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 can you hear that? - Silas&Nova

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ft. : Alicia Vikander


MessageSujet: can you hear that? - Silas&Nova   Mer 13 Juin - 21:02

Can you hear that? - what's this ?
Un bol de céréale dans une main, téléphone portable dans l'autre et la cuillère dans la bouche, la jeune femme prit la direction du canapé, destination final pour manger une collation du soir improvisé. Elle s'écrasa sans grâce, vêtue d'un t-shirt noir et d'un mini short gris. Dans ses pieds, une paire de chaussettes en laine, qui glissait parfois contre le plancher. Instagram demeurait un incontournable pour les amateurs de la photo comme elle. Oh elle voudrait bien se qualifier de professionnelle, mais elle n'était pas encore assez connu pour cela. Effectuant un like à l'aide de son pouce, elle reposa le téléphone contre la table basse, récupérant plutôt la cuillère pour s’empiffrer de ses céréales au chocolat. Sa colocataire travaillait de soir, ce qu faisait en sorte qu'elle était seule à l'appartement. Rien d’inquiétant, elle aimait son indépendance et sa facilité à s'adapter à la solitude sans que cela soit un problème. La bouche pleine, elle observa plutôt l'écran de son ordinateur, alors que ses photos venaient tout juste d'être transférés sur son disque dur. Parfait, elle pourrait les consulter sur un grand écran. D'un clique, elle ouvrit le ficher, observant la liste des clichés qu'elle avait prise. Hum. Il y avait vraiment de tout, allant du paysage, aux visages, aux animaux et... là. Ouvrant grand les yeux, elle fixa la photo du chat mort qu'elle avait trouvé dans un fossé près du South Side. Dégoûtant. On voyait presque ses tripes ressortir de son abdomen. Grimaçant au passage, elle termina de manger, reposant rapidement le bol contre la table. Elle observa ensuite les photos prise tout autour, au cas où un indice lui aurait échappé. Un peu de sang ici et là, mais sinon rien. Elle n'était pas flic, mais l'observation était dans ses cordes. Le pauvre chat, elle espérait que personne n'était en train de pleurer sa mort. C'était trop horrible de vivre la perte d'un animal, elle préférait donc ne pas l'imaginer.

Un bruit étrange attira tout à coup son attention. Par réflexe, elle tourna la tête en direction du mur qu'elle partageait avec ses deux charmants voisins. Roulant des yeux, elle soupira avant de reporter son attention sur son écran. Ils devaient sûrement être en train de déconner. Ah les mecs. Aussi mature qu'un petit de maternelle. Bref. Deux minutes plus tard, un son de miaulement la fit sursauter. Cette fois-ci, ça venait de sa porte, comme si quelqu'un venait de brusquement mettre le pied sur un chat. La tête relevée, elle fixa un point imaginaire en essayant de tendre son oreille. Celle qui était encore valide en tout cas, la gauche dans son cas. Insatisfaite, elle posa ses choses contre le canapé avant de se relever. À pas de loup, elle glissa ses pieds jusqu'à la porte de l'appartement. Très lentement, elle ouvrit la porte, d'abord juste un peu, puis assez pour y sortir que la tête. Le couloir semblait tranquille, trop tranquille. Clignant des yeux un instant, elle hésita à sortir. Le tueur de chat était peut-être dans le coin, qui sait. Peut-être vivait-il ici. Une seconde tête curieuse attira soudainement son attention vers la porte voisine. « Mais qu'est-ce que tu fais ? » Une question chuchotée un peu agressivement, comme si quelqu'un d'autre pouvait écouter la conversation. On ne sait jamais. Reconnaissant la gueule du voisin, celui sans la grosse barbe et l'air bête qui venait avec. Lui plutôt sympa quoi. Silas, de son prénom. Sisi de son surnom, parce qu'elle en avait décidé ainsi sans prendre le temps de le consulter. « Tu as entendu un bruit de chat toi aussi ? C'était vraiment bizarre... » Le cou un peu endolori, elle se risqua à poser un orteil dehors, la porte toujours dans sa main pour la refermer rapidement au besoin. C'était peut-être qu'un chat qui se chamaillait avec un autre de son espèce. Qui sait. « Va voir ! » Oui, voilà qui lui semblait plus sécuritaire. L'homme de la situation allait lui-même courir le risque. Pas elle. Lui faisant signe de la tête, elle attendit qu'il se risque à arpenter le couloir sous sa supervision. Elle pouvait toujours servir de guetteur pour participer un minimum à cette enquête de bruit.
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ft. : dylan o'brien


MessageSujet: Re: can you hear that? - Silas&Nova   Jeu 14 Juin - 15:06

Can you hear that ?

Silas Hayes & Nova Larsson

Il tourne entre les draps froids, s’emmêle dans le tissu légèrement rêche et finit par se laisser rouler sur le dos. Là, le regard rivé sur le plafond à la couleur crème, il ne peut retenir le soupir qui vient franchir la barrière sèche de ses lèvres. Ce soir encore, Morphée ne semble pas disposé à l’aider et le pays des songes continue de se dérober, un peu plus chaque nuit, devant lui.
Cerveau qui tente désespérément d’assimiler les récents évènements sans disjoncter et c’est une tâche plus difficile qu’il n’y paraît pour un gars comme lui. De son acabit. Lorsqu’il ferme les paupières, il revoit encore ce corps à l’orée des bois. Ce corps et puis ceux de ses malheureux animaux, charcutés puis abandonnés sur la chaussée comme de vieux déchets. Horrifique vision qui fait pourtant remonter les souvenirs de Mandy, cette magnifique Border Collie qui avait été son amie durant toutes ces années avant que le temps ne finisse par l’emporter. Un souvenir qui lui arrache un frisson de dégoût et d’incompréhension à l’idée de ce taré qui rôde dans leurs quartiers afin d’étriper ces pauvres bêtes sans que personne ne l’arrête.
Secouant la tête pour chasser ces désagréables pensées, il finit par se redresser et attrape un tee-shirt qu’il enfile rapidement. Les joies de la colocation qui l’empêche de se promener impunément et à moitié dénudé. En réalité, Jakob n’a pas énoncé de réelles règles concernant la tenue vestimentaire à adopter mais Silas est plutôt pudique quand il s’agit d’envahir l’intimité d’un mec qu’il ne connaît que depuis une semaine.
Il enfile donc un vieux bas de survêtement dont l’odeur lui paraît encore convenable avant de s’aventurer au salon, les cheveux en bataille et les yeux cerclés de cernes violacés. Pour sûr qu’il doit être présentable…
La salle de séjour est cependant vide de tout occupant et il hausse un sourcil se voulant soulagé avant de s’écrouler sur le canapé positionné devant la télé. Là, il se saisit de la télécommande et commence à zapper, désireux de trouver un programme un peu plus léger que les affres du monde politicien ou les émissions nocturnes réservées à un public perverti. Pas qu’il soit contre la pornographie. Seulement, il préfère éviter d’en regarder dans la pièce commune où son colocataire peut débarquer dès que le cœur lui en dit.

Il est affalé devant une émission de téléréalité qui empeste le réchauffé quand il l’entend. Le miaulement qui déchire le silence tout juste perturbé par les sons émanant de la télévision. Bruit caractéristique d’un chat qui semble provenir du couloir normalement désert à cette heure si avancée de la soirée. Il se redresse donc sur son séant et plisse les yeux, attentif. Avec tout ce qui se trame en ce moment dans leur petite ville, il a les nerfs à vif.
Lentement, ses pieds viennent se poser sur le parquet et il se lève, attrapant au passage le plaid qui traîne dans un coin. Il pose la chose sur ses épaules et scrute la porte d’entrée, intrigué. Il ignorait que leurs voisines de paliers possédaient l’une de ces boules de poils et, avec le psychopathe qui sévit depuis quelques nuits, il n’est pas forcément rassuré pour celle-ci.
Impression qui se confirme alors que des bruits de pas se font entendre et, prenant son courage à deux mains, il s’avance jusqu’à tourner la poignée, passant la tête dans l’entrebâillement. Le cœur tambourinant violemment dans sa cage thoracique, il guette le moindre mouvement suspect. Personne et, pourtant, il ne se sent pas rassuré pour autant.
« Y a quelqu’un… ? »
Faible voix qui s’élève et dont il tente vainement de faire taire les tremblements. Silas, ce n’est pas un héros. Pas l’un de ces braves gars aux gros bras, ça non. C’est juste un petit avocat qui tente de faire la différence, qui désire ramener un peu de justice en ce monde qui ne semble plus tourner très rond. Un intellectuel en soit avec tout juste la peau sur les os. Pas de quoi affronter un meurtrier.
C’est la question qui vient siffler à ses tympans qui le fait soudainement sursauter et il trébuche en manquant de s’étaler au sol, se retenant de justesse à la porte qui vint émettre un sinistre grincement. Heureusement pour lui, ce n’est que Nova, l’une des voisines qui semble aussi inquiète que lui.
« Ouais… Mais je ne vois pas grand-chose… » marmonne-t-il tout bas en acquiesçant, tout de même content de ne pas être seul dans cette galère.
Soulagement qui s’éclipse aussitôt quand celle-ci le pousse à sortir pour aller vérifier. Ses sourcils se froncent et il ravale soudainement une réplique bien sentie. Il n’a aucune envie de mettre un pied hors de son appartement et il la verrait bien y aller, juste pour rigoler un peu. Pourtant, il ne peut se dégonfler. Pas alors que la jeune femme le dévisage avec insistance et qu’il se doit d’être un homme. Rôle endossé depuis des siècles par ses ancêtres du même sexe. C’est dans ce genre de situations qu’il aimerait bien avoir une paire de nichons.

« Ça va, ça va ! Je vais y aller ! » affirme-t-il avec véhémence sans pour autant oser hausser la voix.
Dans un mouvement d’une lenteur exagérée, il se glisse dans le couloir plongé dans l’obscurité et attrape son téléphone portable qu’il serre dans la paume de sa main. Pas question d’allumer la lumière au risque de se faire repérer, il avance donc à tâtons sur les quelques mètres qui le sépare de la porte voisine. Là, il hésite quelques secondes avant de hausser les épaules pour empoigner vivement les doigts de Nova, la tirant hors de son antre.
« Pas question que tu restes là… Si je dois me faire étriper, je veux un témoin oculaire près à épingler mon meurtrier… » lâche-t-il dans un murmure, avançant à nouveau. « Tu vois quelque chose, toi ? Si ça se trouve… ça venait de dehors… »
Il comprend instantanément qu’il lui faudra sortir pour vérifier ses dires, lui qui n’est même pas fichu d’atteindre la cage d’escalier sans tressauter au moindre bruit suspect et il soupire avant de se pincer l’arête du nez. S’il doit risquer sa peau pour sauver celle d’un chaton alors soit mais il ne le fera pas sans Nova bien derrière lui, prête à appeler Logan et le reste de la police.
« T’en dis quoi… ? »
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ft. : Alicia Vikander


MessageSujet: Re: can you hear that? - Silas&Nova   Sam 16 Juin - 21:41

Can you hear that? - what's this ?
Par réflexe, elle glissa une main contre sa fesse droite pour vérifier si son téléphone portable était toujours bien glissé dans la poche arrière de son short. Elle sentit rapidement sa forme entre ses doigts, ce qui la rassura sur le moment. En cas de besoin, elle pourrait composer le numéro d'urgence pour signaler le tueur de chat ou autre chose dont elle ignorait encore la source. Un simple bruit ne suffisait pas à prouver que quelque chose clochait dans le couloir du logement. Mis à part le voisin qui était lui aussi sur le pied de la porte, il n'y avait personne d'autres de présent. Le genre d'ambiance que l'on retrouvait facilement dans les films d'horreur. L’inquiétude d'un bruit soudain, s’aventurer vers le risque et finalement, tomber entre les griffes d'un être mal attentionné. Un cas classique. Nova voulait se la jouer plus maligne que ça, voyons. Ce pourquoi elle proposa gentiment au voisin de se risquer lui à aller voir ce qu'il se tramait dans le coin. À lui seul, il aurait sans aucun doute le courage typique du mâle, non ? Il se ferait donc un plaisir d'être celui qui prend les devants et tente de sauver la situation. Et justement, pour confirmer le fond de sa pensée, Silas accepta tel un leader naturel. La brunette guetta le moindre de ses gestes, prête à reculer dans sa propre taverne qui lui semblerait bien sécuritaire une fois la porte proprement verrouillée. Après tout, elle ne cachait pas de chat ici, donc aucune chance pour qu'un tueur de félin débarque chez elle sans prévenir. Elle ne craignait sans doute rien, mis à part être victime de son imagination débordante. Au moment où Silas arriva à sa hauteur, elle sentit ses doigts s'emparer des siens, dans un geste inattendu. Prise par surprise, elle ne réagit pas immédiatement, soumise à ce kidnapping improvisé. Du haut de ses chaussettes de laine, la Suédoise relâcha un mauvais mot dans sa langue natale, avant de réagir de façon à se faire comprendre. « Un témoin oculaire, sérieusement ? » Elle souffla un coup, sans pour autant se dérober. Elle préférait encore rester près de lui au cas où. Ouvrant bien grand les yeux, elle observa la moindre parcelle d'obscurité, incapable de discerner quoi que ce soit de pertinent. « Je ne vois rien, va falloir aller plus loin que ça... » Ce simple corridor ne représentait pas un très grand terrain à couvrir. Ils auraient rapidement fait le tour. Fatalement, l'escalier se rapprochait de plus en plus, ne leur laissant pas beaucoup d'autres choix.

Mordillant nerveusement le bas de sa lèvre, elle inspira un bon coup dans un appel au calme. « J'en dis qu'il faut continuer... » Pas de retour possible par la suite. Cet escalier, c'était comme franchir une étape de plus. Récupérant son téléphone portable dans sa main libre, elle s'assura qu'il fonctionnait adéquatement. Ce n'était pas tellement le moment de manquer de batterie. Heureusement pour elle, tout semblait encore opérationnel. Se voulant rassurante, elle resserra sa prise entre les doigts de son voisin. « À nous deux ça risque rien, alors on va descendre voir ce qui se passe plus bas et voir ensuite où ça nous mène » Très doucement, elle posa un premier pied sur la marche, avant d’enchaîner avec l'autre. Dans un silence mutuel, ils avancèrent avec mille et une précaution, l'oreille bien tendue. Un deuxième craquement se fit entendre plus bas et Nova freina sa progression dans l'escalier en retenant son souffle. Quelqu'un arpentait l'entrée du bloc appartement ! Tournant la tête vers son voisin, elle chuchota près de son oreille pour éviter de se faire attendre. « Quelqu'un est en bas... » Et aucun d'eux n'avait de quoi se défendre en cas d'attaque. Pas d'arme, ni même d'objet qui pourrait servir au besoin. Juste une paire de pied nues d'un bord et une paire de pied en chaussette de l'autre. Très utile. On pouvait constater qu'ils avaient de l'équipement de qualité quoi. Bref. Un second bruit leur annonça ensuite que la porte d'entrée menant à l'extérieur se refermait lentement. C'était déjà un bon début si la voie était libre. D'un geste de la tête, elle tenta de faire signe à Silas pour poursuivre la descende de l'escalier. S'il n'y avait plus rien à signaler, ils pouvaient désormais inspecter le bas de l'étage sans crainte. S'éclairant avec l'écran de son téléphone, la brunette relâcha les doigts de son compagnon d'aventure une fois l'escalier terminé. Par habitude, sans un geste rassurant pour elle, Nova prit une photo de l'ensemble du corridor et du halle d'entrée. Il n'y avait pas un chat ici, ce qui n'expliquait toujours pas le miaulement de détresse qu'elle avait réussi à capter depuis son appartement. « Au moins il y a de la lumière près de la porte » Une ampoule suspendu devant les deux grandes portes vitrés menant à la rue. Cette même ampoule qui au même moment se mit à flasher comme un signe du destin. Terrifiant ! Retenant son souffle, elle la fixa de loin, perturbée par ce signe qu'elle ne savait pas vraiment comment interpréter. « C'est normal tu crois ? » Les lumières faisaient tous ce genre de choses parfois, non? Celle-ci était vieille, voilà tout. L'électricité se rendait mal ou grillait petit à petit les fils métalliques. Un peu incertaine, elle n'osa pas s'approcher, même en sachant que ce serait la prochaine étape à franchir. Les lèvres un peu sèches, elle jeta un coup d'oeil à Silas, attendant de voir sa réaction. Au loin, dehors, un second miaulement effrayé se fit entendre, glaçant le sang aux deux téméraires...  
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MessageSujet: Re: can you hear that? - Silas&Nova   Lun 18 Juin - 19:21

Can you hear that ?

Silas Hayes & Nova Larsson

Il ne sait pas ce qu’il lui a pris de sortir ainsi sans même prendre le temps de réellement réfléchir. Pieds nus, flottant dans un survêtement trop grand, les cheveux en bataille et le visage d’un gars assurément pas réveillé. Il hésite, fait quelques pas et regrette presque immédiatement d’avoir cédé à la pression de Nova. Il faut dire qu’il n’est pas le plus physique des hommes de la ville et il est loin de savoir à quoi s’attendre avec cet horrible tueur de chats.
De ce qu’il en sait, les meurtriers ont la fâcheuse tendance à s’attaquer aux animaux avant de passer à un plus gros « gibier ». Trait de caractère visible sur des jeunes adolescents manquant cruellement d’empathie. Trait qui révèle bien souvent l’avenir qui attend ce terrible enfant. Des faits qui le font frémit d’horreur tandis qu’il s’imagine déjà être la première victime humaine au compteur de ce tueur. S’ils le surprennent en plein acte criminel, qui sait ce dont l’homme sera capable en se retrouvant ainsi acculé face à de dérangeants témoins.
Certitude qui le fait regretter de ne pas voir réveillé ce fichu colocataire quand il en avait encore l’occasion. Il l’aurait bien envoyé en chair à canon ce mec grognon qui passait son temps à s’énerver à la moindre de ses opinions. Pourtant, le voilà, seul avec Nova, debout dans ce couloir avec une dégaine qui crie que le ridicule ne tue pas.
« Oh que oui ! » insiste-t-il tout bas face aux paroles de la jeune femme. « En plus j’ai laissé mes chaussures alors si je dois me mettre à courir… »
Il s’imagine les chercher en vitesse avant de se résigner. S’il retourne à l’intérieur, en sécurité, il doute d’avoir le courage de sortir à nouveau pour affronter le danger. Impulsion quand tu nous tiens…

« Un témoin c’est mieux que rien… »
Il avance doucement, à tâtons, ne lâchant pas Nova en faisant mine qu’il craint seulement de la voir tourner les talons. En réalité il apprécie de l’avoir à ses côtés, adulte qui redoute la solitude et plus encore cette étouffante obscurité qu’il n’a jamais pu supporter. Il est comme ça Silas, homme traumatisé malgré son âge qui ne cesse d’avancer. Paranoïaque au possible et effrayé par le noir, il est beau à voir le jeune avocat.
« Si t’es partante… je le suis aussi… »
Mots qu’il lâche et regrette d’ores-et-déjà alors qu’il observe la cage sombre de l’escalier en se demandant pourquoi, comme tout américain lambda, il ne possède pas d’arme. C’est vrai qu’il a en horreur ces joujous là, lui qui a un jour été pris dans une fusillade.
« Bon, quand faut y aller, faut y aller… »
Il lui emboîte le pas pour marcher à ses côtés et descend quelques marches d’un pas mal assuré. Il fait noir et à cet instant, il a plus de se chance de rompre le cou plutôt que de tomber sur un hypothétique meurtrier. Il est d’ailleurs tellement concentré sur ses gestes et le fait de calmer sa respiration erratique qui semble envahir tous l’escalier, qu’il n’entend pas le fameux craquement.
« T’es sûre ? J’ai rien entendu… »

Il a la voix mal assurée, Silas. Ça monte dans les aigus malgré lui et il tente de tendre l’oreille alors que, tout ce qu’il entend, c’est le sang qui bat fortement contre ses tempes. Adrénaline qui tétanise presque douloureusement ses muscles mais il continue parce que si Nova ne se dégonfle pas, il n’a pas le droit de l’abandonner là.
Alors il secoue la tête et va pour ouvrir la bouche, quand, cette fois, ça parvient à ses oreilles. Bruit caractéristique d’une porte qui se ferme et qui lui annonce que l’individu qu’ils suivent a dû sortir. Il imagine l’espace de quelques secondes qu’il a très bien pu claquer celle-ci pour les induire en erreur avant de chasser cette idée de son esprit.
« On ferait mieux de le suivre si on ne veut pas le perdre… »
C’est un fait. Ce qui en est un autre, c’est bien qu’il meurt d’envie de laisser s’échapper le tueur mais il n’a aucune envie d’avoir le sang d’innocents chats sur les doigts. Alors il avance encore et déboule dans le hall d’entrée d’où ne filtre que la faible lumière provenant des rayons de la lune et une petite ampoule halogène qui n’a de cesse de grésiller.
« C’est vraiment pas des plus accueillants… ici… la nuit… »
Constat énoncé à haute voix dans une tentative de détendre l’atmosphère pesante. Frayeur qui augmente en voyant la lumière agir d’une manière qui sort de l’ordinaire. Mais, il sort. Il pousse la porte à l’entente du miaulement déchirant.
« On doit y aller… j’ai pas envie de me réveiller avec un cadavre sous ma fenêtre demain matin… pauvre bête. »

Il fait quelques pas et frissonne violemment en sentant la morsure du froid sur la plante tendre de ses pieds. Bitume rugueux qui agresse sa peau nue mais il se contente de brandir son téléphone transformé en lampe torche.
« Tu arrives à voir quelque chose, toi ? » chuchote-t-il avec force, tout bas. « Ça me semblait venir d’en face mais… »
Il serre les doigts de Nova et la presse presque de le suivre en se dirigeant vers la source du bruit. A un instant, il croit même entendre le son de pas qui claquent sur la chaussée, là, juste devant eux. Il ralentit inconsciemment, tentant de se faire tout petit dans cette filature à la limite du ridicule. Il tourne alors la tête vers sa partenaire et lâche en continuant de progresser dans l’obscurité.
« Tu entends ça ? »
Il déglutit et avance encore de quelques mètres avant que son pied ne vienne buter contre un objet non identifié. En l’espace de quelques instants, il s’imagine déjà avoir trébucher sur un cadavre. Éventualité qu’il aurait presque préférée alors que la chose se met soudainement à parler.
« Hello my friend ! Let’s play ! »
C’est là qu’il lui échappe. Le léger cri qui semble longuement résonner dans la nuit alors qu’il chute sur les fesses dans une tentative de se jeter en arrière. Là, à ses pieds, une simple poupée. Un jouet aux yeux ronds qui semble le fixer avec insistance. Un jouet qui vient peut-être de révéler leur position au meurtrier…
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