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 ┼ Flash info - no more lights

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Castle Rock
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ft. : Castle Rock


MessageSujet: ┼ Flash info - no more lights    Ven 6 Juil - 16:19

Flash Info




Pour ce flash info, il sera possible de RP à la suite. Si votre personnage ne participe pas à l'intrigue principale, il vous est possible de poster sur ce sujet afin de profiter de l'évènement. Il n'y a aucune obligation d'y participer, vous pouvez aussi simplement RP sur la panne électrique de votre côté, si vous le souhaitez.

La nuit est déjà tombée sur Castle Rock quand tout à coup l'électricité entière de la ville coupe et plonge demeures et rues dans un noir absolu et  inquiétant. Du vandalisme à la centrale électrique pourra rapidement être soupçonné puisqu’aucun orage ne vient justifier cette coupure de courant. Les habitants les plus téméraires ou les malchanceux s'étant retrouvé coincé par la noirceur se dirigent vers la mairie de Castle Rock, espérant y trouver des réponses, de la sécurité ou au mieux, une génératrice qui fonctionnera. Mais soyez prudent, qui sait ce qui peu aussi sortir rôder, profitant de cette absence de lumière.  


RP libre. Attention, si votre personnage participe à l'intrigue principale, il ne pourra pas être présent ici.


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ft. : Cillian Murphy


MessageSujet: Re: ┼ Flash info - no more lights    Sam 7 Juil - 4:46

Flash info - no more lights


   

 
Il était tard et Andy parcourait tranquillement les ruelles du centre-ville. À  ses côtés trottinaient ses deux fidèles compagnons sur pattes, Jasmin et Cujo. Andy ne se lassait pas de les regarder vaquer à leurs occupations. Renifler le moindre brin d'herbe, se taquiner l'un l'autre et papillonner de-ci de-là. Ils étaient encore jeunes et pleins de vie. Andy s'était arrêté pour les laisser jouer quelques instants lorsque la rue fut soudain plongée dans la plus complète obscurité.

Andy se figea instinctivement. Même les deux schnauzers nains avaient stoppé leurs jeux. Il remit leurs laisses et observa les alentours. La tension qui avait suivi la subite obscurité avait disparu. Andy était un homme rationnel. Son esprit n'était pas du genre à divaguer. Dans les rues alentour, dans les habitations, plus aucune lumière ne brillait. Une coupure de courant était toujours possible, mais peu probable. Le temps était clément, la nuit calme. Il était la seule âme dehors à cette heure. Pour il ne savait quelle étrange raison, les habitants ne s'attardaient que rarement à l'extérieur une fois le soleil couché.

Andy parcourut quelques mètres et remarqua que, non loin, se trouvait la mairie. Peut-être allait-il y trouver une explication à cette coupure soudaine et savoir quand ce désagrément serait réparé. Andy n'aimait pas que ses habitudes soient contrariées et l'absence de lumière dans son foyer était un évènement dont il se serait assurément passé.

Il gravit les quelques marches du perron, talonné de ses deux fidèles compagnons. Il poussa la lourde porte de l'imposant bâtiment. Au moment où il s'apprêtait à en franchir le seuil, il se ravisa. Une idiote pensée venait de lui traverser l'esprit. Il la chassa aussitôt. Il n'allait pas se laisser envahir par un sentiment aussi méprisable que la peur. Il valait mieux que cela.

Ses pas raisonnèrent dans le hall tandis qu'il progressait prudemment. La porte se refermera derrière lui dans un claquement sec, faisant sursauter Cujo au passage. Le chien se réfugia dans les jambes de son maître. Ce dernier s'accroupit pour caresser le schnauzer terrorisé. Jasmin était sagement assis à ses côtés, Andy pouvait voir ses petits yeux ronds briller dans l'obscurité.

« Là, Cujo. Tu n'as rien à craindre voyons ! Je suis là, ne t'en fais pas. »

Ses paroles retentirent dans le hall, brisant le silence pesant. La mairie semblait étrangement vide.

   


   
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ft. : Tian Jing


MessageSujet: Re: ┼ Flash info - no more lights    Sam 7 Juil - 17:57

Lu Hai Fen n’était pas femme à avoir particulièrement peur du noir ; cela lui était désagréable mais elle n’ en était pas effrayée. Seuls les hommes violents susceptibles de lui rappeler son ancien mari et son terrible ami la terrorisaient ; il y avait de quoi.
Une panne électrique pouvait bien arriver mais d’une telle ampleur ! Cela lui rappelait quand son oncle Wang Shi jouait avec de forts méchants hommes dans leur cave ; toutefois, jamais cela n’affectait les autres maisons ou la rue entière ou pire encore : la ville.
D’abord, elle alla vérifier les plombs, en vain. Par curiosité, elle s’aventura chez la voisine d’en face qui lui répondit qu’elle ne comprenait pas non plus ; et en regardant vers les fenêtres  des autres demeures, il n’y avait pas trace de la moindre lumière électrique. Interloquée, elle se demanda ce qui était le plus sage à faire. Elle s’en retourna donc à l’intérieur en y songeant, se rappelant que lorsqu’ils étaient en Chine, on résolvait ce genre de problèmes au conseil du village ou à la mairie. Elle sourit à l’idée de revoir peut-être la mairesse bien qu’elle doutait quant au fait qu’elle pouvait encore y être à cette heure-ci.


- Allez, Zhang Fei, allons à la mairie ! s’exclama t’elle, souriante.

Ledit Zhang Fei, gros dogue du Tibet, jappa joyeusement comme pour approuver ce qu’elle disait.

La jeune femme perdit cinq minutes à tenter de trouver une lampe torche et opta pour une boîte d’allumettes et des bougies (et le porte-bougie allant avec, pour ceux qui se poseraient la question) ; ce qui pouvait parfois s’avérer pratique. Elles étaient suffisamment grosses pour durer au moins deux heures et  nécessitant un sac pour les transporter.  Subrepticement, afin de se sentir en sécurité, elle se saisit du tournevis faisant parti de la boîte à outils qu’elle utilisait ce matin afin de monter de nouvelles étagères ; elle le glissa dans son sac en bandoulière, moins voyant car étant d’une couleur sombre : en noir. Elle se couvrit les épaules d’un gilet rouge et sortit, Zhang Fei la suivant éternellement ; elle était…toujours aussi colorée.

Lorsqu’elle arriva à proximité de la mairie, elle vit un homme entrer. Elle se cacha comme elle le put dans les ombres, soudainement prise d’un sentiment de peur : elle ne l’avait encore jamais vu. Et elle se méfiait des hommes, la plupart du temps. Son chien aussi puisqu’il grogna. Elle n’avait pas encore remarqué les chiens.
Ce fut devant la porte qu’elle prit son courage à deux mains et poussa la lourde porte. Du moins, essaya.


- Aïe !

BAM fut le bruit que son corps fit en chutant sur le sol glacial de la mairie, à l’intérieur donc. Le gros Zhang Fei ayant repéré et l’homme et les chiens fit ce que tout bon toutou se devait de faire à ce moment-ci. CÂLINS ! Un monsieur avec des chiens devait sûrement être un ami, n’est-ce pas ? devait-il sûrement penser.

- Zhang Fei, on ne fait pas de câlins aux inconnus ! sortit-elle péniblement en se relevant, prenant ensuite une bougie pour l’allumer, prête à se saisir de son tournevis au besoin. Et puis…elle les distingua. Qu’ils sont adoraaaables !
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ft. : MAGGIE Q


MessageSujet: Re: ┼ Flash info - no more lights    Sam 7 Juil - 20:17

Ses yeux papillonnèrent comme si elle avait été la victime d'une crise d'épilepsie ; elle se sentait vaseuse, presque hors du temps. Son front reposait platement sur un carton déchiré sur les bords, seule illusion de confort dans ce bureau vétuste. Joanie releva la tête, hagarde. Par réflexe, son regard fuit aussitôt vers la fenêtre, qui ne révélait qu'une nuit vierge de constellations. Elle glissa ses doigts fins sur son visage morne, violemment éclairé par la lumière blanche du plafonnier, comme pour tenter de se galvaniser. Peine perdue. Les derniers jours avaient été rudes et avoir été la victime d'une intrusion n'avait pas apaisé ses nuits, loin de là. Elle avait tout de même du mal à croire qu'elle s'était endormie au bureau ; cela ne lui était jamais arrivé. Tant pis. Inutile de se tourner les pouces en espérant pouvoir se remettre au travail. Joanie sortit son téléphone portable, qui indiquait 23h07 exactement. Eh bien. Elle avait fait une belle sieste. La dernière chose dont elle se rappelait, c'était Keke du service scolaire qui lui avait souhaité une bonne soirée, vers 19h. Ça pour sûr, elle avait dormi comme un bébé.

L'agacement commençait à monter et Joanie décida de rentrer chez elle avant de trop se fustiger. Irritée, elle jeta en vrac ses clés et son téléphone dans son sac à main criard de vide, quand l’électricité se fit la malle dans un bruit sec. Elle haussa des épaules. Le bâtiment était vétuste et les coupures de courant étaient fréquentes. Elle n'aurait qu'à enclencher le disjoncteur avant de quitter les lieux. Mais elle réalisa bien vite que l'obscurité avait fait son chemin partout, et pas seulement dans la mairie : les rues n'étaient plus qu'un amas de ténèbres claires-obscures, pénétrées par quelques nuages timides. Joanie tendit l'oreille : voilà qui était étrange. Quelqu'un venait de claquer la porte. Son sang ne fit qu'un tour ; aussitôt, toute pensée rationnelle fut estompée, brouillée par l'angoisse viscérale qui la dévorait depuis quelques jours. Après l'avoir harcelée chez elle, on venait l'emmerder jusqu'à son lieu de travail, qu'elle pensait être, de son caractère public, un lieu où le cessez-le-feu était de mise. Pendant quelques secondes, elle fut incapable de bouger. Lorsqu'un bruit sourd se fit entendre depuis le hall, Joanie ne réfléchissait déjà plus. Elle plongea sa main dans son sac et en sortit le revolver qui ne la quittait plus. Comme un automate, elle se faufila vers le couloir, son téléphone dans une main pour s'éclairer et bien évidemment, le pistolet tremblant dans l'autre.

Le plus silencieusement possible, elle longea les murs rapprochés du corridor exigu, qui ne laissait place ni à la fuite, ni à un affrontement. Plus elle progressait vers le hall d'entrée, plus les voix étaient claires : un homme, une femme. Cela ne rassurait pas Joanie. Tant qu'elle ne saurait pas qui se trouvait dans SA mairie, elle ne baisserait pas son arme. Elle n'était plus la mairesse, mais une main chancelante, réceptacle maladroit de la bouche fumante d'une arme de mort. Les pas légers, le regard droit bravant l’obscurité.  Elle n'avait pas peur du noir, mais elle redoutait les voix qui s'en échappaient ; elle redoutait ce qui stagnait derrière le voile. Une fois dans le hall, elle braqua son arme vers la première ombre qu'elle aperçut, sans même vérifier si elle connaissait éventuellement la personne.

«  Qui est-ce ? Vous n'avez rien à faire ici, la mairie est fermée ! » s'écria t-elle, tout en refusant de s'admettre que rien de tout cela ne serait arrivé si elle ne s'était pas endormie comme une gamine.

Finalement, elle reconnut plus ou moins un type qui travaillait à la police et la drôle d’hurluberlue de l'autre jour.

« Encore vous ? Vous n'avez toujours pas compris que les chiens, c'est dehors, et ce en toutes circonstances. » grommela t-elle, étouffée par sa propre mauvaise fois.

Elle soupira et baissa l'arme.

« Désolée. Je suis un peu à cran. » avoua t-elle, en se dirigeant vers le débarras derrière l’accueil. Elle frappa un grand coup sur le verrou pour que celui-ci ne daigne s'ouvrir. Quand elle disait qu'il fallait effectuer des rénovations... Elle se glissa dans le placard qui tenait du dépotoir et ré-enclencha le disjoncteur. Aucun effet. Mmh.

« Eh bien. Je suppose qu'on est bons pour aller faire un tour à la centrale électrique. » soupira t-elle, exténuée. Sa voix trahissait une fatigue qu'elle aurait préféré dissimuler. La mairie possédait un double des clés de la centrale en cas de pépin. Néanmoins, il y avait normalement toujours un contre-maître qui veillait au bon fonctionnement des circuits.

« Visiblement, vous appréciez les promenades nocturnes. »plaisanta t-elle dans l'espoir d'apaiser l'atmosphère qu'elle avait considérablement alourdie avec son léger coup de folie.

Après tout, c'était elle qui avait menacé les pauvres diables avec un revolver. Après avoir posé l'arme bien en évidence sur le bureau d’accueil, afin de montrer que non, elle ne tirerait sur personne ce soir, et composa le numéro du portable du responsable. Elle était directement redirigée sur le répondeur, ce qui était étrange. Pendant ce temps, les trois chiens déambulaient joyeusement dans l'espace qui leur était normalement interdit et les trois humains s'observaient en chiens de faïence. Quelle ambiance. Au moins, sa peur s'était tue. Pour l'instant. Elle soupira de nouveau et tenta cette fois-ci de contacter l'hôpital le plus proche, pour être sûre que leur générateur de secours fonctionnait correctement.
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MessageSujet: Re: ┼ Flash info - no more lights    Dim 8 Juil - 21:50

NO MORE LIGHTS

Flash info  

Cet enfoiré de distributeur refusait de se laisser avoir. Et ce n'était pourtant pas la première fois que Mikko s'opposait à l'un d'eux. Quand on a les poches vides d'argent, on apprend à se débrouiller et le jeune homme avait ainsi apprit à récolter de précieux butins des distributeurs automatiques et tout ça en réutilisant toujours le même malheureux dollar. Le processus était fort simple; mettre le dollar dans la machine, tout en entrant son bras dans la chute pour empêcher le produit de tomber. Ce brillant distributeur remboursait alors l'argent et il n'avait qu'à sortir le produit qu'il retenait. Ça marchait à tous les coups, sauf cette fois visiblement. S'impatientant, Mikko releva les yeux vers son adversaire, lui flanquant un coup de sa paume au passage. « Come on! » Une fois de plus, il recommença son stratagème, sauf que cette fois, le distributeur lui répondit en s'éteignant de toute lumière. Lui et le reste de la rue. Mikko se figea aussitôt bouche bée de l’effronterie, avant de lever les yeux vers le ciel, s'adressant au Big Guy tout là haut.. « Pourquoi tu me fais ça, hein?! Je t'ai jamais rien fait! » Il marqua une pause, le temps de calculer cette déclaration. « Ok, d'accord...peut-être, mais quand même...» Gonflant les joues pour soupirer son découragement, il pivota sur lui-même et se laissa glisser contre le distributeur, jusqu'au sol. Son regard scruta la noirceur dans laquelle il était désormais plongé. Il s'était habitué à être à l'extérieur, la nuit, dans des lieux angoissants, mais ça ne suffisait pas à complètement effacer ce sentiment de peur qui parvenait encore à venir lui chatouiller les nerfs. Il devait bouger, essayer de trouver un lieu plus éclairé, même si à vue de nez ça semblait être une panne majoritaire. Est-ce qu'il avait la poisse ou c'était simplement cette ville qui avait un problème?

Après quelques minutes, ses yeux s'adaptèrent plus ou moins à la pénombre et il réussit ainsi à discerner un mouvement de l'autre côté de la rue. Quelqu'un semblait être entré dans ce bâtiment non identifié. Et là, Mikko s'interrogea bien à savoir quel édifice était encore ouvert à une heure pareille? Il ne connaissait pas très bien la ville, mais il n'avait rien de plus intéressant à faire que d'aller vérifier. D'un mouvement motivé, il se releva donc pour traverser la rue, ne s'effleurant pas de l'idée qu'il s'agissait peut-être d'un cambriolage et qu'il risquait de se faire canarder d'aller mettre son nez curieux là où il ne devait pas être. Il n'y pensa pas, non. Mikko ne pensait jamais à ce genre de détail, pas tant qu'il n'avait pas les deux pieds dedans et que l'idiotie de l'idée ne devenait pas une évidence. Prudemment, néanmoins, il monta les marches du perron pour s'arrêter devant la porte, la toisant quelques secondes avant de se décider à la pousser. Il prit alors un grand soin à la refermer sans fracas et fut donc un poil déconcerté quand celle-ci claqua bruyamment en se refermant, malgré ses efforts de discrétion. « Bitch, » qu'il souffla pour lui-même et pour la porte, avant de se retourner d'un bloc en entendant des voix derrière lui. Des voix, des gens, et des chiens? Est-ce que c'était la fourrière? Venait-il de se mettre dans la merde, encore une fois? Espérant stupidement se fondre dans le décor, il se glissa sur le côté, longeant le mur. Une autre mauvaise idée, après tout, s'il voulait se sauver, il aurait très bien pu simplement ressortir par la porte qu'il venait de franchir.
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MessageSujet: Re: ┼ Flash info - no more lights    Lun 9 Juil - 6:16

Flash info - no more lights


   

Andy n'eut pas le temps de converser plus longtemps avec ce pauvre Cujo. La porte de la mairie s'ouvrit, et un fracas de tous les diables s'ensuivit. Quelqu'un venait vraisemblablement de chuter sur le sol et une énorme masse poilue s'était élancée vers Andy. Ce dernier eut un mouvement de recul, mais comprit rapidement que la boule de poils n'était autre qu'un chien. Son oeil de connaisseur reconnut un dogue du Tibet, qui se mit aussitôt à sympathiser avec les deux schnauzers. L'inconnue s'était relevée et avait allumé une bougie. Il s'agissait d'une jeune femme qu'il n'avait encore jamais vue, d'origine asiatique.

«  Vous allez bien ? », demanda Andy en se dirigeant vers l'inconnue.

Il fut stoppé dans son geste par l'apparition impromptue d'une femme, pointant une arme dans leur direction. Andy attendit qu'elle se calme, et regarda son manège d'un air désapprobateur. Visiblement, il s'agissait d'une employée de la mairie. Quel manque de professionnalisme ! Il ignora ses remarques, la fatigue n'étant pas à ses yeux une excuse pour s'être montrée désagréable. « Eh bien. Je suppose qu'on est bons pour aller faire un tour à la centrale électrique. »

Andy se composa un sourire de façade et prit la parole, avec son air charmant qui le caractérisait tant :

« Effectivement, je pense que c'est la meilleure chose à faire. Je me prénomme Andy Winchester, je viens d'arriver à Castle Rock.  »

Winchester. Il s'était habitué durant l'enfance et l'adolescence à ce que l'évocation de son nom déclenche chez ses interlocuteurs d'étranges réactions. Depuis qu'il s'était éloigné des jumeaux, il avait oublié cela mais son arrivée à Castle Rock avait fait ressurgir ces vieux souvenirs car les jumeaux Winchester n'avaient pas mis bien longtemps avant de se forger une réputation.

Il se dirigea vers ses chiens et rattacha leurs laisses, caressant au passage le dogue du Tibet.

« Mes excuses pour le dérangement, je pensais que quelqu'un ici pourrait me renseigner sur l'origine de la panne d'électricité. La porte n'était pas fermée à clé donc j'ai pensé... »

Il n'eut pas l'occasion de finir sa phrase car le claquement de la porte attira son attention. Il observa d'un air interrogateur le jeune homme qui venait d'arriver et longeait le mur, probablement dans l'espoir de ne pas être remarqué. Malheureusement pour lui, la lumière de la bougie que tenait l'inconnue éclairait faiblement l'endroit, suffisamment pour déceler la présence de formes mouvantes. Et son entrée n'avait pas été des plus discrètes.

« Bonsoir ! Vous venez au sujet de la panne ? », demanda-t-il au nouvel arrivant.


   


   
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MessageSujet: Re: ┼ Flash info - no more lights    Jeu 12 Juil - 9:47

Chose rare à signaler : la clinique était vide quand Kennedy la quitta. Pas d'animaux en convalescence sortant d'une opération quelconque, pas d'urgence, rien... Cela arrivait parfois, rarement mais parfois quand même. Caïn était partie avant elle, Kennedy préférant rester pour s'avancer sur l'administratif.
On ne savait jamais de quoi le lendemain serait fait, si elle aurait du temps à elle ou pas du tout.
En attendant, il faisait nuit noire. Deux tours de clé et la jeune femme remonta la rue à pieds, sa voiture toujours en réparation. Il y avait peu de bruit, simplement l'écho des talons sur le bitume.
La lumière des lampadaires suffisait, il y en avait aussi quelques unes encore aux fenêtres de certaines maisons...
Et puis tout à coup...
Pouf?
Plus rien, le noir. Désarçonnée, Kennedy connut un blanc mental absolument total, incapable de se souvenir de son nom ou de l'endroit où elle se trouvait tellement tout cela la prenait de court.
Merde....
Elle parvint à se ressaisir, voulu croire que d'ici trois secondes, tout reviendrait mais...Mais non.
Rien ne revenait...
Une obscurité profonde, des yeux qui ne s'y habituaient pas, une absence de repère....
Elle cherchait dans son sac, son téléphone à la batterie presque morte. Il ne lui suffirait pas pour rentrer chez elle, impossible. A peine pouvait-elle éclairer ses pas avec l'option lampe de poche...
Il y avait des lampes plus efficaces à la clinique, mais la clinique était loin derrière elle à présent.
Tout est loin quand on est coincé dans le noir....
L'idée de l'hôtel de ville la traversa alors, ça ne valait peut-être rien mais c'était quelque chose. Aussitôt, elle s'y précipita, courant tout en prenant le risque de se tordre la cheville.
Mais s'il y avait des monstres dans l'ombre, Kennedy ne voulait rien risquer....

Elle s'engouffra à l'intérieur, épuisée. D'autres personnes se trouvaient là, des chiens aussi. Super, en plus ça allait lui rappeler le boulot....
Incapable de reprendre son souffle, la jeune femme s'appuya au mur.

”Bordel.... Bordel de bordel de bordel ! 'Scusez-moi.... Il se passe un truc précis ou bien tout a sauté d'un coup? On y voit absolument rien dehors !”
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MessageSujet: Re: ┼ Flash info - no more lights    Dim 15 Juil - 20:07

NO MORE LIGHTS

Flash info  

À la voix de l'homme qui le salua, Mikko se figea comme un écureuil. Il s'y attendait certes, il n'était pas invisible en dépit de sa tentative de rester dans l'ombre, mais il avait peut-être espéré qu'on décide de l'ignorer, tout simplement. D'un autre côté, qu'aurait-il fait? Il ne savait pas exactement où il se trouvait et encore moins pourquoi il était venu, encore victime de son impulsivité irréfléchi, il espérait seulement ne pas s'être mit les deux pieds dans un nid de guêpe, encore une fois. À la vue que lui offrait la faible lueur d'une bougie, il y avait déjà trois personnes présentes. La mairesse -déjà ce n'était pas une bonne nouvelle-, l'homme qui avait parlé, et une asiatique menue qu'il ne se rappelait pas avoir déjà vu. Ainsi que les chiens. Que devait-il faire, maintenant qu'il était repéré? Peut-être répondre à la question qu'on lui posait. S'il venait pour la panne? Son cerveau fit probablement le tour du globe en entier avant qu'il ne fasse enfin le lien avec la panne d'électricité. Oui, en effet, il avait remarqué que quelqu'un avait coupé le courant et éteint son distributeur par la même occasion. Il finit donc par hocher la tête, à milles kilomètres d'être convaincu et convainquant, mais tout de même. « Ouais, la panne. Je viens pour la panne. J'étais...» Il pointa le pouce en direction de la porte, tout en avançant d'un pas vers eux, incertain de ce qu'il était sur le point de dire. Il n'allait quand même pas tout bonnement dire qu'il essayait de piller le distributeur. «...j'ai vu quelqu'un entrer, alors je me suis dit que c'était une bonne idée de venir...c'est noir comme un cul dehors...» Il étira un sourire qu'il ravala quelques trente secondes après, n'étant pas certain si c'était de mise, et puis de toute façon, la porte se fit de nouveau entendre alors qu'une jeune femme faisait irruption à son tour dans le bâtiment. Une diversion parfaite pour lui, au détail près qu'il n'avait toujours pas de plan. Y avait-il quelque chose à manger ici? Peut-être qu'il pouvait s'éclipser de cette petite réunion pour aller gentiment chaparder quelques trucs. Non pas qu'il voulait profiter de la situation, mais...qui n'y penserait pas? Si la mairesse était là, c'était peut-être la mairie et si c'était la mairie, peut-être qu'il y avait une salle communautaire, et s'il y avait une salle, peut-être qu'il y avait de la nourriture, genre des chips. Mikko fit à nouveau quelques pas, espérant bien qu'on le laisserait circuler librement. « Y'a surement quelque chose pour faire de la lumière ici, je vais aller voir si vous voulez bien. »
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MessageSujet: Re: ┼ Flash info - no more lights    Lun 16 Juil - 6:27

NO MORE LIGHTS

Finnegan & others  

Il n’est pas dans les habitudes de Finnegan de rester aussi tard au magasin, mais la lecture d’un livre lui a fait oublier le temps. Des lignes qu’il a pourtant dévoré des dizaines de fois, un bouquin qui est plus souvent entre ses doigts que sur les étagères. C’est l’absence soudaine de lumière qui lui a fait relever les yeux, les plissant légèrement pour s’habituer à la noirceur de la pièce. Quelques peu paniqué par ce changement non prévu, il se lève pour attraper la lampe torche se trouvant dans l’un des tiroirs de l’arrière-boutique, trébuchant au passage sur un carton pas rangé.  Son rythme cardiaque semble retrouver une allure normale lorsque le jet de lumière vient éclairer la pièce. « Ok… Tout va bien ». Un regard à l’extérieur pour réaliser que le courant a sauté dans toute la rue…et probablement toute la ville. C’est bien sa veine ça, le seul soir où il reste plus tard. Le livre encore sous le bras,les clefs glissent dans la serrure et il ferme la porte derrière lui, n’aimant pas rester dans la boutique dans ces conditions.

Il marche d’un pas pressé, regardant nerveusement derrière lui à chaque bruit qu’il entend ou imagine. Parce que son cerveau est en pleine ébullition, les pires images se bousculent dans sa tête depuis que la lumière à quitté la ville. C'est dans ce genre de moment qu'il regrette les films d'horreur trop regardés . Pourtant, il n’a pas peur du noir, aimant même marcher au petit matin quand les rues sont encore endormies. Mais là c’est différent, il ne se sent pas maître de la situation. Il se fige soudainement en entendant un bruit de porte claquer. Ses muscles semblent se crisper alors que son coeur bat de nouveau à la chamade. « Il y a quelqu’un … ? » Il a parlé tellement bas que personne ne pourrait l’entendre de toute manière, même si un individu était présent. Et puis c’est la peur qui s’empare de lui, sentiment déjà bien présent depuis la coupure d’électricité. Il accélère, tenant la lampe poche devant lui pour ne pas tomber quand il voit quelqu’un entrer dans la mairie. Incapable de réfléchir – et sachant son appartement à quelques rues de là – il se dirige vers la bâtisse et pousse la porte pour se glisser à l’intérieur. Reprenant son souffle, il met quelques secondes pour réaliser qu’il n’est effectivement pas seul, et cette situation le rassure. Se rendant compte que l’entrée abrupte, la respiration saccadée et la course peuvent paraître suspecte, Finnegan regarde les personnes présentes et pointe l’extérieur du doigt « C’est que… Il y avait un truc bizarre dehors » Oui, une porte a claqué Finn, ça arrive tous les jours. «  Il y a eu un bruit… »

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ft. : MAGGIE Q


MessageSujet: Re: ┼ Flash info - no more lights    Jeu 19 Juil - 14:13

Les ténèbres latentes soulignaient avec morgue le décor vétuste qui les entourait : l’accueil de la mairie aurait pu figurer sur la brochure d'une campagne de recrutement pour la merveilleuse fonction publique dans les années 80. Ajoutez l'attitude de la mairesse à la décoration pour la moins... vintage de l'endroit, la mairie n'avait clairement rien d’accueillant. Peut-être qu'un bon coup de feng-shui pourrait régler tout ça, qui sait. Joanie frotta ses mains sur son tailleurs ; elles étaient si moites que ça en devenait presque inconfortable. Elle ignorait pourquoi cette obscurité imposée l'angoissait si fortement : c'était pourtant le monde à nu, baigné des faibles rayons lunaires, noble dans son authenticité fugace et vierge de toute manifestation humaine. Ils étaient soumis à la nuit. Pourtant, elle sentait au fond d'elle que quelque chose n'allait pas. Elle n'était pas du genre paranoïaque, mais croyait catégoriquement que l'instinct était une force qu'il ne fallait pas sous-estimer.

M'enfin.

Pour l'instant, tout ce qu'elle pouvait voir, c'était la panique irrationnelle qui semblait agiter les prunelles de chacun.

Et ce putain de téléphone qui continuait de sonner dans l'vide.

Joanie noua ses cheveux en un chignon strict : la coiffure soulignait son port altier mais déjà affaissé par l'âge, son nez aquilin et son regard étroit, volontaire. Mais surtout, elle criait : «  Time for Business ! »  : elle n'avait aucune envie de se rendre à la centrale à une heure si tardive, mais l'absence de nouvelles de leur part l'inquiétait malgré elle. Par ici, le silence n'était jamais de bonne augure. Elle fronça les sourcils lorsque l'homme qu'elle ne connaissait pas se présenta : au delà de son sourire si crispé que son manque de sincérité en devenait presque insupportable, ce qui l'interloqua directement fut la manière entendue dont il prononça son nom, comme si elle aurait dû en déduire quelque chose. Elle décida aussitôt que jusqu'à preuve du contraire, elle n'appréciait pas cet homme au visage cireux bouffé par une myriade de tâches de rousseur, qui donnaient à ses traits un aspect presque grêleux. Curieusement, cela ne l'empêchait pas d'être un bel homme.  

« Joanie. Encore désolée de... l’accueil. » Son excuse s'accompagna d'une grimace qui en soulignait la sincérité : elle était vraiment honteuse de sa réaction, mais au final, elle restait compréhensible ; du moins, de son point de vue.

L'origine de la panne d'électricité ? Joanie dût retenir un sourire narquois. Ce n'était pas bien compliqué. Soit la centrale connaissait un problème technique, soit quelqu'un avait délibérément coupé le courant depuis le bâtiment, ce qui était l’éventualité la plus effrayante. En se remémorant les derniers événements, Joanie penchait malheureusement pour la deuxième option. Peut-être était-ce juste l’œuvre d'un mauvais plaisantin, d'un gamin désœuvré qui voulait profiter de l'angoisse qui étouffait le bitume pour s'amuser un peu aux dépends des autres. Mais peut-être que l'aube annoncerait une nouvelle morbide. Joanie décida de n’inquiéter personne.

« Sans doute une panne, rien de grave. Tant que le générateur de l'hôpital fonctionne, c'est tout ce qui... » Bien qu'elle l'ait coupé, ils se retrouvèrent tous les deux à contempler le nouveau venu avec des yeux ronds.

Un imbécile dégingandé aux cheveux épars – que Joanie reconnut aussitôt – longeait le mur comme s'il espérait faire corps avec lui. Sans doute se pensait-il discret. Bon sang, cette mairie était un vrai moulin. Bientôt, ils verraient la pauvre fille qu'ils avaient retrouvée l'autre jour franchir la porte et demander pourquoi la lumière aveuglante n'exposait plus son corps marbré de coups sur son lit de mort.

« Tout le monde reste ici, Mikko. » asséna t-elle d'un ton sévère.

Le fait que son cousin soit à la rue alors qu'un tueur les parcourait en toute tranquillité avait le don de cruellement jouer sur ses nerfs. Néanmoins, elle voyait clair dans le jeu du jeune homme et n'avait aucune intention de le laisser déambuler dans la mairie comme bon lui semblait. Ce n'était pas un méchant garçon, mais il attirait les ennuis même sans les chercher, ce qui, dans le fond, était tragique. Elle n'eut cependant pas le temps de continuer ses remontrances que deux jeunes pénétrèrent dans la mairie à quelques secondes d'intervalle. Elle ignora les vulgarités de Kennedy – le soleil pourrait disparaître qu'elle serait toujours aussi grossière – mais fronça les sourcils aux paroles du jeune homme. Le pauvre avait l'air paniqué. De nouveau, elle se composa un joli sourire.

«  Coupure de courant, rien de grave. Tout devrait bientôt rentrer dans l'ordre. » répondit-elle sans réagir aux bégaiements du blond. Il avait sans doute entendu Kennedy. Elle n'était pas des plus discrètes.

Il était à présent temps de se rendre à la centrale, comme elle l'avait dit. Elle poussa la lourde porte et se retrouva dehors. Curieusement, la rue endormie était bien moins angoissante que leur petite réunion en intérieur. Elle hésitait. Sa moto irait bien plus vite que ses pieds, mais elle avait peur d'avoir un accident, surtout avec une telle chape de charbon au dessus de sa tête. Soudain, elle laissa échapper un hoquet de surprise. Une étrange masse informe se dessinait à l'écart du faisceau de sa lampe torche. Elle s'approcha, les doigts serrés autour de son téléphone, les yeux fous qui dansaient à gauche, à droite. Nul pouvoir ne tenait dans le noir.  

C'était un sac en daim couleur bistre. Un sac de femme, incontestablement. Elle appela aussitôt Kennedy pour lui demander si c'était à elle.  
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MessageSujet: Re: ┼ Flash info - no more lights    Jeu 19 Juil - 15:59

Kennedy connaissait Castle Rock, elle connaissait la ville, oui, non ses secrets. Ce que cela voulait dire? Beaucoup de choses, tout et rien aussi, surtout tout, surtout rien. Des choses qui méritaient pas d'explications, qui arrivaient juste, parfois il y avait des morts, parfois des disparitions.
Parfois, un mélange des deux aussi....
Les lumières s'éteignaient, selon la jeune femme la soirée n'était pas si négative que ça: c'étaient des lumières électriques qu'on parlait après tout, pas de ce putain de soleil...
Demain, eux pourraient être vivants ou morts, le soleil se lèverait.
Elle écouta Joanie prendre la situation en main, rester calme. Son amie avait toujours tout eu d'une leader, aujourd'hui encore elle ne faisait pas mentir sa réputation.
Kennedy osa un petit sourire en coin parce que....parce que girls power !
Dans la main de Joanie, la lumière entamait un ballet inquiétant, allant de leurs visages jusqu'au mur. Parmi les autres personnes présentes, deux gamins dont un que Joanie semblait connaître et un autre, plus....intimidé? Il était arrivé peu de temps après elle. Allez, soirée baby sitting les gars !

Le faisceau de la lampe se posa sur un sac, la brune regarda Joanie, secoua la tête avant de se rapprocher de la mairesse pour murmurer afin qu'elle seule ne l'entende.

”Je ne te promets rien mais je peux essayer de le toucher si tu veux, il te semble suspect?”

Même si dans le noir, tout à proprement parler devenait suspect. Petit à petit, bien qu'elle ne frissonnait pas encore, la jeune femme comprit alors une chose: elle était terrorisée. Une terreur froide, glacée, coutumière à Castle Rock.
Kennedy n'avait pas envie de mourir quand même, pas plus que de souffrir. Elle sortit de la poche de sa veste un paquet de bonbons à la menthe, en enfourgua un dans sa bouche avant de le proposer aux autres.
Le sucre pouvait aider, au moins psychologiquement.

”On...peut penser qu'ici nous sommes en sécurité, non? Sinon vos chiens nous avertiraient, n'est-ce pas monsieur? “

Quand dehors, tout pouvait arriver. Dans ce genre de situation, Kennedy regrettait de vivre seule sans personne pour s'inquiéter pour elle à l'attendre à la maison. Mais bon, ainsi va la vie?

”Ok Joanie, donne-moi un truc à faire avant que je déraille, là je sens que c'est pas bon.”'

Tout en parlant, la jeune femme commença à détacher ses chaussures et ôter les talons. S'ils avaient à courir, Kennedy préférait le faire pieds nus,
histoire de ne rien se tordre et d'éviter une chute idiote qui pourrait lui coûter la vie...
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MessageSujet: Re: ┼ Flash info - no more lights    Dim 22 Juil - 20:09

NO MORE LIGHTS

Flash info  

La voix sévère de Joanie à son adresse lui fit stopper brusquement son mouvement, comme si on venait de lui coller les deux pieds au sol. Pas d'exploration dans la mairie alors, il devait rester là. Il n'avait pas envie de rester là. Il voulait des chips ou du coca. Il devait bien y avoir quelque chose à grailler dans cet endroit. Sauf qu'il n'avait pas non plus envie de froisser la dame, surtout qu'il avait bien vu qu'elle était armé. Se faire tirer dessus par sa cousine, ça ne ferait que baisser son score familial qui était déjà très bas, voir inexistant. Il préférait de loin trouver moyen de se faire apprécier d'elle. En bon garçon, il décida donc d'obéir, après tout, une fois n'était pas coutume. Ça n'allait pas le tuer. Il fit donc ce qu'elle lui demanda de faire, au pied de la lettre, littéralement; il resta là. Là où il s'était arrêté, pivotant seulement pour regarder en direction des autres alors qu'il se mordillait légèrement la lèvre inférieure. d'un air embêté, comme un gamin contrarié de se faire interdire quelque chose. Ce n'était pas tellement amusant tout ça. Joanie finit par établir un verdit sur la situation, il s'agissait d'une simple panne de courant, rien de grave. Pourtant, personne ne semblait réellement rassuré. Certainement pas le jeune homme qui franchit à son tour les portes du bâtiment, paniqué après avoir entendu un bruit, selon ses dires. Mikko plissa les yeux en l'observant, étant certain de reconnaître son visage malgré la noirceur des lieux. Puis, les choses semblèrent s'activer alors que la mairesse décida de sortir à l'extérieur. Le rouquin haussa les sourcils d'un air incertain. Pourquoi sortir? Ils n'étaient pas plus en sécurité ici, à l'intérieur? Est-ce qu'ils ne pouvaient pas tous aller s’asseoir quelque part en attendant que le courant revienne? Question qu'il puisse discrètement se trouver à manger par la même occasion. Non? Visiblement pas puisque les gens présents semblaient lui emboîter le pas. Qu'est-ce qu'il advenait du : tout le monde reste ici, hein? Belle affaire. Mikko se décida finalement à quitter sa position pour se glisser à la hauteur du dernier arrivé, reconnaissant avec assurance, cette fois, le visage de Finn. « Je crois pas que ce soit juste une panne, y'a plus de chance que ce soit une attaque...d'extraterrestre. » Devaient-ils se faire des chapeaux en aluminium par mesure de précaution? « Ou alors c'est vraiment qu'une panne et si c'est le cas, y'a pas vraiment de raison pour qu'on écoute la mairesse, elle est pas présidente. » Qu'il déclara en glissant une main autour du bras du blond, profitant du fait que les autres semblaient distrait par quelque chose. « On ferait mieux de rester dans la mairie, on peut aller voir si y'a...des trucs utiles, plus loin, là-bas...» Qu'il tenta en désignant vaguement le couloir noir, n'ayant certainement pas oublié sa faim.
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MessageSujet: Re: ┼ Flash info - no more lights    Dim 22 Juil - 20:31

Les phobies avaient beau être irrationnelles, Lu Hai Fen était encore plus irrationnelle. Enfin, ce n’était pas comme si c’était un personnage disposé pour être l’excentrique de service, n’est-ce pas ?

Elle répondit par l’affirmative à Andy Winchester, ayant remarqué ses chiens. Tout homme avec des canidés le supportant et supporté par le dogue du Tibet était forcément quelqu’un de bien ; ne cherchez pas plus la logique de la pauvre jeune femme, depuis son ancien mari, rien ne tourne très rond là-haut.
Elle s’était figée à nouveau en voyant la mairesse, son esprit zappant complètement ce qu’elle venait de lui dire. Zhang Fei se mit simplement à aboyer joyeusement dans sa direction, la reconnaissant. Ce qui sortit la jeune femme de son ébahissement fut l’arrivée de Mikko Leon la faisant violemment sursauter à tel point que la flamme de la bougie vacilla.
Homme. Pas de chien. N’apparaît pas dans la mémoire de Lu Hai Fen en tant que personne sympathique. Par instinct, elle se réfugia derrière Zhang Fei. Concentrée sur le danger potentiel – encore une fois, une phobie, c’est une chose irrationnelle – elle en oublia complètement les autres personnes. En fait, elle fixait Mikko comme un chasseur fixe un loup. Pas bien.
Ainsi, elle ignora totalement l’arrivée de Kennedy Clay. Zhang Fei aussi. Elle ne faisait pas partie des gens que sa maîtresse n’appréciait pas, donc, pas de danger. Donc pas envie de mordre. Du moins, pas envie de faire en sorte qu’un humain se retrouve en charpie entre ses mâchoires dans l’immédiat. Ce qui était extrêmement rassurant pour tout le monde, ici. Vraiment.
Par contre, le duo remarqua tout à fait l’entrée de Finnegan. Heureusement que Zhang Fei pouvait sentir l’odeur de sa chienne sur lui, autrement il se serait retrouvé avec soixante-quinze kilos sur lui. Lu Hai Fen se détendit quand son chien ne grogna pas après Finnegan. S’il ne grognait pas, c’était qu’il n’y avait pas de problème. La jeune femme était très tendue et ça se sentait. Elle semblait avoir peur. Quoique cela ne semblait pas. Elle avait peur. Mais elle se rassura tant bien que mal et revint à la réalité. S’il ne s’était écoulé que quelques minutes, pour elle, ça avait été quelques heures. Et ok, la proposition de sucre l’avait tirée de sa torpeur. Ça et le fait qu’elle avait instinctivement suivi absolument tout le monde tout en étant mentalement absente ; sûrement guidée par un Zhang Fei qui, lui, avait toujours les pattes sur terre.


- S-sucre ?! Où donc ?

Elle accepta volontiers un bonbon à la menthe et vérifia dans ses propres poches, en sortit une sucette et la lui proposa en échange, en souriant.

- Quand cette histoire sera réglée, demain, je pourrai vous faire des muffins au chocolat ! Quelqu’un en voudra ?

Elle sortit son propre paquet de bonbons, en fait des pastilles au miel, et fit le tour des personnes pour les saluer et se présenter. Elle termina par Mikko, tout son corps se crispa en s’approchant et elle le regardait avec une extrême méfiance. Son androphobie demeurait assez particulière…

Elle tourna la tête vers ce qu’il se passait et vit la forme qu’était le sac. Elle haussa les épaules, se disant que quelqu’un l’avait fait tomber. Zhang Fei ne se fit pas prier pour aller le renifler…


- Mais reviens ! lança t-elle au gros chien.
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MessageSujet: Re: ┼ Flash info - no more lights    Ven 27 Juil - 14:32

Elle resta tout à fait silencieuse durant un court instant de flottement : ses yeux étaient rivés sur le sac amorphe dont elle pouvait à peine deviner les contours floutés par l'obscurité. Elle avait un drôle de pré-sentiment. Pourtant, ce n'était pas exceptionnel : un sac oublié dans les transports, au bureau, chez soi, cela peut arriver. L'être humain a une capacité de concentration limitée, après tout. Oui, dans les faits, l'abandon de ce bric-à-brac féminin n'aurait pas dû l'interpeller. En temps normal, elle y aurait à peine accordé un coup d’œil dédaigneux : elle n'était pas du genre à ramasser des trucs dans la rue, si ?

Certes, il y avait son cousin.
Mais c'était une autre histoire.

Joanie continuait de fixer le sac comme s'il renfermait un secret qu'elle ne voulait pas découvrir. C'était probablement ridicule, comme appréhension. L'objet n'était menaçant qu'à cause de l'obscurité profonde qui l'enveloppait comme une étreinte de velours : nul tremblement ne l'agitait, nul bruit ne troublait l'orchestre nocturne qu'offraient avec ferveurs les crapauds, les hiboux et les insectes sifflants qui traînaient dans le coin. Ce vacarme avait quelque chose de rassurant. Tant que la nature suivait son cours, tout irait bien. C'était ce qu'elle préférait se dire : rien de plus inquiétant qu'un animal qui se tait.

Peut-être qu'elle n'aurait pas dû sortir seule dehors. L'obscurité la clouait sur place et la lune phosphorescente n'était d'aucune aide. Ses yeux glissèrent vers la porte entrouverte de la mairie : elle pouvait surprendre des murmures, quelques points incandescents orphelins. Tout était très calme. Elle était persuadée que Mikko ne l'écouterait pas, mais cela n'avait aucune importance. Elle aurait essayé. Pour être honnête, elle n'avait aucune envie qu'il se promène seul dans de telles circonstances. Mais elle avait l'impression que chaque tentative pour l'aider s'avérerait stérile et ne ferait que les éloigner davantage.

Déjà que leurs relations n'étaient pas au beau fixe.

La présence de Kennedy la fit sursauter. Joanie ne s'attendait pas à ce qu'elle la suive d'aussi près, presque à la trace. Si les rumeurs qui couraient sur la jeune femme avaient tendance à l'amuser autant qu'à la scandaliser, elle-même, pragmatique qu'elle était, pouvait sentir l'énergie brute qui émanait de la silhouette de son amie. C'était un truc, ça ? Les énergies ? Joanie n'y connaissait rien. Jusqu'à la mort de sa mère, elle s'était considérée comme quelqu'un de terre à terre. Du genre à croire uniquement ce qu'elle voyait, peu importe si elle était en mesure de le comprendre ou non. Pourtant, quand sa mère lui avait parlé de Kennedy et de son don - Joanie aurait plutôt tendance à le qualifier de malédiction, mais peu importe - elle avait su d'instinct que la vieille femme n'affabulait pas. Kennedy Clay n'était sans doute pas une sorcière - triste vie qu'une banshee sans sœur - mais de drôles de fées s'étaient penchées sur son sort. Une grimace assez explicite déchira ses lippes lorsque la rousse lui demanda si elle trouvait le sac suspect. Puis, elle se rappela que la jeune femme ne pouvait pas la voir. Super. Elle devrait expliquer son ressenti à haute voix et passer pour une paranoïaque. Déjà que le coup de pistolet n'arrangerait sans doute pas sa réputation...

" Suspect, c'est un grand mot. Mais c'est... bizarre. Je veux dire, un sac abandonné en pleine nuit, lors d'une panne d'électricité, alors qu'un tueur de femmes court les rues ? " répondit-elle avec hésitation.

La mairesse n'avait aucune envie de discourir sur le sujet plus longtemps, mais elle restait intimement persuadée que la jeune inconnue ne serait pas la seule victime de cette folie meurtrière sans nom ni visage. Un murmure profond lui assurait que le tueur - ou la tueuse, ils n'étaient réduits qu'à des suppositions - se jouait bien d'eux.  Peut-être qu'il était même parmi eux, qui sait. Elle se fit violence pour ne pas dégainer son arme de nouveau, mais la tentation était forte. Elle reporta son attention sur Kennedy, du moins, sur sa silhouette qu'elle pouvait imaginer dans le noir.

" Mais... oui. Si ça ne te dérange pas, tu devrais peut-être le toucher. " admit la mairesse après avoir accepté la sucrerie.

Il était probable que Kennedy soit en mesure de visualiser ce qui était arrivé à la propriétaire du sac. Si elle l'avait juste perdu, alors, rien d'inquiétant. Dans le cas contraire... A ses côtés, la fébrile jeune femme commençait à perdre patience et à s'agiter. Joanie se fendit d'un sourire en la voyait retirer ses chaussures et en écoutant d'une oreille distraite ses palabres insensées.

" A part si tu veux courir après le chien de Madame, pas besoin d'enlever tes chaussures ! " commenta t-elle d'un air paradoxalement blasé et amusé.

C'était la jeune femme de l'autre jour, Lu Hai Fen. Joanie ne pouvait deviner l'expression de son visage, mais sa respiration véloce et la peur qui transperçait dans ses paroles pourtant banales avaient de quoi à lui mettre la puce à l'oreille.

" Tout va bien ? Ne me dîtes pas que vous avez vu un fantôme, parce que là, on serait vraiment dans la mouise. " plaisanta t-elle en faisant osciller le faisceau erratique de sa lampe torche vers les profondeurs de la rue qui revêtaient des airs d'abysses.

Elle reprit la parole, en s'adressant cette fois à Kennedy :

" Se rendre en moto jusqu'à la centrale, c'est casse-gueule, non ? Mais j'ai pas tellement le choix. Je sais qu'il y a un mécanisme que l'on peut remettre en marche manuellement. "


En compagnie de la jeune femme, elle oubliait bien vite ses manières ampoulées de mairesse.





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MessageSujet: Re: ┼ Flash info - no more lights    Sam 28 Juil - 6:25

Malgré la semi pénombre, les yeux de Kennedy brillaient de la manière de ceux d'un chat. Ils brillaient et l'esprit derrière brûlait de réflexions et de suppositions.
Elle acquiesça lorsque son amie lui donna l'autorisation et et s'avança vers le sac malgré l'énorme chien. Chien qu'elle n'avait jamais encore eu le plaisir de voir à la clinique d'ailleurs, encore heureux car la table d'auscultations n'y survivrait certainement pas.
Ses pensées divaguaient, pas besoin d'être un génie pour que Kennedy comprenne qu'en vérité, elle crevait de trouille. Le sentiment s'agrandissait en elle, insidieux, sournois. Elle tourna la tête vers la jeune femme asiatique, eut un sourire forcé à son égard, simplement parce que la peur commençait à jouer sur ses muscles aussi.

”Excellente idée pour les muffins, et merci pour la sucette.... C'est sympa.” Apprécier les petits gestes de gentillesse pouvait faire du bien.
Kennedy inspira, enleva le mince gant de cuir qui lui recouvrait une main. Enfin, elle toucha le sac.
D'abord il n'y eut rien....et puis.... quelque chose au delà du rien : un bruit blanc, comme une vieille télévision ne pouvant capter la moindre chose, comme la tonalité d'un téléphone dans le vide aussi. Un mélange des deux mais qui en même temps ne se rapprochait aucunement de tout cela, une sensation inexplicable pour un don inexplicable.

”Désolé Joanie, apparemment mon don aussi marche à l'électricité tenta-t-elle de plaisanter. Elle retira sa main, le bras ne tremblait pas mais le bout de ses doigts, si. Ce n'était pas comme si ce sac n'avait eu aucun propriétaire ou autre, c'était simplement que...que tout était recouvert, effacé. Troublé.
Parfois, Kennedy se demandait : son cerveau pouvait-il traiter les informations avant qu'elle n'en ait conscience, et choisir de les censurer parce que sinon cela serait par trop horrible à supporter pour la jeune femme? Le corps humain avait ses limites, l'esprit aussi....
Elle déglutit, le regard perdu dans le vague et le noir qui les entourait. Malgré son don, Kennedy n'était pas médium, n'avait mené aucune recherche poussée sur ce que cela signifiait d'avoir cela, de l'utiliser. Les frontières de ce qu'elle savait ou non sur sa propre personne face au surnaturel étaient donc proches, en touchant le sac elle venait d'en franchir une, d'être face à sa propre incapacité, son absence de contrôle.
Encore une fois, la voix de Joanie la ramena à la réalité.

”Ca peut être dangereux: la route apparaîtra pas comme d'habitude vu que tu n'auras que la lumière de ton phare ou presque pour l'éclairer. Tout pourra te sembler distordu, y compris avec le stress... Et il suffit d'une branche au milieu du chemin et tu voles. Par contre l'une de nous peut prendre la moto et ouvrir la route aux autres à pieds en roulant lentement et en éclairant avec le phare. En plus de la lumière de nos téléphones pour les piétons.... Mais tout le monde voudra peut-être pas suivre?”

Elle secoua la tête, disparate et curieux, leur équipage était également bien fragile avec tous ces profils différents.
Et puis d'autres personnes pouvaient arriver, essayer de trouver refuge à la mairie, ne fallait-il pas rester pour eux?

”La méthode surnaturelle ne marchant pas, autant essayer la naturelle : ouvrons le sac et fouillons le. Un volontaire?”

Secouée par l'utilisation de son don, par l'absence de résultat ou, pire, la volonté d'absence de résultat que cela soit la faute de son cerveau ou de la conscience machiavélique du sac, Kennedy ne voulait plus rien toucher.
En protection dérisoire, elle remit le gant en cuir à sa main.


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MessageSujet: Re: ┼ Flash info - no more lights    Lun 30 Juil - 18:05

NO MORE LIGHTS

Finnegan & others  

Finalement dans une semi sécurité, Finnegan prend enfin le temps d’observer les personnes présentes dans la mairie. Il ne reconnaît pas grand monde, à part le roux qui s’avance vers lui. Mikko, enfin un visage familier dans cette soirée des plus étrange. Et bien qu’il ne puisse pas dire que le roux soit une connaissance de longue date, il y trouvait un certain réconfort. La mairesse lui dit qu’il ne s’agit que d’une simple panne d’électricité, mais il y a bien longtemps que Finn ne croit plus aux coïncidences. Aux choses « simples » aux premiers abords.  Ce n’est pas le genre de chose qui arrive à Castle Rock. Et alors que la plupart semblent vouloir sortir, l’Irlandais rester à la même place, ne bougeant pas d’un millimètre. Non, hors de question qu’il remette un pied dehors après la peur qu’il vient de vivre. Il va pour ouvrir la bouche mais décide rester silencieux, de se faire oublier quelques secondes. Qu’on le décrive de peureux, il préfère ça qu’être mort. Ou pire…enlevé par des extra-terrestres. Il n’y aurait pas pensé si Mikko n’avait pas émis cette possibilité. « Je pense qu’ils utiliseraient une méthode bien plus spectaculaire … » Il réfléchit cependant, ne voulant écarter aucun scénario « Je crois que tu as vu trop de films… » Il sourit pour détendre l’atmosphère, et surtout pour se rassurer lui-même. Et alors que le petit groupe s’éloigne, trop distrait pour faire attention à eux, Mikko s’empare de son bras. « Là-bas ?! » Il pointe à son tour le couloir bien trop effrayant à son goût. Pourquoi ne pouvaient-ils pas simplement attendre ici, assit sur un banc ? Voilà une alternative bien moins dangereuse. « On pourrait simplement attendre ici non … ? Les laisser partir à l’aventure et simplement se poser… » Il regarde autour et sourit en pointant un petit canapé « Ici. Regarde comme ça à l’air confortable ! » Il ne voulait pas explorer dans la pénombre. Il tâte les poches arrière de son jean et soupire plus pour lui-même que pour le roux « En plus j’ai oublié mon portable au magasin. Alors s’il nous arrive quelque chose… »

Mais le reste du groupe a déjà quitté les lieux. Sachant pertinemment que Mikko ne se laisserait pas amadouer si facilement, il tente une autre approche. « Puis si d’autres personne vienne ici, il vaut mieux les attendre » Il hausse un peu la voix « Oui, je crois bien qu’il faut aussi un volontaire pour rester ici pendant que les autres…sortent s’occuper de la panne » Ou de la personne ayant volontairement coupé l’électricité.

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MessageSujet: Re: ┼ Flash info - no more lights    Mar 31 Juil - 8:57

NO MORE LIGHTS

Flash info  

Il aurait peut-être été logique pour Mikko de s'inquiéter de la façon dont cette petite femme asiatique le fixait. Elle ne semblait pas l'apprécier, et il ignorait évidemment pourquoi, n'ayant pas le souvenir d'avoir déjà eu affaire avec elle. Il aurait bien pu s'interroger à savoir ce que ce regard méfiant et sombre voulait dire, mais non, pas lui, ce n'était pas son genre. Mikko ne se posait pas ce genre de question. Ce n'était pas qu'il avait une confiance aveugle en l'humanité, c'était même très loin d'être le cas, mais il préférait ignorer ce qui ne lui plaisait pas. Ça éliminait le problème, en quelque sorte. Puis de toute façon, il n'entrait jamais dans une pièce avec l'attente que les gens l'apprécient, c'était rarement le cas. Il s'était fait une raison depuis le temps, sa tête ne revenait à personne, ou presque. Peut-être était-ce ses cheveux roux. Personne n'aimait les roux après tout. Qu'à cela ne tienne, il ne se formalisa pas des regards de la jeune femme, se contentant d'un sourire bref et presque ébauché. Il avait de plus gros problème à gérer, comme sa faim par exemple et désobéir à sa mairesse de cousine, bien que ce n'était pas là son ambition première comme il conservait son idée qu'elle allait bien finir par l'apprécier. Manger, c'était la seule boucle qui continuait de tourner dans sa tête. Il ne se souciait pas vraiment -pas assez- de la panne et de la découverte étrange du sac à l'extérieur. Il n'y voyait qu'une excellente occasion pour se faufiler en quête d'un truc consistant à se mettre sous la dent. Il ne se formalisa pas non plus du fait que Finn rejetait l'hypothèse des extraterrestres. Il avait peut-être trop vu de film effectivement...« T'as surement raison...» qu'il laissa glisser d'un ton distrait, alors qu'il réfléchissait à la perspective d'une excursion dans la mairie, bien plus sage que d'essayer d'aller à la centrale électrique.

Sauf que voilà, le blondinet semblait plutôt d'avis qu'il valait mieux attendre sur place, lui désignant bien vite un petit canapé. Mikko observa aussitôt le siège d'un air dubitatif et hésitant. Attendre? Son regard se porta de nouveau vers le couloir sombre. Ou il pouvait y aller seul, non? Étrangement, il n'en avait pas très envie, même s'il ne voyait pas ce qui pourrait arriver de si terrible. Enfin, il avait quand même quelques idées, mais comme pour le reste, il préférait les ignorer. Il était donc partagé entre son envie de satisfaire sa faim et celle de rester aux côtés de Finn. Qu'est-ce qui était le plus important? Manger, ou être un bon ami? Ou du moins, il espérait bien être un ami, il ne le connaissait pas très bien il fallait dire, mais le gars était sympa, et il aimait bien l'idée de se faire quelques potes. « T'as raison. On devrait attendre ici...au cas où d'autres viennent. Ils peuvent aller à la centrale sans nous et faire leur truc...mourir là-bas, parce que ça sonne comme une mauvaise idée. » Il ricana légèrement en s'approchant du petit canapé. « C'est certain que si quelqu'un a coupé le courant par exprès, c'est plus intelligent de le laisser faire et pas interférer. » Ça ne pouvait être qu'une mauvaise personne. « On va monter la garde. » Et courir très vite si quelque chose d'effrayant se produisait. C'était bien beau d'avoir de l'engagement, mais ce n'était pas une raison pour crever bêtement. Et dès que l'électricité reviendrait, il allait pouvoir se trouver quelque chose à manger.
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MessageSujet: Re: ┼ Flash info - no more lights    Jeu 9 Aoû - 15:07

Elle ne s’estimait pas lâche, mais savait accepter la vérité, aussi dénigrante fût-elle, lorsque celle-ci la dévisageait de ses iris narquois. Elle n’avait aucune envie d’aller voir ce qu’il se passait à la centrale électrique. Quel humain normalement constitué en aurait eu envie ? Nul doute que leurs compagnons d’infortune terrés à l’intérieur de la marie souhaitaient se tenir éloignés du danger. Malheureusement, Joanie n’avait pas ce luxe-là. Et la police restait injoignable... Cela l’inquiétait bien plus que ça n’aurait dû. Personne ne pouvait décrocher son téléphone ? Absurde. Peut-être qu’ils n’étaient que des lucioles apeurées dans une dimension obscure. La nuit semblait s’étioler avec douceur, comme un rideau de ténèbres bâclé par une couturière peu consciencieuse.

Il fallait donc écarter la possibilité d’une petite visite à la centrale. Joanie se demandait si ce n’était pas une erreur tactique. A un moment ou à un autre, il faudrait le faire. Mais la nuit était si noire...

« Bon. Je me lance. A nous deux ! » décréta t-elle avec une vivacité feinte.

Elle fit précautionneusement glisser la fermeture : celle-ci bloquait sur quelques rebords effilochés, comme si le sac avait été transmis de mère en fille, cicatrices comprises. Le sac était bosselé, détendu, probablement trop large pour son maigre contenu. L’espace d’instant, la crainte d’y trouver quelque chose d’infiniment glauque comme un doigt nécrosé ou une fine mèche de cheveux la paralysa comme une gifle inattendue. Pourtant, le résultat fut décevant : la banalité affligeante d’un quotidien sans surprise se révélait à travers quelques protections hygiéniques plus ou moins dissimulées, un carnet, un téléphone à clapet - Joanie ignorait que ces vieilleries se vendaient encore- , un paquet de cigarette à moitié vide, un briquet fleuri et un porte-feuille noir. Rien de bien fantasque. Ce qui intriguait le plus Joanie, c’était l’absence de clés de voiture ou même de maison.

« Alors... »

Elle parlait pour ne rien dire : ses mains fouillaient méticuleusement le portefeuille, à la recherche de papiers qui restaient introuvables. Le seul indice était la photo d’une petite fille aux cheveux bruns, qui affichait malgré son âge juvénile un air patibulaire. Super. Les voilà bien avancés. Pas de clés. Pas de papiers. Restait encore le téléphone.

L’objet semblait bloqué sur le mode vidéo. Il était incroyablement lent et Joanie mit trente bonnes secondes pour lancer le dernier enregistrement. Il datait du jour même, à l’heure où Joanie l’avait interrompu. Un frisson d’anticipation la parcourut : la vidéo serait sans doute plus révélatrice qu’une illumination de Kennedy. Après un regard équivoque à l'adresse des deux femmes, elle lança l’enregistrement. L’image comme le son étaient terriblement saccadés : on y voyait absolument rien. Les bruits étaient étouffés par le cuir vieilli. Tout ce que Joanie pouvait distinguer, c’était des râles, des crissements, un bruit de lutte et des cris de femme. Elle put deviner l’instant précis où le ravisseur avait pris l’ascendant sur sa malheureuse victime : le sac avait chuté sur le goudron. Puis, plus rien, à part le bruit d’une voiture qui démarre. L’enregistrement durait encore une bonne vingtaine de minutes. Elle avait envie de vomir.

« Au risque de statuer l’évident, je pense que l’on peut s’accorder sur le fait que la coupure n’a rien d’anodin... »
finit-elle par lâcher, un peu tourneboulée par les images qu’elles venaient de visionner.  
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