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 This is all we know (Rosario)

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ft. : Max Irons


MessageSujet: This is all we know (Rosario)   Mer 20 Juin - 17:46

Sa garde de nuit, tournée de la ville, enfin terminée, Gabriel n’a qu’une seule idée en tête, filer chez cet idiot de Rosario et lui faire payer son impudence et son arrogance. Il a toujours su que l’homme est prompt aux provocations, depuis qu’il l’a rencontré, alors qu’il n’était qu’un adolescent en pleine recherche de lui même. Il a bien vite cerné le personnage. D’autant plus lorsque partiellement éméché, Rosario l’avait embrassé, tandis qu’il fumait une cigarette sur un banc à l’extérieur de la petite fête où ils étaient tous les deux conviés, ainsi que l’ainé es Marshall. Du haut de son crush adolescent, il en était ressorti troublé et profondément idiot. Il avait feint de sa foutre, de retourner à sa clope, mais l’avait suivi du regard, alors qu’il allait rejoindre son ainé. Il s’était délecté de la façon dont il avait passé la main dans ses cheveux courts, de son espèce d’insouciance. Celle là même qui régit encore le caractère, souvent détestable, de Gabriel.

La conduite est sportive, fou furieux du volant, qu’il est. Il slalome avec aisance entre les voitures, certains qui osent même le klaxonner, mais Gabriel s’en amuse, déjà surexcité par un excès de boissons énergisante, son vice. Un morceau de ACDC résonnant à fond dans l’habitacle, il ose même pousser un peu la chanson, tout en se focalisant sur la route. Il est facile de repérer la voiture policière de Gabriel, par rapport aux autres pourtant identiques. Il suffit de voir la façon de conduire, sans sirènes, sans urgence, juste pour le plaisir. Il n’en est pas à sa première réprimande à ce sujet, mais qu’importe. Il a d’ailleurs fait l’acquisition d’une vielle mustang GT, qu’il conduit la plupart du temps, sur son temps libre, parfois même en mission. Celle là même dont ses collègues connaissent la plaque d’immatriculation par cœur, ne prenant même plus la peine de le verbaliser. Tous savent qu’il s’agit de Gabriel Marshall, vingt neuf années de conneries et d’excès. Coqueluche du poste pour certains, petit con pour d’autres.

Récupérant son bolide, garé chez lui ce jour là, il s’élance avec la même ferveur en direction de l’appartement miteux de Rosario, qui l’a, un peu plus tôt dans la soirée, nargué grâce à l’évocation de tiramisu. Le sucre est une faiblesse bien connu chez Gabriel, en plus de l’alcool, aussi, il ne peut résister à l’appel d’un vrai bon dessert. Lui qui ne prend jamais la peine de réellement cuisiner, s’alimentant davantage de RedBull et autres plats cuisinés, qu’autre chose. Même thématique musicale, alors qu’il se gare, totalement en vrac sur un trottoir, avant de descendre de sa voiture, après avoir joué sur son volant un solo de batterie. Gagnant rapidement le deuxième étage et l’appartement de Rosario dans lequel il s’invite sans aucune gêne, ne prenant même pas la peine de frapper. À peine rentré, il essuie la surprise de celui qui, debout dans la cuisine, se gave déjà du précieux dessert. « Pour toi, espèce d’enfoiré » Lâche t-il en jetant nonchalant le portefeuille sur la table de salle à manger, avant de retirer son blouson de cuir pour le balancer sur le dossier du canapé. Il s’invite ensuite dans la cuisine, où Rosario arque un sourcil perplexe quant à ses manières. « Quoi ? Tu croyais que j’allais devenir poli en une nuit ? » Balance-t-il, bien conscient de l’ampleur de ses défauts alors qu’il s’approche, ouvrant un tiroir pour capturer une cuillère et venir la plonger goulument dans le plat de tiramisu. « Heureusement que t’as pas tout mangé, j’aurais dû te casser la gueule » Dit-il la bouche pleine, en savourant sa première bouchée.


Dernière édition par Gabriel Marshall le Sam 23 Juin - 15:26, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: This is all we know (Rosario)   Mer 20 Juin - 19:34


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Tu ris en envoyant le dernier sms, ta cuiller prête à plonger dans le plat que tu as récupéré chez ta mère en fin d'après-midi. Une vraie torture que de ne pas pouvoir y goûter illico, mais elle t'as mis en garde, pour qu'il soit excellent il doit passer une nuit au frais. Tu ne sais pas par quelle malice elle t'as dit de venir le chercher si ce n'est pas pour le manger, mais ton estomac gronde d'envie face au dessert. Tu n'es pas très sucré, contrairement à ce qu'on peut penser en te voyant dévorer des yeux le plat immense du dessert, et en sachant que tu adores les fraises, mais c'est bien là les exceptions à la règle. Avant d'aller chez toi, t'es passé au commissariat pour voir si Gabriel était là et lui proposer d'en manger avec toi, mais le bougre n'était pas là, alors au lieu de simplement lui envoyer un sms, qu'il n'aurait pas lu, ou trop tard, tu as préféré laisser ton portefeuille sur son bureau. Après tout ce n'est pas la première fois que tu oublies quelque chose au commissariat, tu y passes tellement de temps que tu as déjà réussis à y oublier une paire de chaussettes et ta veste préférée. Heureusement pour celle-ci tu t'en es vite rendu compte, il faisait un peu trop froid dehors pour qu'elle ne viennes pas réchauffer tes épaules. Et évidemment ça n'a pas manqué avec ton flic préféré, qui mords à ce genre d'hameçon improvisé plus facilement qu'avec un sms. Tu lâches un soupir, la porte du frigo grande ouverte devant toi et la cuiller dans ta main. Manger, ou ne pas manger. Ton frigo fini par sonner qu'il est ouvert depuis trop longtemps et c'est avec un déchirement non feint que tu déposes ta cuiller à côté, que tu le fermes et que tu vas te plonger dans le canapé en l'attendant. La manette dans tes mains, tu joues à un énième jeu de foot, pour compenser l'absence de ton équipe fétiche dans la coupe du monde. Oh, on ne changes pas les racines, ton père a pleuré quand l'Italie ne s'est pas qualifiée pour la coupe. Tu ne verras pas de beaux italiens en short courir derrière un ballon cette année, loupé. C'est pas tellement le foot qui t'intéresse, mais le jeu finit par t'absorber pour une bonne heure, avant que ton ventre réclame quelque chose à se mettre sous la dent. Tu vérifies l'heure, juste un peu plus tôt que l'heure prévue, mais tu n'y tiens plus. Tant pis, tu es certain de toute façon que le tiramisu sera excellent, nuit ou pas nuit, et Gabriel devrait arriver suffisamment vite pour qu'il en reste quelque chose. Tellement vite d'ailleurs - tu supputes qu'il a allègrement dépassé la vitesse autorisée, comme d'habitude - qu'il entre comme un roi dans ton appartement pas verrouillé en oubliant ses manières à l'extérieur. Ton portefeuille jeté comme un déchet sur la table et sa veste suivant la même voie sur le canapé, il s'amène avec sa politesse toute marshall-esque et tu lèves les yeux au ciel au même moment où il plonge sa cuiller dans ton plat. Ton plat. « Un peu de respect pour le tiramisu ! » Lâches-tu, toi, tu t'en fiches, mais le tiramisu a droit a du respect. « Et fais gaffe putain tu vas en mettre partout. » Tu le juges, ta bouche que tu remplis aussi avec la délicieuse préparation. « T'es un porc ! » Tu commentes alors qu'une tache de crème mascarpone s'étale sur la table et que tu lui jettes un regard mi-noir, mi-dépit, allant chercher de quoi nettoyer et lui jetant au visage.

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Dernière édition par Rosario Leone le Lun 2 Juil - 7:57, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: This is all we know (Rosario)   Dim 24 Juin - 19:17

Sans aucune manière, Gabriel s’impose chez Rosario comme s’il était chez lui. Finalement, il y a un peu de ça, vu le temps que les deux hommes passent ensembles. Pour tout et rien, souvent rien d’ailleurs. Rien d’autres que des conversations jetées à la volée, ou des récits de leurs conneries. Parfois un peu de business, aussi, lorsque Rosario met un pied dans les affaires illégales de Gabriel, mais la chose est un peu plus rare. Tellement d’années à se côtoyer, ou même si certaines ont été remplies d’amertume et d’ignorance, la vie de l’un est forcément liée à celle de l’autre. Ayant toujours fait avec leurs présences mutuelles. Comme une habitude bien ancrée, qui, certes, a passé un grade supérieur en matière de relation. Bien qu’ils soient foutrement incapables de qualifier ce qu’ils vivent. Entre le plan cul, l’amitié, la complicité, un étrange mélange qui finalement, n’a pas besoin de terme. Les deux hommes ne se sont jamais embarrassé de formalités.

« Oh c’est bon lâche moi » Maugrée t-il alors qu’il plonge allègrement sa cuillère dans le plat, pour s’en enfiler une bonne bouchée. Renchérissant rapidement, la bouche pleine. « J’savais bien que t’avais pas cuisiné, je reconnais le plat de ta mère » Un plat en porcelaine, bien connu dans la vaisselle de la mère Leone. Puisque Gabriel a passé un bon nombre de repas chez les parents de Rosario, depuis qu’il est gosse, d’ailleurs, l’amitié de feu Abraham et du brun remontant à tellement longtemps qu’il a l’impression de l’avoir toujours connu. Fasciné par la prestance des deux hommes, alors qu’il tenait tout juste sur ses jambes, prêt à faire bon nombre de conneries pour se faire remarquer. « Mais non, je sais manger proprement ! » Se targue t-il de dire, alors qu’il plonge une nouvelle fois sa cuillère dans le plat. « Putain c’est beaucoup trop bon, j’ai un orgasme gustatif » Lâche t-il en venant s’appuyer contre le comptoir de la cuisine, tout en continuant de piquer dans le plat. « J’suis pas un porc, t’avait qu’à nous servir dans des assiettes à dessert, avec une boisson quelconque, faire ça comme une vraie fée du logis » Glousse t-il en se fichant allègrement de la tronche de son ami et amant régulier.

« Il te reste des bières ? » Demande-t-il, d’un regard interrogateur alors que Rosario pique à son tour dans le plat. Mais sans attendre la réponse, il se lève, pose sa cuillère sur le plan de travail, juste à côté du dessert et se dirige vers le frigo pour l’ouvrir en grand et fouiner dedans. « Sérieusement faut que tu fasses des courses, mec » Déclare t-il, comme évoquant une évidence. « Ah voilà ! » Le trésor enfin dégoté, Gabriel sort deux bouteilles de bière du frigo pour les décapsuler une à une avec ses dents et en tendre une à Rosario qui s’en saisit rapidement. La première gorgée est comme une douce récompense après une trop longue nuit. La gout de la bière, pourtant bon marché, mais Gabriel n’est pas habitué à de la grande qualité, est presque un délice. « Putain ça fait du bien » Conclut-il en se dirigeant de nouveau vers le plat pour piquer dedans et savourer une nouvelle fois cette délicieuse spécialité de la mère de Rosario. « Alors ? Tu racontes quoi ? À part oublier ton portefeuille au poste, mais à la limite, ça, c'est habituel »
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MessageSujet: Re: This is all we know (Rosario)   Mer 4 Juil - 18:24


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Tu lèves les yeux au ciel en ricanant, Gabriel, il est tout aussi sortable que toi. Tu ne te rappelles même pas d'un moment où il n'était pas le petit con qu'il est toujours. Ce n'est pourtant pas l'expérience des années qui manquent, tu n'étais pas présent à sa naissance mais il s'en est fallu de peu. Enfin. L'idée ne te viens pas tellement à l'esprit, même s'il est vrai que ton amitié avec Abraham date du bac à sable, mais tu ne te rappelles pas forcément tout de cette enfance qui semble si lointaine par moments. T'es pas vieux, non, juste avec de l'expérience. « J't'ai pas dit que j'avais cuisiné ! » Tu réponds, c'est vrai, pour une fois t'as pas menti dans le sms pour l'amener ici. Rien n'égale le tiramisu de maman, et ce n'est pas toi qui vas oser essayer de lui faire de l'ombre. Il devrait le savoir, en plus d'être évidemment trahis par le plat et ses sempiternelles décorations vieillottes. Mais tu te gardes bien de tout jugement, c'est ton dessert préféré et c'est un de tes principes : quand il y a de la bouffe, on critique pas la vaisselle ou celui qui a cuisiné. Et tu renchéris en le traitant de porc parce qu'il en met partout, avec sa cuiller et ses manières de brutes. De brutes, et son indécence qui te colle un sourire narquois aux lèvres. « Tu disais ça aussi l'autre soir, mais c'était pas à propos du tiramisu. » Tu plonges encore entre tes lèvres la préparation, fermant les yeux pour la savourer, alors que l'autre glousse à propos d'une soit-disant fée du logis. Toi ? Vraiment ? Tu ris à ton tour, ouvrant les yeux et affichant une mine faussement dépitée. « J'ai même pas eu le temps, t'es arrivé comme une tornade et tu t'es rué dessus comme si t'avais rien bouffé depuis des jours ! » Ce qui ne serait pas foncièrement étonnant selon toi, à force d'être concentré sur ses affaires et se coltiner son redbull hautement nutritif. Tu lèves les yeux au ciel, alors qu'il pose la question des bières et qu'il n'attends même pas ta réponse, que tu donnes en marmonnant dans ta barbe, la cuiller au bord des lèvres. « Vas-y, fais comme chez toi. » Et tu hausses les épaules cette fois, c'est pas nouveau qu'il n'y ait rien dans ton frigo, à part de la bière bon marché et un ou deux tupperware qui restent de chez la mama. « Pas l'temps. » Mensonge, proféré si facilement. C'est pas le temps qui te manque, c'est l'argent, parce que t'es pas foutu d'économiser, pas foutu de garder un salaire pour un mois entier, tu préfères tout balancer dans des paris perdus d'avance. Mais c'est plus facile, plus normal, de dire que t'as pas le temps, plutôt que d'avouer ce qu'il sait de toute façon. « Tain, un jour tu vas te péter les dents mec, t'sais que j'ai quand même un décapsuleur ? » Tu balances, amusé de cette pseudo-démonstration, avalant une bonne gorgée de bière à ton tour. Tu laisses ta cuiller dans le plat, tant pis si elle tombe, ouvrant un tiroir pour trouver ledit décapsuleur pour le poser sur la surface. « Tiens, pour la prochaine. » De celles qui restent dans le frigo du moins. « Boarf, la routine, les mioches qui se sont frittés ce matin alors que je fumais ma clope tranquille, ils m'ont grillés avec la fumée qui sortait des chiottes. Sont pas si cons que ça, faut croire. » Tu ricanes, reprenant la cuiller pour manger, un peu moins brusquement cette fois. « Heureusement ils ont rameuté personne et j'ai géré, mais c'pas comme toi, t'as arrêté qui aujourd'hui ? » Tu questionnes, plus intéressé par son job que par le tiens, qui demande pas assez d'adrénaline à ton goût. « Ou alors t'as fait ton sauveur de ces dames pour une histoire de sac à mains ? » Tu balances, un peu provocateur, un peu pour foutre la merde et l'emmerder.


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MessageSujet: Re: This is all we know (Rosario)   Jeu 26 Juil - 12:07

« Oué je sais même pas pourquoi j’ai présumé, j’aurais pu être impressionné mais non » Lâche t-il, un large sourire provocateur sur le visage. Il est toujours facile de se chamailler avec Rosario. Toujours facile de le provoquer comme il le provoque en retour. Ce qu’il ne tarde pas à faire d’ailleurs, lorsque Gabriel évoque un orgasme gustatif. Large sourire qui étire ses lèvres, alors qu’un air plus enjôleur prend place sur son visage. « C’est vrai » Conclut-il, puisque l’autre soir n’était clairement pas à propos de la bonne cuisine, mais plutôt d’un fantasme que Gabriel a pu conclure il y a quelques années déjà. Celui de coucher avec Rosario, sur lequel il a un eu un crush depuis son adolescence. Surtout après le baiser que son ainé, un peu alcoolisé, lui a offert un jour sans crier gare. Un baiser qui a particulièrement troublé le jeune Gabriel de l’époque, un peu innocent bien que déjà rebelle. Innocent concernant la notion de sexe ou encore d’amour, seulement accablé d’un crush dont il ne pouvait pas se défaire, mais qu’il gardait honteusement secret. Oui simplement parce que Rosario était le meilleur ami de son frère, un militaire accompli, à des lieux de s’intéresser au quaterback intenable qu’il était.

« J’ai pas mangé à midi » Explique t-il alors là même que Rosario s’indigne de la façon dont il s’est jeté sur le plat de tiramisu, comme un malpropre. Ce qui n’est pas faux en soit, Gabriel a toujours manqué de manière bien qu’il ne soit pas, dans le fond, un mauvais bougre. Se nourrissant bien trop souvent de redbull et autres boissons énergisante, il n’est pas rare qu’il loupe un repas, ou plusieurs, sous l’excitation de son breuvage trop sucré. Alors oui, le tiramisu, en plus d’être un plaisir coupable, est doublement gratifiant car tenant un peu dans l’estomac. Avalant une bouchée, c’est avec une immense non gêne qu’il se sert dans le frigo, décapsule deux bières et fait comme chez lui. Il est un peu chez lui, ici, même si Rosario dira le contraire. Le temps qu’il y passe est un témoin suffisant pour affirmer que c’est bel et bien la vérité. Son appartement est de toute façon un véritable bordel, une garçonnière envers laquelle il est peu regardant, bien qu’il ne vive pas non plus dans la crasse la plus totale. Un reste de bonnes manières du côté de sa mère, sans doute. « T’sais que j’ai pas besoin de ça, j’ai les dents solitudes » Dit-il en cognant la bouteille doucement contre ses canines, avant de sourire et de s’enfiler une gorgée salutaire du breuvage bon marché.

Finalement il demande, alors que les habitudes et la normalité reprennent le dessus. Il demande ce qu’à fait Rosario, ce qu’il raconte. Il vient aux nouvelles, là où il pourrait généralement s’en foutre. Mais bizarrement, même s’il ne fait que le provoquer, le charrier ou encore se moquer gentiment de lui, il s’intéresse véritablement à sa réponse, à ce qu’il fait, à ce qu’il devient. Un reste de ce crush adolescent, malgré le fait qu’il soit depuis longtemps devenu un adulte. Ou presque.
Un rire, nerveux, lui échappe alors que le brun lui évoque les nouvelles avec une nonchalance habituelle et caractéristique. « Putain sérieux t’es pas croyable » Lâche t-il avant de boire une nouvelle gorgée de bière, posant ensuite sa bouteille pour prendre une nouvelle bouchée de tiramisu. « Si j’ai un gosse un jour, fais moi penser à ne pas le laisser sous ta responsabilité, j’voudrais pas qu’il tourne mal ! » S’exclame t-il la bouche pleine avant de rire. « T’arrive vraiment à avoir de l’autorité sur ces mioches ? Ils doivent te prendre pour un des leurs méfies toi ! » Renchérit-il en ricanant comme un idiot.

Le sourire s’efface un peu alors que Rosario demande à Gabriel comment s’est passé sa journée à lui et le jeune homme soupire. « On s’fait chier putain » Soupire t-il, avant de prendre une nouvelle gorgée de tiramisu. « J’arrête personne de très passionnant à part du petit con de délinquant, oué par contre j’suis l’idole de ces dames laisse tomber ! » Il lève les yeux au ciel. « L’autre jour, madame O’Connell m’a carrément apporté un plat de cookies au poste s’teuplait, parce que je lui ai ramené son chat perdu, c’est pour te dire le frisson de mon taf… » Rigole t-il, un brin jaune mais pourtant amusé.

Tandis qu’ils continuent de profiter du doux dessert de la mère Leone, Gabriel relève la tête vers Rosario pour constater que ce dernier a un peu de crême au dessus de la lèvre, sans apparemment s’en rendre compte « Tu sais pas manger sérieux, attend » Lâche t-il en posant sa cuillère à moitié dans le plat, avant de s’approcher. Près, tout près. Trop près. Un air enjôleur sur le visage, un air séducteur, aussi, alors qu’il vient passer sa langue sur la crème juste au dessus de la lèvre supérieur du brun, avant de se reculer légèrement, un large sourire sur le visage. Un sourire satisfait et joueur.
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MessageSujet: Re: This is all we know (Rosario)   Sam 4 Aoû - 5:20


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Tu râles sur ton job, éducateur dans une école parce que ça manque d'adrénaline. Mais en même temps, t'as une comparaison biaisée au vu de ton travail dans l'armée, il y a quelques années encore. La comparaison est pas faisable, mais t'as eu de la chance que quelqu'un t'ai fait confiance sur le coup. Enfin, t'étais peut-être le seul disponible et ils manquaient de gens, certes, mais c'est pas tes seules compétences qui allaient te faire obtenir le job. Encore la preuve ce matin avec les mômes qui t'on capté entrain de fumer aux toilettes, et les trois quart on même pas quinze ans. Y'a des jours, tu fantasmes que le travail de Gabriel est mille fois plus intéressant que le tiens, et tu t'imagines pistolet au poing, entrain de courser des braqueurs de banque ou des preneurs d'otage. Des gens biens, quoi. Sauf que ce n'est pas le quotidien, et que toi, avoir une arme en main, c'est non. T'en a plus, des armes à feu, et t'en veux plus. Qui sait quelle connerie culpabilisante te tomberait dessus cette fois ? Vaut mieux que tu te contentes de ce que tu as actuellement, et que tu as failli perdre d'ailleurs. Et Gabriel, qui réponds à tes subtilités graveleuses, qui t'avoue qu'il aurait pu être impressionné par tes compétences culinaires d'ailleurs, mais que c'est pas le cas. Faut dire aussi qu'elles se limitent à foutre une lasagne surgelée au micro-onde et à attendre que ça soit plus ou moins chaud. Alors, niveau compétences, tu te situes plutôt bas. Mais tu renchérit, si tu ne sais pas faire à manger, lui ne sait pas manger : il en fout partout, et il a l'audace de répondre qu'il n'a tout simplement pas mangé à midi. « Ouais, t'as bu trois redbulls quoi. » Tu lèves les yeux au ciel, pas convaincu par le mode de vie de ton cadet, mais le tiens n'étant pas franchement mieux, c'est pas comme si tu pouvais vraiment le critiquer là-dessus. Vous vous complétez d'ailleurs, entre conneries et provocations. « Nah mais avec tout le sucre que tu t'envoies, tu vas finir par péter une de tes caries. » Tu lâches en haussant les épaules, toujours impressionné par ce décapsulage peu conventionnel. Toi t'as jamais essayé et ça te tente pas du tout : personne te remboursera si tu dois t'acheter des nouvelles dents, et t'es trop jeune pour vouloir mettre un dentier. En parlant jeunes, tu donnes de tes nouvelles, tu demandes des siennes, et tu entends bien son rire à l'évocation des évènements du matin. Faut dire que t'as pas été très prudent, mais t'en avais vraiment envie de cette clope. Besoin, même. Comme de toutes les autres. « J't'imagine déjà pas avoir un gosse ! Tu saurais même pas lui changer ses couches, ou lui apprendre à manger proprement. » Tu dis, un peu boudeur, t'es loin d'être un délinquant. De ton point de vue, bien sûr. Faut pas compter les nuits au poste de police, c'est pas la peine. « Et ouais les jeunes m'adorent, ils m'écoutent ! » Une autorité parfois bancale, mais il a pas besoin de le savoir, et t'embraye sur sa propre profession, sa propre journée, pour éviter d'avoir à dire que l'un d'eux a cherché à te dénoncer et que tu t'es fait taxer dix balles pour qu'il le fasse pas. Heureusement, les gamins savent pas la vraie valeur de l'argent et du silence, il t'aurait demandé bien plus sinon. C'est à toi de rire d'ailleurs, bien peu rancunier, bien peu susceptible, quand il raconte son anecdote. « Et elle est sexy au moins, la O'Connell? » Tu demandes, à moitié pas intéressé. « Mais j'note que t'es même pas passé pour m'en donner des cookies ! » La bouche pleine de tiramisu, le plat déjà à moitié dévoré par vos estomacs vides, et les cuillers qui cliquètent sur le plat et raclent contre vos palais. « C'est un comble. » Marmonnes-tu, continuant de t'empiffrer avec lui. Et tu remarques son geste d'ailleurs, sourire aux lèvres pendant qu'il s'approche. Tu lâches ta cuiller dans le plat, et ta main nouvellement libre agrippe doucement un morceau de son haut. Fermant à moitié les yeux pendant qu'il lèche la crème, tu viens l'embrasser quand il se recule un peu. Pas assez pour échapper à ton baiser avide, d'ailleurs. Tu fermes totalement les yeux, tes mains posées de chaque côté de son bassin malgré cette petite distance que tu ne combles pas, pas totalement en tout cas. « Tu as de la crème là aussi. » Tu as rouvert les yeux, qui pétillent d'ailleurs, venant imiter son geste d'avant en léchant la commissure de ses lèvres.


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