Castle Rock :: 
Castle Rock
 :: Central city :: Central city apartments
Partagez | 
 

 Dans la gueule du loup [ft. Julian Harris]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

avatar


Messages : 43

ft. : Tom Hiddleston


MessageSujet: Dans la gueule du loup [ft. Julian Harris]   Dim 24 Juin - 18:06

Dans la gueule du loup

Athanas était rentré depuis à peine dix minutes quand on sonna à sa porte ; c’est sûr que se déplacer en voiture c’était plus rapide qu’à pied avec deux poids lourds. De l’eau était en train d’être chauffée ; il avait besoin de se faire une tisane. Il déverrouilla la porte et jeta un œil vite fait. Sa voisine. Avec Julian Harris. Il jubila intérieurement, extérieurement il sourit, le plus aimablement du monde tout en ouvrant la porte en grand.

- Oh ! Bonjour, madame Steele ! Que puis-je pour vous ? demanda t-il en bon faux-cul tête à claques qu’on a envie de balancer par la fenêtre pour lui péter la colonne vertébrale – comment ça cette appellation est beaucoup trop longue ?

- Ce pauvre homme a fait un malaise et le cabinet médical est encore bondé, je me suis dit que vous pourriez vous occuper de lui !

- Bien sûr madame Steele, quelle bonne idée que vous avez eu… Pauvre conne. Entrez donc, monsieur… ?

Madame Steele aida l’auteur à s’installer sur le canapé avant de s’éclipser le plus discrètement possible.

- Mon petit Athanas, j’ai fais des cookies si jamais vous en voulez ! dit-elle en refermant la porte.

Il grimaça en entendant son prénom ; il ne savait pas si l’autre l’avait reconnu et il n’avait pas vraiment envie de le confronter immédiatement. Quoique… ça finirait forcément par éclater à un moment ou à un autre.

L’endroit où se trouvait Julian Harris pouvait servir de salon mais au vu de l’aménagement, il pouvait observer un coin cuisine près de la porte d’entrée tandis que le reste servait aussi bien de pièce à vivre que de chambre. Il y avait trois autres portes ; l’une menait à une salle de bains, l’autre à la chambre de sa fille et la dernière était un placard. Le canapé où il était installé servait apparemment de lit au propriétaire des lieux et il devait y passer de sales nuits désagréables. Il n’y avait que l’oreiller qui était quelque peu moelleux. De là où il était, il pouvait apercevoir une bouteille de bière vide sur la table basse en face de lui et une autre qui avait dû rouler dessous, laissant traîner deux trois gouttes qu’il faudrait nettoyer. Sur un meuble non loin, il y avait des photographies de famille ; la plupart avaient des trous à la place des visages, très maladroitement découpés. Les seuls visibles étant ceux d’Athanas mais aussi de sa fille Adélaïde, sans compter ceux de Clélia, sa défunte épouse, d’Uriah et de Jasmine, ses deux autres enfants, morts ; ce qui était signalé par un bandeau noir sur les cadres en question.

Athanas s’assit sur la table basse, faisant face à Julian Harris, il ne souriait plus. De là, l’auteur pouvait remarquer les cernes creusant le visage de l’infirmier et son teint pâle et maladif. Celui-ci avait relevé les manches de sa chemise blanche, signe qu’il était prêt à travailler, oubliant légèrement qu’il exposait par-là les très visibles cicatrices qui avaient mal cicatrisées sur ses poignets. Et dans le bon sens en plus. Ça et quelques autres hématomes que seule une seringue pourrait faire.


- Depuis combien de temps dure ce malaise ? Et je ne parle pas de celui qui vient de s’instaurer entre nous dès que tu as vu que c’était chez moi qu’on t’avait conduit. Avez-vous déjà présenté ce type de malaise ? Prenez-vous des médicaments et si oui, lesquels ? Buvez-vous ? Je suppose que oui, vu ta sale tronche. Mais au moins tu te drogues pas, j’imagine… quoique depuis que j’ai bien saigné ta chérie et ta salope de fille, t’aurais pu plonger… Avez-vous été gravement malade ou hospitalisé récemment ? Et quel âge avez-vous ?

Athanas posait les questions normales qu’un infirmier poserait à un patient, en attendant que le médecin débarque. Mais aucun docteur, aussi salvateur soit-il, ne viendrait pour l’instant.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar


Messages : 80

ft. : Mads Mikkelsen


MessageSujet: Re: Dans la gueule du loup [ft. Julian Harris]   Mar 26 Juin - 16:58

Le lieu où il se réveilla était un appartement, ce qui le déconcerta légèrement. Il se demanda comment il se faisait qu'il avait été transporté ici mais il comprit vite qu'on l'avait, en réalité, emmené chez un infirmier libéral. Il mit quelques temps à être complètement conscient mais dès qu'il le fut, il se sentit comme à l'intérieur d'une seconde peau et prêt à courir un marathon.

C'est à ce moment qu'il remarqua l'infirmier. Le regard de Julian devint plus froid qu'il ne l'avait jamais été et il sentait que cette hostilité était partagée par l'infirmier en question. Alors, ce petit con était devenu infirmier et il avait fallu qu'on l'amène jusqu'à lui. Il ressentit tout l'hostilité du dénommé Athanas dans les questions qui lui étaient posées malgré le professionnalisme. Julian répondit sur le même ton froid.

- Cela ne fait pas bien longtemps. Non, jamais. Je ne prends aucun traitement. Je bois occasionnellement, dépendant des humeurs. Aucune hospitalisation. J'ai quarante-huit ans.

Il débita toutes ces informations à un rythme de mitraillette, le fusillant du regard par la même occasion à cette question sur sa consommation d'alcool mais surtout son âge. Si tu me fais face aujourd'hui, c'est que tu dois bien t'en souvenir ducon, non ?
Pour cette fois, il se passerait bien d'infirmier et de médecin pour s'en aller de cette pièce de malheur et abandonner cet homme là où se trouvait son passé. S'il était venu à Castle Rock, c'était pour ne pas revoir la face de rat d'une personne pour laquelle il n'avait aucune estime. Pourquoi le détestait-il tant ? Il n'avait fait qu'emmerder sa femme mais pour lui, c'était déjà trop et les années passant, Julian avait tendance à transformer la mémoire de sa femme en celle d'une sainte, tout comme sa fille.
De ce point de vue, le moindre manque de respect envers sa femme était vécue comme un viol de sa mémoire. Il ne pouvait pas rester plus longtemps avec cet homme qui, au fil des souvenirs qui remontaient, devenait de plus en plus répugnant à ses yeux.

- Je vais beaucoup mieux maintenant. Si cela ne vous dérange pas, je vais repartir et je prendrai rendez-vous avec mon médecin concernant ce malaise.

Il fit mine de se lever, surveillant l'infirmier comme on surveillerait le gardien d'une cellule. Idée stupide. Il n'était pas dans une prison mais dans l'appartement misérable de ce type. Chaque photo rayée lui rappelait combien cet homme ne tournait pas rond et combien il ne pouvait rien sortir de bon à rester ici trop longtemps.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar


Messages : 43

ft. : Tom Hiddleston


MessageSujet: Re: Dans la gueule du loup [ft. Julian Harris]   Jeu 5 Juil - 18:08

Que de tension dans cette pièce, d’animosité et de haine ! A croire que les deux protagonistes vont bientôt s’entretuer ; ce qui serait possible mais ce serait dommage de le faire maintenant. Ce pauvre Athanas venait d’entrer en scène, et re-entrer à nouveau dans la vie de l’auteur, il serait bien embêtant qu’il disparaisse aussitôt apparu… Quoique cela ne dérangerait personne ; à part la petite Adélaïde. Et personne n’a envie de voir une petite fille aveugle souffrir, n’est-ce pas ? - à part toi, le Clown, t’es fiché. Bordel que cette narration part d’un coup en cacahuètes pour un sujet aussi sérieux que celui-ci. Ou alors c’est la fatigue de la personne qui écrit ce post, tentant désespérément de combler le vide d’une réponse s’annonçant, de fait, plutôt creuse et courte – COMME MA MINE DE CRITERIUM QUI S’EST ENCORE CASSÉE !… on sait, vous vous attendiez à autre chose, mais faudra faire avec. Faut que ça reste un minimum tout public ce post. Enfin, presque. Parce que ça peut vite partir en couilles, littéralement ou pas. Pas comme si l’un des deux protagonistes est complètement malsain et potentiellement destiné à finir ses jours cinglé si personne ne prend la peine de l’arrêter ; un indice, ce n’est pas le monsieur qui ressemble au Hannibal de la série. Et en plus, l’autre, il commence à penser qu’il est sur la voie de l’immortalité mais que ses organes peuvent pourrir et pourrissent sûrement s’il ne se baigne pas fréquemment dans le sang de ses victimes. Que c’est ragoûtant…
Mais parlons peu, parlons bien, cette introduction de post est beaucoup trop longue et les lecteurs vont finir par se demander si la narration foireuse du premier épisode des aventures d’Athanas – alias l’Ananas, on ne remercie pas les membres qui ont commencé à l’appeler ainsi, quoiqu’il apprécie ce fruit, merci pour lui – ne traduirait pas un bon gros manque d’inspiration d’écriture de post, expliquant donc les longueurs presque interminables, les phrases parodiant ce cher Proust – au passage excellent auteur ayant traumatisé toute une promotion d’étudiants en troisième année de licence de lettres – et les monologues intérieurs d’une voix-off n’étant pas supposée en avoir.
Alors déjà, ça serait oui et non. Oui, d’une part, sans autre justification. Et de l’autre, non. Non parce que ça traduit bien la vanité de l’existence de ce personnage qui aurait mieux fait de se tirer une balle dans la tête comme il l’avait déjà prévu quelques années plus tôt avant qu’une gamine ne soit déposée devant sa porte ou encore une petite pendaison en bonne et due forme suite à la mort de sa famille. Le must demeurant de s’ouvrir les veines devant la porte de Laura Harris et de se laisser se vider de son sang durant un bon moment ; mais le soir où il avait voulu le faire, il s’était fait renversé par un voisin des Harris qui avait légèrement oublié de mettre son clignotant. Les trucs cons sont si vite arrivés… Le vide de son existence. Enfin, non, son existence n’est pas si vide. Elle est remplie de rancœur et d’amour paternel ; je vous jure que ce personnage est capable d’aimer quelqu’un d’autre que son petit ego brisé. Il avait trouvé un autre but dans sa vie : pourrir celle de Julian Harris ; promis, il aura du mal à le faire… Quoique…

Les deux hommes semblaient se jauger et se regarder comme dans les westerns. Et contrairement à la logique des fans de ship pensant que ça peut finir en yaoi, on va se calmer tout de suite ; Athanas a beau être malsain il a ses limites. Il s’est déjà bien contenté de la tête de Jessica ; prenez le temps d’aller vomir.


- Je vais beaucoup mieux maintenant. Si cela ne vous dérange pas, je vais repartir et je prendrai rendez-vous avec mon médecin concernant ce malaise.

L’infirmier se leva en même temps que le patient ; parce que c’était ce qu’il était actuellement ; simplement un patient. Son patient. Et là tu sens le malaise de la situation ; promis, à côté, la fan chinoise un peu « hystérique » est d’une compagnie plus agréable.

- Je vous raccompagne à la sortie.

Ce n’était pas une question mais une déclaration. Et soudainement, une expression faciale autre que sa froideur fit place sur son visage. Une lueur d’incompréhension s’alluma dans ses yeux. Comme s’il venait de percuter quelque chose. Son regard descendit jusqu’à la main gauche de l’auteur et il haussa les sourcils, paraissant tout à fait étonné. Ça semblait travailler dans son cerveau.

- Vous n’êtes plus avec Laura ?!

L’auteur pouvait facilement déduire que l’infirmier n’avait pas l’air de regarder les potins et les informations. Quant au lecteur gueulant devant son écran à l’incohérence de cette situation étant donné qu’Athanas sait exactement ce qu’il est advenu de la pauvre femme : c’est un excellent comédien. Un connard, oui mais un très bon comédien se perdant souvent dans ses rôles. Quoique cela puisse impliquer…
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar


Messages : 80

ft. : Mads Mikkelsen


MessageSujet: Re: Dans la gueule du loup [ft. Julian Harris]   Mer 18 Juil - 9:50

Rester dans cette pièce avec lui n'était pas la chose la plus réjouissante à laquelle était confrontée Julian et en son for intérieur, il maudissait son corps de l'avoir lâché à ce moment pour le mener à ces circonstances. Il aurait mille fois préféré parler lecture voire dédicacer l'un de ses livres avec la jeune femme de tout à l'heure plutôt que de croiser cette ombre horripilante de son passé. Il se sentait étrangement gêné en la présence de cet homme et n'avait qu'une envie : mettre le plus de distance possible entre lui et l'infirmier. Visiblement, celui-ci ne semblait pas faire d'opposition et Julian ne soupçonnait pas réellement à qui il avait vraiment à faire. Dans sa mémoire, il ne restait d'Athanas qu'un sale gosse insupportable.

C'était l'une des plus grossières erreurs possibles venant de la part de Julian Harris mais peut-être que celui-ci s'en rendrait compte un jour. Ou pas, personne ne pouvait dire ce que le Destin réservait à tous ces personnages qui ne sont que des pions sur un échiquier mais l'échiquier de qui ? Quelles personnes facétieuses joueraient avec les vies de personnages aussi pathétiques en s'amusant à s'éclabousser de leur sang ? Peut-être que celui qui vous parle de l'histoire de Julian se délecte de cette douleur mais il fait également preuve de pitié dans certains moments en repensant à toute l'histoire de l'écrivain, se demandant parfois si certains drames n'auraient pas pu être empêchés et si Julian aurait pu vivre une vie heureuse aux côtés de Laura et de Jessica. Le destin en avait décidé autrement, la pièce était tombée du mauvais côté et la tasse s'était brisée dans sa chute. Impossible de la reconstituer.

La question d'Athanas fit à Julian le même effet qu'un parpaing jeté à toute vitesse contre son estomac. Un poids énorme se fit ressentir dans les entrailles de l'écrivain alors que son sphincter se rétractait et ses testicules se repliaient sur elles-mêmes. Pas très élégant comme description, me direz-vous, mais la douleur comme la peur n'ont jamais eu de réactions très élégantes sur le corps humain et ceci, vous devez bien le savoir. Un voile noir passa, pendant quelques secondes, devant les yeux de Julian Harris et si près de l'infirmier, il ne se sentit plus maître de lui même lorsque l'uppercut se dirigea tout droit vers la mâchoire de son interlocuteur. Le coup était fort mais il venait d'un homme pas très combatif, ne sachant certainement pas comment donner un véritable élan à ses coups de poing. La rage exsudait par les pores de sa peau alors qu'il se mit à hurler sans réfléchir.

- Ne me dites pas que vous avez vécu dans une grotte toutes ces années ! Laura est morte et vous devez bien le savoir vu comment vous étiez obsédé par elle à l'époque ! Me voir dans cet état ne vous suffit pas, il faut donc que vous veniez aussi remuer le couteau dans la plaie !

Il haletait et chaque parole lui coûtait. Il se sentait hors de lui et prêt à frapper une seconde fois mais une part de lui plus pragmatique le retenait aussi de frapper l'infirmier. Qu'aurait-il à gagner en agressant son infirmer et qu'en penseraient les habitants de Castle Rock ? On retrouverait de sales rumeurs en ligne au sujet de son agressivité et de son alcoolisme et cela le détruirait d'autant plus de recevoir à nouveau la visite de journalistes mal intentionnés. Non, il ne voulait pas de ça et alors qu'il ressassait le cauchemar qu'il vivait depuis deux ans, il eut comme une vision du sourire de Laura et là, ce furent des larmes qui coulèrent sur ses joues. Par fierté, il essuya ses yeux le plus vite possible et étouffa ses sanglots.
Il se baissa et tendit la main à l'infirmier pour qu'il se relève. Il était temps d'en finir avec le passé et pas de la mauvaise manière. Après cela, il s'en irait et il espérait croiser Athanas le moins souvent possible pour sa propre santé mentale...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar


Messages : 43

ft. : Tom Hiddleston


MessageSujet: Re: Dans la gueule du loup [ft. Julian Harris]   Ven 20 Juil - 18:04

Athanas n’aurait jamais pu être aussi heureux. L’auteur venait de le frapper et l’infirmier s’était retrouvé par terre ; il y était suffisamment fort pour lui laisser une marque et pour le mettre au sol mais pas assez pour lui casser la mâchoire. Ceci l’arrangeait bien.

- Ne me dites pas que vous avez vécu dans une grotte toutes ces années ! Laura est morte et vous devez bien le savoir vu comment vous étiez obsédé par elle à l'époque ! Me voir dans cet état ne vous suffit pas, il faut donc que vous veniez aussi remuer le couteau dans la plaie !

Le sang d’Athanas ne fit qu’un tour. Il était en train de jouer son rôle ; et dans sa tête, c’était comme si quelqu’un lui soufflait son texte et lui disait quoi faire.

Il refusa sa main, se relevant seul et vivement. Il était dans le même état que l’auteur, presque l’imitant. Et son regard…
Lui aussi, il hurla.


- Parce que vous pensez que tout tourne autour de vous peut-être ? Je m’en moque des célébrités, j’ai arrêté de lire les nouvelles vous concernant tous les deux quelques mois après votre mariage. J’ai grandi, j’ai mûri et j’ai mené ma vie. Loin de vous deux. Et j’ai eu mes propres problèmes ! ALORS JE SUIS DÉSOLÉ POUR NE PAS AVOIR PRIS LA PEINE DE REMUER LE COUTEAU DANS MA PLAIE EN PRENANT DES NOUVELLES DE VOUS DEUX EN REGARDANT LES INFORMATIONS DURANT TOUT CE TEMPS ET D’AVOIR DÉCIDÉ DE VOUS FOUTRE LA PAIX !!!

Alors, déjà qu’il hurlait, dites-vous que le caps lock indique qu’il a encore monté d’un ton. Il était rouge, on aurait dit un diable sorti de sa boîte et prêt à bondir sur l’auteur pour lui en foutre une. Lequel des deux s’en sortirait ? Bonne question. Mais oui, monter d’un ton ainsi, lui était faisable ; comme quoi le théâtre, des fois… Beaucoup de choses sont possibles ! Mais si c’est possible, avec la carte Kiwi.

Il allait pour frapper l’auteur, abruti par la colère, totalement simulée mais il était bien peu facile de l’apercevoir. Surtout au vu de ce qui liait les deux hommes.
Mais le coup ne partit pas. Il resta suspendu dans les airs. Éclair de lucidité. Sa colère disparut doucement laissant place à des larmes roulant sur ses joues ; il ne chercha même pas à les essuyer.


- …elle est…morte…

Cela semblait lui coûter de parler et de prononcer cet adjectif : morte. Ce n’était pas possible, n’est-ce pas ? Bon, ok, c’était possible vu qu’il était responsable de cet état un poil définitif. Et non, on va éviter de repartir dans le glauque.

Athanas semblait effondré. Et il fit ce qui lui paraissait le plus logique, même si ça ne l’était pas ; il le prit dans ses bras.


- Je suis désolé…

Après toutes ces années, non, il n’avait pas oublié Laura. Il avait fortement essayé mais ça n’avait pas été possible. C’était le message qu’il voulait faire passer à sa victime. Il avait essayé et bien qu’il avait toujours été obsédé par elle, il n’aurait jamais pu lui faire du mal. Ni à lui, ni à elle ; ce n’était pas son intention… n’est-ce pas ?

- Je suis vraiment désolé…
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar


Messages : 80

ft. : Mads Mikkelsen


MessageSujet: Re: Dans la gueule du loup [ft. Julian Harris]   Jeu 26 Juil - 16:36

La colère d'Athanas désarçonna complètement Julian Harris qui ne s'était pas attendu à une réaction aussi virulente concernant leur passé commun. Serait-il possible qu'il se soit trompé sur le compte de cet homme ? Il avait du mal à le croire mais la scène à laquelle il assistait avait tendance à lui prouver le contraire un peu plus chaque minute. Que faire maintenant ? Comment cesser de subir cette scène des plus humiliantes pour lui ? Comment faire pour que les fantômes se taisent définitivement pour une fois et que plus personne n'évoque la mémoire de Laura et Jessica Harris ?

En voyant le coup venir, Julian s'était mis en position pour parer le poing levé d'Athanas mais celui-ci s'arrêta bien avant qu'il n'ait à affronter un infirmier en furie. Julian ne dit pas un mot pendant qu'Athanas Hofseth semblait réaliser quelle était la véritable teneur des paroles de l'écrivain. Laura Harris ne fait plus partie de ce monde. Fin de l'histoire.

Athanas était-il sincère ? Julian fut choqué par l'étreinte de l'homme. Personne ne s'était donné cette peine après la mort de sa famille mais cet homme était bien la dernière personne de qui il espérait une telle réaction. Cela ne faisait aucun sens pour l'écrivain qui, pour une fois, n'arrivait pas à trouver les mots pour décrire cet état d'esprit. Cet homme pouvait-il être affecté à ce point par la mort d'une femme qu'il avait à peine connu ? Comme un voile noir passa devant les yeux de Julian mais de toutes ses forces, il retint les larmes qu'il gardait encore au fond de lui et qui ne lui échapperaient qu'au moment où il le voudrait, quelques heures plus tard.

C'était complètement absurde. Il n'arrivait toujours pas à mettre des mots sur ce que la situation lui faisait ressentir mais il se retira vivement de cette étreinte qui le mettait mal à l'aise et dévisagea longuement l'infirmier. Que pouvait-il savoir, lui, de sa douleur ? Comment osait-il la partager alors qu'elle n'avait rien à voir avec lui en fin de compte ? Les relents de l'égoïsme bouillonnaient dans les veines de Julian Harris et ce serait à qui possède le monopole de la souffrance en ce bas monde.
Il recula de plus en plus vers la porte.

- Je pense qu'il est préférable que je parte maintenant. Merci pour votre sollicitude et au revoir.

Il se permit d'ouvrir la porte et de sortir à pas pressés sans pour autant courir. Une fois dehors, il aspira à grandes goulées l'air frais méditant sur le sens de cette rencontre. Il regarde par-dessus son épaule pour voir s'il avait été suivi mais cela était hautement improbable. Il ralentit le pas et se mit en tête de rentrer chez lui. Enfin.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: Dans la gueule du loup [ft. Julian Harris]   

Revenir en haut Aller en bas
 

Dans la gueule du loup [ft. Julian Harris]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» [Environs de St-Jean-d'Angély] Dans la gueule du loup (Amy/Gabie)
» Dans la gueule du Loup
» Dans la Gueule du Loup.
» Event 2 : Dans la gueule du loup (Part 2)
» Comme dans la gueule du loup . . . [PV Shirley, Annabelle, Ayame, Erreur]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
-