lui aussi, son humour répondait à celui de son aîné et les frontières étaient alors une chose étrange entre eux.
Lawrence acquiesça : oui, Caïn venait souvent chez lui. Pas tout le temps, chacun des deux hommes possédant une vie distincte, mais il y avait un rituel entre eux, le besoin d'une présence.
Caïn était là quand Lawrence perdait pied, à l'observer un instant, agir ensuite. Au fond de lui-même, le barman savait que ce n'était pas sain, cette façon qu'ils avaient d'interréagir l'un avec l'autre. Il savait également qu'il s'en foutait et que c'était cela qu'il recherchait...
L'humour n'avait rien à voir, les pitreries, tout cela, simplement que...
Que non, il n'avait pas de mots pour forcément décrire. Tant pis, les mots n'étaient pas toujours importants....

”Bah, on me considère déjà comme une étrangeté à moi seul... Et puis ce n'est pas comme si je te tordais le téton comme ceci”Dit-il, joignant le geste à la parole.”Là, ce serait bizarre et à forte pulsion homo-érotique je crois.”

Les yeux de Lawrence étaient vagues à présent, pas de sommeil car celui-ci l'avait déserté, simplement de songes étranges et indistincts.
Il y avait des heures plus solitaires que d'autres dans une nuit, ces mêmes heures qui l'empêchaient de construire quelque chose de concret finalement, qui lui faisait quitter les lits de ses conquêtes avant l'aube simplement parce que c'était mieux comme ça.
Conduire dans la nuit noire pour oublier, la radio à fond dans la voiture, rentrer chez lui et ne pas dormir puisque personne ne viendrait le réveiller, attendre juste.
Quand il restait seul au fond, cela était pareil ou alors il marchait. Il dormait, il marchait mais jamais assez jusqu'à l'oubli quel qu'il soit.
Parce que toujours, Caïn était là, le réveillait avant, cruel.
Pensait-il réellement l'autre homme ainsi, cruel? Oui, se rendit-il compte, cela était un trait de son caractère. Un trait qu'il acceptait car cela lui permettait d'être un ami indispensable pour Lawrence alors.
Un peu rêveur -quand ne l'était-il pas?-, le barman se saisit du bougeoir, l'approcha de son visage et souffla avec douceur sur la flemme pour l'éteindre.
Caïn ne craignait pas les ténèbres, pas plus que Lawrence, cela pouvait paraître étrange pour un oeil extérieur, deux hommes ainsi qui pouvaient se complaire dans l'obscurité l'un avec l'autre, mais....
Mais les choses étaient ainsi, et ni le barman, ni le vétérinaire n'avait besoin de s'expliquer.

”Merci, Caïn, de ne jamais me questionner. Avec toi je n'arriverai pas à mentir....”
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar


Messages : 95

ft. : Jamie Dornan


MessageSujet: Re: Du vent dans la nuit (Lawrence)   Lun 2 Juil - 8:27

Un rire s’échappe de la gorge de Caïn lorsque Lawrence lui répond du même ton, du même humour pince sans rire, qui les lie tous les deux. Une réponse comme il sait si bien en faire, ave son flegme anglais que Caïn a toujours admiré. Un quelque chose qui le lie à son voisin, contrairement au reste de la ville. Peut être parce que Lawrence est différent. Il n’est pas d’ici, sa mentalité n’est pas formatée à l’image fermée du coin. Un nouveau souffle, des attitudes différentes et une espèce de bulle étrange à eux seuls. Oui parce que finalement, l’un à trouvé en l’autre un allié, et vice versa. Quelques non dits demeurent, mais la confiance mutuelle qu’ils placent en chacun d’eux, prend le pas sur le reste. « J’aime bien tes exubérances » Lâche simplement Caïn en prenant une nouvelle gorgée de tisane. Il ne se méfie pas, ne songe jamais que ce genre de petite blague est sérieuse, quand bien même, il ne s’inquiète pas de Lawrence, il a plus tendance à s’inquiéter de lui même, avant de songer aux autres. Bien conscient de ses pulsions malsaines, sanglantes, voir les deux.

Affalé dans le canapé, s’abreuvant d’une nouvelle gorgée de tisane après sa constatation, Caïn tourne légèrement le visage vers Lawrence lorsque ce dernier exprime être une étrangeté. Mais alors que le vétérinaire s’apprête à répondre, son voisin lui tord le téton pour prouver un point et Caïn se tortille légèrement pour fuir cette désagréable poigne. Pas totalement désagréable, mais disons surprenante. « En sommes-nous réellement à une bizarrerie près ? » Demande-t-il, question rhétorique, finalement, puisqu’il sourit juste après. Un sourire en coin, un sourire un peu pervers, oui.

Il termine sa tisane lorsque Lawrence vient souffler la bougie, pour les plonger dans le noir, seulement brisé par une légère lumière de la lune, au travers des rideaux ouverts de la large fenêtre du salon. Caïn pose la tasse vide sur la table basse, avant de s’affaler de nouveau dans le canapé. Les chiens ne semblent avoir que fi du manque soudain de lumière, bien trop occupés à jouer dans un coin, dormant dans un autre. Sages, toujours, tant que leurs maîtres vont bien. L’atmosphère devient différente soudain, alors que cette-fois, il y a tout pour qualifier cette situation d’étrange. Une incartade qui en mettrait plus d’un mal à l’aise. « J’aime la nuit et son côté mystique » Souligne simplement Caïn en fixant l’extérieur, au delà des carreaux de la fenêtre, dans un instant de silence. Un silence qui les englobe de nouveau, tous les deux, jusqu’à ce que Lawrence le brise de nouveau.
Tournant le regard vers le jeune homme, la main de Caïn glisse jusqu’à son genou, remonte le long de sa cuisse pour s’immobiliser au milieu de cette dernière. « Souhaites-tu que je reste ? » Une simple question, qui pourtant, dans d’autres situation, pourrait être bougrement ambiguë, mais Lawrence et Caïn ne font pas dans les ambiguïté gênantes, tout est toujours franc, jamais caché. Voilà pourquoi Caïn se permet, puisqu’il se permet toujours, avec lui. Son pouce caresse le tissu couvrant la peau de Lawrence, alors qu’il l’observe, dans la nuit, tourner le visage vers lui. « Tu n’as pas besoin de me mentir… » Non, jamais, la vérité régit leurs échanges, bien que la part d’ombre de Caïn soit encore cachée, mais jusqu’à quand ? Si un jour il doit avouer réellement celui qu’il est, derrière la facette polie et avenante, ce sera à Lawrence qu’il la révèlera en premier. La seule personne qui ne le fuira jamais. Du moins, c’est ce qu’il a toujours présumé.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar


Messages : 148

ft. : Harry Lloyd


MessageSujet: Re: Du vent dans la nuit (Lawrence)   Lun 2 Juil - 9:52

Lawrence savait reconnaître quelque chose du chasseur, en Caïn, et le jeune homme se demandait parfois s'il ne devait pas implorer son ami de traquer une chose par trop étrange là, au fond de lui.
De la lui arracher entière, mais on arrachait pas sans conséquences, jamais.
Quand les larmes, elles, ne servaient à rien....
Sa propre main se posa sur celle de l'autre, ils avaient besoin de contact, tous les deux, dieu oui qu'ils en avaient besoin.
Pour des choses impies ou non, qu'importe?
Il n'y eut aucun bruit alors que Lawrence se penchait un peu, aucun souffle d'air, pas le moindre craquement du meuble sous leurs poids à tous les deux.
Juste la lumière de la lune qui changeait alors qu'un nuage s'amusait à la voiler. Comme Lawrence, les nuages aimaient à s'amuser de rien....
Et les lèvres du jeune homme contre l'oreille de son ami. Certaines choses ne pouvaient se dire que dans le noir, sinon on y survivait pas, hors survivre, Lawrence y tenait.
La main de Caïn glissait contre sa jambe, suivant le mouvement des muscles du plus jeune, et sa main à lui était toujours posée dessus aussi, n'appuyait pas, attendait, patientait.

”Cela dépend, Caïn, si tu restes, seras tu un danger pour moi?” Une question dangereuse, une question dans un soupir, un soupir sans bruit aucun, car entre les mots Lawrence était silence. Il savait reconnaître le danger, parfois les yeux de Caïn en possédaient la couleur et quand cela arrivait, Lawrence savait qu'il fallait se retirer alors.
Que le jour suivant, son ami serait de nouveau son ami. Quand il avait embrassé Irène, la seule et unique fois, il y avait eu le parfum de la jeune femme, son goût à elle aussi, celui d'un sacre de printemps, d'une cérémonie tambours battants.
Et puis une amertume autre aussi, entre ses lèvres, entre ses dents, le goût du sang un peu, Lawrence avait cru s'être mordu par mégarde avant d'y reconnaître que cela était Caïn, cette nuance entre eux soudain, se mêlant à leur baiser. Son ombre et sa menace...
Du bout des yeux, Irène avait acquiescé : oui c'est lui, oui il est là, en moi, en toi aussi bien avant que je ne t'embrasse.
Et Lawrence savait que cela était vrai.
Il ne voulait pas sentir le goût du sang, pas ce soir, pas en s'endormant -dormirait-il encore cette nuit?-. Etrange, il n'y avait pas eu de sang pour sa famille, juste le gaz....

”Restes avec moi, s'il te plait...”

Parce que Caïn le lui demandait quand même, parce que Lawrence n'avait jamais su lui dire non. Il soupira, relâchant toute la tension de son corps soudain. Dans le ciel, la lune restait cachée, et pourquoi y prêter attention?

”Je..devrais juste appeler ma famille un peu. Je ne les ai pas eu depuis un moment, ça me calmera et ils verront que je vais bien. Il ne doit pas encore être trop tard chez moi...”

Il était trop tard, ils étaient déjà tous morts.
Il était toujours trop tard...
Son portable était sur la table basse, devant Caïn, et Lawrence avait peur de tendre le bras, de le saisir.
De voir Caïn réagir, peu importe le danger qu'il représentait, que Lawrence ne savait pas définir.
Il avait peur, quand bien même la présence de l'autre le réconfortait tout à la fois. Il était heureux d'avoir son ami, oui, et en même temps Lawrence sentait sa propre détresse, un instinct de survie étrange pour lui dicter: quelqu'un doit savoir où tu es, avec qui tu es.
Mais il n'y avait que les morts
Et puis une autre peur, celle de choses déjà passées, pas de choses qui arriveraient.
Alors, Lawrence se permit un sourire, là, dans l'obscurité.

”Qu'est-ce qui va arriver, sois honnête...?”
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar


Messages : 95

ft. : Jamie Dornan


MessageSujet: Re: Du vent dans la nuit (Lawrence)   Mer 25 Juil - 6:36

Est-il un danger ? Un danger pour Lawrence, non. Un danger pour d’autres, oui. Un danger pour lui même, aussi. Face à ses pulsions sanglantes qu’il n’arrive pas à contrôler. Espacée, plus rare depuis quelques temps, mais bien présente. Prudent, pour ne jamais se faire attraper, se faire percer à jour, mais pas moins coupable. Coupable de bien des horreurs, que personne n’est susceptible d’imaginer. Pas même Lawrence dont il caresse la cuisse. Lui dont il s’approche à son tour pour murmurer contre son visage « Je ne suis jamais un danger pour toi » Une vérité, une évidence qu’il énonce, parce que pour lui, il ne veut pas être un danger pour son voisin. La seule personne dont il est resté aussi incroyablement proche. Pas dans les étreintes comme avec son assistante ou quelques aventures de passage, une connexion plus forte. Lawrence, il lui fait confiance, même si, alors qu’il imagine que si le jeune homme découvrait un jour son terrible secret, il n’en dirait mot, il ne peut s’empêcher d’avoir une légère inquiétude. Le choc, la surprise, l’horreur. Caïn lui même, malgré son sens de l’analyse, ne peut prévoir la réaction qu’aura Lawrence, si un jour il apprend qui il est vraiment. Ce dont il est capable, loin de la douceur de sa main remontant le long de la cuisse du jeune homme. Un geste paradoxalement doux, pour des mains habitués à bien des horreurs, lorsqu’il s’agit de s’attarder sur un corps. Pas seulement, mais disons que cela fait partie de lui. Des mains qui soignent les bêtes, qui aiment les corps, qui caressent les peaux, mais qui les découpent, aussi.

Leurs regards se croisent, de nouveau. Enveloppés seulement par la faible lueur de la lune, il y a pourtant un scintillement dans leurs prunelles, lorsque Lawrence demande à Caïn de rester. Ce dernier acquiesce d’un signe de tête. « Bien sur » Sa main reste sur la cuisse de son voisin alors qu’un instant de flottement s’installe entre eux. Le silence. Les seuls bruits des chiens jouant et se chamaillant un peu avant de se caler pour dormir, les uns contre les autres, toujours attentifs cependant. Prêt à défendre leurs maîtres. L’atmosphère s’apaise et sous ses doigts, Caïn peut sentir les muscles de Lawrence se relâcher. Pourtant, il presse sa cuisse lorsqu’il évoque le fait d’appeler sa famille. Famille dont Caïn ne connait pourtant pas la vérité, bien qu’il soupçonne quelque chose d’anormal, de tragique, sans savoir quoi. « Il est tard » Souligne t-il d’un ton placide, neutre. « Tu feras ça demain » Comme une directive, un ordre déguisé. Une voix douce, tombant de quelques octaves, mais une fermeté allant de pair. Alors le jeune homme ne bouge pas, ne se penche pas pour saisir son téléphone.

Son pouce caresse toujours le tissu du pantalon de Lawrence, alors que ce dernier, un sourire sur les lèvres, brisent de nouveau le silence. Il y a ce flirt, présent entre eux, ce petit quelque chose qui peu à peu s’immisce, mais reste encore éludé. Pourtant, une certaine tension, qu’ils cultivent souvent sans s’en rendre compte. « Il peut arriver pleins de choses… » Avoue t-il simplement, restant évasif, alors que sa main remonte un peu plus haut, doucement. « Que veux-tu qu’il se passe, est peut être la véritable question » Renchérit-il, toujours aussi évasif, fixant le regard de Lawrence du sien. Il peut sentir une forme d’envie éveiller ses sens. Une envie que tous les deux cultivent, par ces simples questions innocentes sans l’être complètement. Il peut sentir presque une forme d’érotisme, s’immiscer doucement. Il y a les non dits, les regards, les gestes, sans en parler, jamais. Sans les souligner, non plus. Pourtant, ils n’en restent pas moins présent, là, dans l’obscurité, avec la lune comme témoin.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar


Messages : 148

ft. : Harry Lloyd


MessageSujet: Re: Du vent dans la nuit (Lawrence)   Mer 25 Juil - 13:21

Pour quelqu'un détestant son pyjama, Caïn s'accrochait beaucoup au tissu. Non pas que Lawrence s'en plaignait, car la poigne de l'autre était rassurante, néanmoins un trou dans le tissu le chagrinerait.
Pas autant qu'une sonnerie de téléphone retentissant dans le vide bien sûr, encore dans le vide, toujours dans le vide... Mais le téléphone n'était pas à son oreille, aucun appel ne se passait. La présence de Caïn l'en empêchait et, d'une certaine manière, en lui demandant de rester, c'était cela que Lawrence attendait de lui.
Quant à ce contact entre eux... Il y avait tujours eu cette forme de jeu. L'un comme l'autre grands séducteurs, peut-être se testaient-ils dans les yeux de l'autre ? D'eux deux, Lawrence savait que Caïn était le vainqueur.
De quoi ? Cela restait à définir. Là où le barman se contentait d'une réputation de Don Juan sympathique, le vétérinaire possédait quelque chose de bien plus ambigu.
Il pencha un peu la tête sur le côté, rêveur presque, quelques mèches brunes lui balayant le visage. Que voulait-il qu'il se passe ? Le jeune homme eut un sourire :  « Quelque chose... ».
Et quelque chose arriva : contre la fenêtre du salon, un choc sourd, la nuit donnant l'impression de le faire se répercuter avec encore plus de violence entre les murs.
Une fissure séparait le carreau en deux désormais. Il faisait cependant trop sombre pour y voir quelques gouttelettes de sang.

Lawrence se leva, rejoignant la fenêtre pour l'ouvrir. Par terre, dans l'herbe, une forme sombre. Le cadavre d'un oiseau, la pauvre bête s'étant brisée la nuque sous l'impact.

 « Il faudrait le ramasser..... »

Il faudrait, mais Lawrence ne bougeait pas. Finalement, le jeune homme préféra se tourner vers les escaliers.

 « Je m'en occuperai demain....je vais te préparer la chambre d'amis, tu y seras mieux. »

De sa propre chambre entrouverte, Lawrence pourrait voir la porte de celle de Caïn aussi. C'était une sensation bien, dormir dans VOTRE maison avec quelqu'un d'autre dedans, quelqu'un faisant parti de votre univers assez pour en briser la solitude.
C'était ce qui se passerait ce soir.
Il tourna la tête vers Caïn, un peu, rien qu'un peu et, dans un sourire, lui fit un léger clin d'oeil presque imperceptible.

 « Et puis, les fantômes de la maison t'aiment bien....ils savent que c'est toi qui vient quand les plombs sautent. »

Une simple blague pour avouer également que Lawrence l'aimait bien lui aussi, tenait le coup grâce à lui depuis presque huit ans déjà.
Huit ans de non deuil....

 « Merci pour ce soir »

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar


Messages : 95

ft. : Jamie Dornan


MessageSujet: Re: Du vent dans la nuit (Lawrence)   Jeu 26 Juil - 13:56

Il y a cette tension soudaine. Mais pas une mauvaise tension, plutôt une tension électrique, une tension sexuelle. Un flottement d’attirance et de flirt dans l’air. Léger, toujours, presque délicat, et pourtant bien présent. Un jeu, derrière une amitié qui semble indestructible. Derrière une complicité développée avec les années, une confiance, même, pour l’un comme pour l’autre. Les paroles restent évasives, les gestes les rapprochent, jusqu’à ce que leurs visages se retrouvent proches. Très proches. Beaucoup trop proches. Il y a leurs lèvres qui s’attirent, dangereusement, cette menace d’un baiser. Pourtant, tout le désir du moment se brise en un instant, dés lors qu’un oiseau heurte violemment la fenêtre, fissurant un carreau. Léger sursaut de surprise qui les poussent à s’éloigner l’un de l’autre, la main de Caïn délaissant même la cuisse de Lawrence avant que ce dernier ne se lève pour aller voir. La lueur de la lune lui explicite ce qu’il s’est passé, mais aussi que la pauvre bête est morte sur le coup.

Caïn se redresse à son tour, reprenant ses esprits, chassant toute trace d’attirance pour retrouver son sérieux. « Ça peut attendre » Déclare t-il simplement lorsque Lawrence évoque qu’il faut aller ramasser la pauvre bête. Ce dernier renchérit donc quant au fait qu’il fera ça demain. « Merci, je te suis » Affirme simplement Caïn en grimpant les escaliers à la suite du jeune homme jusqu’à parvenir dans la chambre où là aussi, la lumière de la lune baigne la pièce dans une atmosphère presque mystique. Paisible, pourtant. Le silence et l’odeur de lavande de la lessive qu’utilise Lawrence. Une senteur de l’europe.
Il aide le brun à retirer le couvre lit, à mettre les oreillers en place et préparer un peu l’espace pour la nuit. Il y a ce silence, qui les bercent, toujours. Jusqu’à ce que Lawrence s’apprête à quitter la chambre, de dos, tournant légèrement le visage vers Caïn qui contourne le lit pour s’approcher de lui. Pieds nus, seul le plancher craque légèrement sous la force de ses pas. « Ils m’ont adopté » Dit-il dans un sourire en coin. Un sourire amusé. Il n’est pas superstitieux, n’a pas peur des fantômes ou des légendes locales, mais s’amuse du mysticisme que Lawrence développe autour de sa main.

Alors qu’il le remercie et que l’atmosphère vient plus complice, plus douce aussi, Caïn s’approche encore, se glisse dans le dos de Lawrence. Il y a ses mains qui se posent un instant sur sa taille, ses lèvres qui se rapprochent de l’oreille du jeune homme pour juste y murmurer « Bonne nuit… ». Ses lèvres qui se déplacent ensuite, descendent, frôle la peau albâtre de son cou, avant qu’il ne délaisse sa silhouette pour reculer ensuite, les prunelles brillantes, un léger air provoquant et charmeur sur le visage. Joueur, certainement. Il se tourne alors, retirant son pantalon de pyjama pour afficher sans gêne une nudité affirmée, dissimulée par la nuit, impudique qu’il est alors qu’il ouvre les draps du lit, prêt à s’y glisser, tournant légèrement la tête vers l’arrière accordant à Lawrence un regard, savoir s’il va partir ainsi, clôturer le jeu et les tensions attisées, ou au contraire y plonger totalement.

[...] RP Clos
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: Du vent dans la nuit (Lawrence)   

Revenir en haut Aller en bas
 

Du vent dans la nuit (Lawrence)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Une mélodie dans la nuit [LIBRE]
» « L'hiver s'installe doucement dans la nuit, la neige est reine, à son tour. » - Panthère des Neiges.
» Une ombre dans la nuit [ Ne pas répondre, merci. ]
» Un carosse dans la nuit [PV]
» Dans la nuit noire (Pollo)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
-