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 ┼ Flash info - no more lights

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Castle Rock
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ft. : Castle Rock


MessageSujet: ┼ Flash info - no more lights    Ven 6 Juil - 16:19

Flash Info




Pour ce flash info, il sera possible de RP à la suite. Si votre personnage ne participe pas à l'intrigue principale, il vous est possible de poster sur ce sujet afin de profiter de l'évènement. Il n'y a aucune obligation d'y participer, vous pouvez aussi simplement RP sur la panne électrique de votre côté, si vous le souhaitez.

La nuit est déjà tombée sur Castle Rock quand tout à coup l'électricité entière de la ville coupe et plonge demeures et rues dans un noir absolu et  inquiétant. Du vandalisme à la centrale électrique pourra rapidement être soupçonné puisqu’aucun orage ne vient justifier cette coupure de courant. Les habitants les plus téméraires ou les malchanceux s'étant retrouvé coincé par la noirceur se dirigent vers la mairie de Castle Rock, espérant y trouver des réponses, de la sécurité ou au mieux, une génératrice qui fonctionnera. Mais soyez prudent, qui sait ce qui peu aussi sortir rôder, profitant de cette absence de lumière.  


RP libre. Attention, si votre personnage participe à l'intrigue principale, il ne pourra pas être présent ici.


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ft. : Cillian Murphy


MessageSujet: Re: ┼ Flash info - no more lights    Sam 7 Juil - 4:46

Flash info - no more lights


   

 
Il était tard et Andy parcourait tranquillement les ruelles du centre-ville. À  ses côtés trottinaient ses deux fidèles compagnons sur pattes, Jasmin et Cujo. Andy ne se lassait pas de les regarder vaquer à leurs occupations. Renifler le moindre brin d'herbe, se taquiner l'un l'autre et papillonner de-ci de-là. Ils étaient encore jeunes et pleins de vie. Andy s'était arrêté pour les laisser jouer quelques instants lorsque la rue fut soudain plongée dans la plus complète obscurité.

Andy se figea instinctivement. Même les deux schnauzers nains avaient stoppé leurs jeux. Il remit leurs laisses et observa les alentours. La tension qui avait suivi la subite obscurité avait disparu. Andy était un homme rationnel. Son esprit n'était pas du genre à divaguer. Dans les rues alentour, dans les habitations, plus aucune lumière ne brillait. Une coupure de courant était toujours possible, mais peu probable. Le temps était clément, la nuit calme. Il était la seule âme dehors à cette heure. Pour il ne savait quelle étrange raison, les habitants ne s'attardaient que rarement à l'extérieur une fois le soleil couché.

Andy parcourut quelques mètres et remarqua que, non loin, se trouvait la mairie. Peut-être allait-il y trouver une explication à cette coupure soudaine et savoir quand ce désagrément serait réparé. Andy n'aimait pas que ses habitudes soient contrariées et l'absence de lumière dans son foyer était un évènement dont il se serait assurément passé.

Il gravit les quelques marches du perron, talonné de ses deux fidèles compagnons. Il poussa la lourde porte de l'imposant bâtiment. Au moment où il s'apprêtait à en franchir le seuil, il se ravisa. Une idiote pensée venait de lui traverser l'esprit. Il la chassa aussitôt. Il n'allait pas se laisser envahir par un sentiment aussi méprisable que la peur. Il valait mieux que cela.

Ses pas raisonnèrent dans le hall tandis qu'il progressait prudemment. La porte se refermera derrière lui dans un claquement sec, faisant sursauter Cujo au passage. Le chien se réfugia dans les jambes de son maître. Ce dernier s'accroupit pour caresser le schnauzer terrorisé. Jasmin était sagement assis à ses côtés, Andy pouvait voir ses petits yeux ronds briller dans l'obscurité.

« Là, Cujo. Tu n'as rien à craindre voyons ! Je suis là, ne t'en fais pas. »

Ses paroles retentirent dans le hall, brisant le silence pesant. La mairie semblait étrangement vide.

   


   
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ft. : Tian Jing


MessageSujet: Re: ┼ Flash info - no more lights    Sam 7 Juil - 17:57

Lu Hai Fen n’était pas femme à avoir particulièrement peur du noir ; cela lui était désagréable mais elle n’ en était pas effrayée. Seuls les hommes violents susceptibles de lui rappeler son ancien mari et son terrible ami la terrorisaient ; il y avait de quoi.
Une panne électrique pouvait bien arriver mais d’une telle ampleur ! Cela lui rappelait quand son oncle Wang Shi jouait avec de forts méchants hommes dans leur cave ; toutefois, jamais cela n’affectait les autres maisons ou la rue entière ou pire encore : la ville.
D’abord, elle alla vérifier les plombs, en vain. Par curiosité, elle s’aventura chez la voisine d’en face qui lui répondit qu’elle ne comprenait pas non plus ; et en regardant vers les fenêtres  des autres demeures, il n’y avait pas trace de la moindre lumière électrique. Interloquée, elle se demanda ce qui était le plus sage à faire. Elle s’en retourna donc à l’intérieur en y songeant, se rappelant que lorsqu’ils étaient en Chine, on résolvait ce genre de problèmes au conseil du village ou à la mairie. Elle sourit à l’idée de revoir peut-être la mairesse bien qu’elle doutait quant au fait qu’elle pouvait encore y être à cette heure-ci.


- Allez, Zhang Fei, allons à la mairie ! s’exclama t’elle, souriante.

Ledit Zhang Fei, gros dogue du Tibet, jappa joyeusement comme pour approuver ce qu’elle disait.

La jeune femme perdit cinq minutes à tenter de trouver une lampe torche et opta pour une boîte d’allumettes et des bougies (et le porte-bougie allant avec, pour ceux qui se poseraient la question) ; ce qui pouvait parfois s’avérer pratique. Elles étaient suffisamment grosses pour durer au moins deux heures et  nécessitant un sac pour les transporter.  Subrepticement, afin de se sentir en sécurité, elle se saisit du tournevis faisant parti de la boîte à outils qu’elle utilisait ce matin afin de monter de nouvelles étagères ; elle le glissa dans son sac en bandoulière, moins voyant car étant d’une couleur sombre : en noir. Elle se couvrit les épaules d’un gilet rouge et sortit, Zhang Fei la suivant éternellement ; elle était…toujours aussi colorée.

Lorsqu’elle arriva à proximité de la mairie, elle vit un homme entrer. Elle se cacha comme elle le put dans les ombres, soudainement prise d’un sentiment de peur : elle ne l’avait encore jamais vu. Et elle se méfiait des hommes, la plupart du temps. Son chien aussi puisqu’il grogna. Elle n’avait pas encore remarqué les chiens.
Ce fut devant la porte qu’elle prit son courage à deux mains et poussa la lourde porte. Du moins, essaya.


- Aïe !

BAM fut le bruit que son corps fit en chutant sur le sol glacial de la mairie, à l’intérieur donc. Le gros Zhang Fei ayant repéré et l’homme et les chiens fit ce que tout bon toutou se devait de faire à ce moment-ci. CÂLINS ! Un monsieur avec des chiens devait sûrement être un ami, n’est-ce pas ? devait-il sûrement penser.

- Zhang Fei, on ne fait pas de câlins aux inconnus ! sortit-elle péniblement en se relevant, prenant ensuite une bougie pour l’allumer, prête à se saisir de son tournevis au besoin. Et puis…elle les distingua. Qu’ils sont adoraaaables !
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ft. : MAGGIE Q


MessageSujet: Re: ┼ Flash info - no more lights    Sam 7 Juil - 20:17

Ses yeux papillonnèrent comme si elle avait été la victime d'une crise d'épilepsie ; elle se sentait vaseuse, presque hors du temps. Son front reposait platement sur un carton déchiré sur les bords, seule illusion de confort dans ce bureau vétuste. Joanie releva la tête, hagarde. Par réflexe, son regard fuit aussitôt vers la fenêtre, qui ne révélait qu'une nuit vierge de constellations. Elle glissa ses doigts fins sur son visage morne, violemment éclairé par la lumière blanche du plafonnier, comme pour tenter de se galvaniser. Peine perdue. Les derniers jours avaient été rudes et avoir été la victime d'une intrusion n'avait pas apaisé ses nuits, loin de là. Elle avait tout de même du mal à croire qu'elle s'était endormie au bureau ; cela ne lui était jamais arrivé. Tant pis. Inutile de se tourner les pouces en espérant pouvoir se remettre au travail. Joanie sortit son téléphone portable, qui indiquait 23h07 exactement. Eh bien. Elle avait fait une belle sieste. La dernière chose dont elle se rappelait, c'était Keke du service scolaire qui lui avait souhaité une bonne soirée, vers 19h. Ça pour sûr, elle avait dormi comme un bébé.

L'agacement commençait à monter et Joanie décida de rentrer chez elle avant de trop se fustiger. Irritée, elle jeta en vrac ses clés et son téléphone dans son sac à main criard de vide, quand l’électricité se fit la malle dans un bruit sec. Elle haussa des épaules. Le bâtiment était vétuste et les coupures de courant étaient fréquentes. Elle n'aurait qu'à enclencher le disjoncteur avant de quitter les lieux. Mais elle réalisa bien vite que l'obscurité avait fait son chemin partout, et pas seulement dans la mairie : les rues n'étaient plus qu'un amas de ténèbres claires-obscures, pénétrées par quelques nuages timides. Joanie tendit l'oreille : voilà qui était étrange. Quelqu'un venait de claquer la porte. Son sang ne fit qu'un tour ; aussitôt, toute pensée rationnelle fut estompée, brouillée par l'angoisse viscérale qui la dévorait depuis quelques jours. Après l'avoir harcelée chez elle, on venait l'emmerder jusqu'à son lieu de travail, qu'elle pensait être, de son caractère public, un lieu où le cessez-le-feu était de mise. Pendant quelques secondes, elle fut incapable de bouger. Lorsqu'un bruit sourd se fit entendre depuis le hall, Joanie ne réfléchissait déjà plus. Elle plongea sa main dans son sac et en sortit le revolver qui ne la quittait plus. Comme un automate, elle se faufila vers le couloir, son téléphone dans une main pour s'éclairer et bien évidemment, le pistolet tremblant dans l'autre.

Le plus silencieusement possible, elle longea les murs rapprochés du corridor exigu, qui ne laissait place ni à la fuite, ni à un affrontement. Plus elle progressait vers le hall d'entrée, plus les voix étaient claires : un homme, une femme. Cela ne rassurait pas Joanie. Tant qu'elle ne saurait pas qui se trouvait dans SA mairie, elle ne baisserait pas son arme. Elle n'était plus la mairesse, mais une main chancelante, réceptacle maladroit de la bouche fumante d'une arme de mort. Les pas légers, le regard droit bravant l’obscurité.  Elle n'avait pas peur du noir, mais elle redoutait les voix qui s'en échappaient ; elle redoutait ce qui stagnait derrière le voile. Une fois dans le hall, elle braqua son arme vers la première ombre qu'elle aperçut, sans même vérifier si elle connaissait éventuellement la personne.

«  Qui est-ce ? Vous n'avez rien à faire ici, la mairie est fermée ! » s'écria t-elle, tout en refusant de s'admettre que rien de tout cela ne serait arrivé si elle ne s'était pas endormie comme une gamine.

Finalement, elle reconnut plus ou moins un type qui travaillait à la police et la drôle d’hurluberlue de l'autre jour.

« Encore vous ? Vous n'avez toujours pas compris que les chiens, c'est dehors, et ce en toutes circonstances. » grommela t-elle, étouffée par sa propre mauvaise fois.

Elle soupira et baissa l'arme.

« Désolée. Je suis un peu à cran. » avoua t-elle, en se dirigeant vers le débarras derrière l’accueil. Elle frappa un grand coup sur le verrou pour que celui-ci ne daigne s'ouvrir. Quand elle disait qu'il fallait effectuer des rénovations... Elle se glissa dans le placard qui tenait du dépotoir et ré-enclencha le disjoncteur. Aucun effet. Mmh.

« Eh bien. Je suppose qu'on est bons pour aller faire un tour à la centrale électrique. » soupira t-elle, exténuée. Sa voix trahissait une fatigue qu'elle aurait préféré dissimuler. La mairie possédait un double des clés de la centrale en cas de pépin. Néanmoins, il y avait normalement toujours un contre-maître qui veillait au bon fonctionnement des circuits.

« Visiblement, vous appréciez les promenades nocturnes. »plaisanta t-elle dans l'espoir d'apaiser l'atmosphère qu'elle avait considérablement alourdie avec son léger coup de folie.

Après tout, c'était elle qui avait menacé les pauvres diables avec un revolver. Après avoir posé l'arme bien en évidence sur le bureau d’accueil, afin de montrer que non, elle ne tirerait sur personne ce soir, et composa le numéro du portable du responsable. Elle était directement redirigée sur le répondeur, ce qui était étrange. Pendant ce temps, les trois chiens déambulaient joyeusement dans l'espace qui leur était normalement interdit et les trois humains s'observaient en chiens de faïence. Quelle ambiance. Au moins, sa peur s'était tue. Pour l'instant. Elle soupira de nouveau et tenta cette fois-ci de contacter l'hôpital le plus proche, pour être sûre que leur générateur de secours fonctionnait correctement.
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MessageSujet: Re: ┼ Flash info - no more lights    Dim 8 Juil - 21:50

NO MORE LIGHTS

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Cet enfoiré de distributeur refusait de se laisser avoir. Et ce n'était pourtant pas la première fois que Mikko s'opposait à l'un d'eux. Quand on a les poches vides d'argent, on apprend à se débrouiller et le jeune homme avait ainsi apprit à récolter de précieux butins des distributeurs automatiques et tout ça en réutilisant toujours le même malheureux dollar. Le processus était fort simple; mettre le dollar dans la machine, tout en entrant son bras dans la chute pour empêcher le produit de tomber. Ce brillant distributeur remboursait alors l'argent et il n'avait qu'à sortir le produit qu'il retenait. Ça marchait à tous les coups, sauf cette fois visiblement. S'impatientant, Mikko releva les yeux vers son adversaire, lui flanquant un coup de sa paume au passage. « Come on! » Une fois de plus, il recommença son stratagème, sauf que cette fois, le distributeur lui répondit en s'éteignant de toute lumière. Lui et le reste de la rue. Mikko se figea aussitôt bouche bée de l’effronterie, avant de lever les yeux vers le ciel, s'adressant au Big Guy tout là haut.. « Pourquoi tu me fais ça, hein?! Je t'ai jamais rien fait! » Il marqua une pause, le temps de calculer cette déclaration. « Ok, d'accord...peut-être, mais quand même...» Gonflant les joues pour soupirer son découragement, il pivota sur lui-même et se laissa glisser contre le distributeur, jusqu'au sol. Son regard scruta la noirceur dans laquelle il était désormais plongé. Il s'était habitué à être à l'extérieur, la nuit, dans des lieux angoissants, mais ça ne suffisait pas à complètement effacer ce sentiment de peur qui parvenait encore à venir lui chatouiller les nerfs. Il devait bouger, essayer de trouver un lieu plus éclairé, même si à vue de nez ça semblait être une panne majoritaire. Est-ce qu'il avait la poisse ou c'était simplement cette ville qui avait un problème?

Après quelques minutes, ses yeux s'adaptèrent plus ou moins à la pénombre et il réussit ainsi à discerner un mouvement de l'autre côté de la rue. Quelqu'un semblait être entré dans ce bâtiment non identifié. Et là, Mikko s'interrogea bien à savoir quel édifice était encore ouvert à une heure pareille? Il ne connaissait pas très bien la ville, mais il n'avait rien de plus intéressant à faire que d'aller vérifier. D'un mouvement motivé, il se releva donc pour traverser la rue, ne s'effleurant pas de l'idée qu'il s'agissait peut-être d'un cambriolage et qu'il risquait de se faire canarder d'aller mettre son nez curieux là où il ne devait pas être. Il n'y pensa pas, non. Mikko ne pensait jamais à ce genre de détail, pas tant qu'il n'avait pas les deux pieds dedans et que l'idiotie de l'idée ne devenait pas une évidence. Prudemment, néanmoins, il monta les marches du perron pour s'arrêter devant la porte, la toisant quelques secondes avant de se décider à la pousser. Il prit alors un grand soin à la refermer sans fracas et fut donc un poil déconcerté quand celle-ci claqua bruyamment en se refermant, malgré ses efforts de discrétion. « Bitch, » qu'il souffla pour lui-même et pour la porte, avant de se retourner d'un bloc en entendant des voix derrière lui. Des voix, des gens, et des chiens? Est-ce que c'était la fourrière? Venait-il de se mettre dans la merde, encore une fois? Espérant stupidement se fondre dans le décor, il se glissa sur le côté, longeant le mur. Une autre mauvaise idée, après tout, s'il voulait se sauver, il aurait très bien pu simplement ressortir par la porte qu'il venait de franchir.
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MessageSujet: Re: ┼ Flash info - no more lights    Lun 9 Juil - 6:16

Flash info - no more lights


   

Andy n'eut pas le temps de converser plus longtemps avec ce pauvre Cujo. La porte de la mairie s'ouvrit, et un fracas de tous les diables s'ensuivit. Quelqu'un venait vraisemblablement de chuter sur le sol et une énorme masse poilue s'était élancée vers Andy. Ce dernier eut un mouvement de recul, mais comprit rapidement que la boule de poils n'était autre qu'un chien. Son oeil de connaisseur reconnut un dogue du Tibet, qui se mit aussitôt à sympathiser avec les deux schnauzers. L'inconnue s'était relevée et avait allumé une bougie. Il s'agissait d'une jeune femme qu'il n'avait encore jamais vue, d'origine asiatique.

«  Vous allez bien ? », demanda Andy en se dirigeant vers l'inconnue.

Il fut stoppé dans son geste par l'apparition impromptue d'une femme, pointant une arme dans leur direction. Andy attendit qu'elle se calme, et regarda son manège d'un air désapprobateur. Visiblement, il s'agissait d'une employée de la mairie. Quel manque de professionnalisme ! Il ignora ses remarques, la fatigue n'étant pas à ses yeux une excuse pour s'être montrée désagréable. « Eh bien. Je suppose qu'on est bons pour aller faire un tour à la centrale électrique. »

Andy se composa un sourire de façade et prit la parole, avec son air charmant qui le caractérisait tant :

« Effectivement, je pense que c'est la meilleure chose à faire. Je me prénomme Andy Winchester, je viens d'arriver à Castle Rock.  »

Winchester. Il s'était habitué durant l'enfance et l'adolescence à ce que l'évocation de son nom déclenche chez ses interlocuteurs d'étranges réactions. Depuis qu'il s'était éloigné des jumeaux, il avait oublié cela mais son arrivée à Castle Rock avait fait ressurgir ces vieux souvenirs car les jumeaux Winchester n'avaient pas mis bien longtemps avant de se forger une réputation.

Il se dirigea vers ses chiens et rattacha leurs laisses, caressant au passage le dogue du Tibet.

« Mes excuses pour le dérangement, je pensais que quelqu'un ici pourrait me renseigner sur l'origine de la panne d'électricité. La porte n'était pas fermée à clé donc j'ai pensé... »

Il n'eut pas l'occasion de finir sa phrase car le claquement de la porte attira son attention. Il observa d'un air interrogateur le jeune homme qui venait d'arriver et longeait le mur, probablement dans l'espoir de ne pas être remarqué. Malheureusement pour lui, la lumière de la bougie que tenait l'inconnue éclairait faiblement l'endroit, suffisamment pour déceler la présence de formes mouvantes. Et son entrée n'avait pas été des plus discrètes.

« Bonsoir ! Vous venez au sujet de la panne ? », demanda-t-il au nouvel arrivant.


   


   
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MessageSujet: Re: ┼ Flash info - no more lights    Jeu 12 Juil - 9:47

Chose rare à signaler : la clinique était vide quand Kennedy la quitta. Pas d'animaux en convalescence sortant d'une opération quelconque, pas d'urgence, rien... Cela arrivait parfois, rarement mais parfois quand même. Caïn était partie avant elle, Kennedy préférant rester pour s'avancer sur l'administratif.
On ne savait jamais de quoi le lendemain serait fait, si elle aurait du temps à elle ou pas du tout.
En attendant, il faisait nuit noire. Deux tours de clé et la jeune femme remonta la rue à pieds, sa voiture toujours en réparation. Il y avait peu de bruit, simplement l'écho des talons sur le bitume.
La lumière des lampadaires suffisait, il y en avait aussi quelques unes encore aux fenêtres de certaines maisons...
Et puis tout à coup...
Pouf?
Plus rien, le noir. Désarçonnée, Kennedy connut un blanc mental absolument total, incapable de se souvenir de son nom ou de l'endroit où elle se trouvait tellement tout cela la prenait de court.
Merde....
Elle parvint à se ressaisir, voulu croire que d'ici trois secondes, tout reviendrait mais...Mais non.
Rien ne revenait...
Une obscurité profonde, des yeux qui ne s'y habituaient pas, une absence de repère....
Elle cherchait dans son sac, son téléphone à la batterie presque morte. Il ne lui suffirait pas pour rentrer chez elle, impossible. A peine pouvait-elle éclairer ses pas avec l'option lampe de poche...
Il y avait des lampes plus efficaces à la clinique, mais la clinique était loin derrière elle à présent.
Tout est loin quand on est coincé dans le noir....
L'idée de l'hôtel de ville la traversa alors, ça ne valait peut-être rien mais c'était quelque chose. Aussitôt, elle s'y précipita, courant tout en prenant le risque de se tordre la cheville.
Mais s'il y avait des monstres dans l'ombre, Kennedy ne voulait rien risquer....

Elle s'engouffra à l'intérieur, épuisée. D'autres personnes se trouvaient là, des chiens aussi. Super, en plus ça allait lui rappeler le boulot....
Incapable de reprendre son souffle, la jeune femme s'appuya au mur.

”Bordel.... Bordel de bordel de bordel ! 'Scusez-moi.... Il se passe un truc précis ou bien tout a sauté d'un coup? On y voit absolument rien dehors !”
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ft. : KJ Apa


MessageSujet: Re: ┼ Flash info - no more lights    Dim 15 Juil - 20:07

NO MORE LIGHTS

Flash info  

À la voix de l'homme qui le salua, Mikko se figea comme un écureuil. Il s'y attendait certes, il n'était pas invisible en dépit de sa tentative de rester dans l'ombre, mais il avait peut-être espéré qu'on décide de l'ignorer, tout simplement. D'un autre côté, qu'aurait-il fait? Il ne savait pas exactement où il se trouvait et encore moins pourquoi il était venu, encore victime de son impulsivité irréfléchi, il espérait seulement ne pas s'être mit les deux pieds dans un nid de guêpe, encore une fois. À la vue que lui offrait la faible lueur d'une bougie, il y avait déjà trois personnes présentes. La mairesse -déjà ce n'était pas une bonne nouvelle-, l'homme qui avait parlé, et une asiatique menue qu'il ne se rappelait pas avoir déjà vu. Ainsi que les chiens. Que devait-il faire, maintenant qu'il était repéré? Peut-être répondre à la question qu'on lui posait. S'il venait pour la panne? Son cerveau fit probablement le tour du globe en entier avant qu'il ne fasse enfin le lien avec la panne d'électricité. Oui, en effet, il avait remarqué que quelqu'un avait coupé le courant et éteint son distributeur par la même occasion. Il finit donc par hocher la tête, à milles kilomètres d'être convaincu et convainquant, mais tout de même. « Ouais, la panne. Je viens pour la panne. J'étais...» Il pointa le pouce en direction de la porte, tout en avançant d'un pas vers eux, incertain de ce qu'il était sur le point de dire. Il n'allait quand même pas tout bonnement dire qu'il essayait de piller le distributeur. «...j'ai vu quelqu'un entrer, alors je me suis dit que c'était une bonne idée de venir...c'est noir comme un cul dehors...» Il étira un sourire qu'il ravala quelques trente secondes après, n'étant pas certain si c'était de mise, et puis de toute façon, la porte se fit de nouveau entendre alors qu'une jeune femme faisait irruption à son tour dans le bâtiment. Une diversion parfaite pour lui, au détail près qu'il n'avait toujours pas de plan. Y avait-il quelque chose à manger ici? Peut-être qu'il pouvait s'éclipser de cette petite réunion pour aller gentiment chaparder quelques trucs. Non pas qu'il voulait profiter de la situation, mais...qui n'y penserait pas? Si la mairesse était là, c'était peut-être la mairie et si c'était la mairie, peut-être qu'il y avait une salle communautaire, et s'il y avait une salle, peut-être qu'il y avait de la nourriture, genre des chips. Mikko fit à nouveau quelques pas, espérant bien qu'on le laisserait circuler librement. « Y'a surement quelque chose pour faire de la lumière ici, je vais aller voir si vous voulez bien. »
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MessageSujet: Re: ┼ Flash info - no more lights    Lun 16 Juil - 6:27

NO MORE LIGHTS

Finnegan & others  

Il n’est pas dans les habitudes de Finnegan de rester aussi tard au magasin, mais la lecture d’un livre lui a fait oublier le temps. Des lignes qu’il a pourtant dévoré des dizaines de fois, un bouquin qui est plus souvent entre ses doigts que sur les étagères. C’est l’absence soudaine de lumière qui lui a fait relever les yeux, les plissant légèrement pour s’habituer à la noirceur de la pièce. Quelques peu paniqué par ce changement non prévu, il se lève pour attraper la lampe torche se trouvant dans l’un des tiroirs de l’arrière-boutique, trébuchant au passage sur un carton pas rangé.  Son rythme cardiaque semble retrouver une allure normale lorsque le jet de lumière vient éclairer la pièce. « Ok… Tout va bien ». Un regard à l’extérieur pour réaliser que le courant a sauté dans toute la rue…et probablement toute la ville. C’est bien sa veine ça, le seul soir où il reste plus tard. Le livre encore sous le bras,les clefs glissent dans la serrure et il ferme la porte derrière lui, n’aimant pas rester dans la boutique dans ces conditions.

Il marche d’un pas pressé, regardant nerveusement derrière lui à chaque bruit qu’il entend ou imagine. Parce que son cerveau est en pleine ébullition, les pires images se bousculent dans sa tête depuis que la lumière à quitté la ville. C'est dans ce genre de moment qu'il regrette les films d'horreur trop regardés . Pourtant, il n’a pas peur du noir, aimant même marcher au petit matin quand les rues sont encore endormies. Mais là c’est différent, il ne se sent pas maître de la situation. Il se fige soudainement en entendant un bruit de porte claquer. Ses muscles semblent se crisper alors que son coeur bat de nouveau à la chamade. « Il y a quelqu’un … ? » Il a parlé tellement bas que personne ne pourrait l’entendre de toute manière, même si un individu était présent. Et puis c’est la peur qui s’empare de lui, sentiment déjà bien présent depuis la coupure d’électricité. Il accélère, tenant la lampe poche devant lui pour ne pas tomber quand il voit quelqu’un entrer dans la mairie. Incapable de réfléchir – et sachant son appartement à quelques rues de là – il se dirige vers la bâtisse et pousse la porte pour se glisser à l’intérieur. Reprenant son souffle, il met quelques secondes pour réaliser qu’il n’est effectivement pas seul, et cette situation le rassure. Se rendant compte que l’entrée abrupte, la respiration saccadée et la course peuvent paraître suspecte, Finnegan regarde les personnes présentes et pointe l’extérieur du doigt « C’est que… Il y avait un truc bizarre dehors » Oui, une porte a claqué Finn, ça arrive tous les jours. «  Il y a eu un bruit… »

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ft. : MAGGIE Q


MessageSujet: Re: ┼ Flash info - no more lights    Hier à 14:13

Les ténèbres latentes soulignaient avec morgue le décor vétuste qui les entourait : l’accueil de la mairie aurait pu figurer sur la brochure d'une campagne de recrutement pour la merveilleuse fonction publique dans les années 80. Ajoutez l'attitude de la mairesse à la décoration pour la moins... vintage de l'endroit, la mairie n'avait clairement rien d’accueillant. Peut-être qu'un bon coup de feng-shui pourrait régler tout ça, qui sait. Joanie frotta ses mains sur son tailleurs ; elles étaient si moites que ça en devenait presque inconfortable. Elle ignorait pourquoi cette obscurité imposée l'angoissait si fortement : c'était pourtant le monde à nu, baigné des faibles rayons lunaires, noble dans son authenticité fugace et vierge de toute manifestation humaine. Ils étaient soumis à la nuit. Pourtant, elle sentait au fond d'elle que quelque chose n'allait pas. Elle n'était pas du genre paranoïaque, mais croyait catégoriquement que l'instinct était une force qu'il ne fallait pas sous-estimer.

M'enfin.

Pour l'instant, tout ce qu'elle pouvait voir, c'était la panique irrationnelle qui semblait agiter les prunelles de chacun.

Et ce putain de téléphone qui continuait de sonner dans l'vide.

Joanie noua ses cheveux en un chignon strict : la coiffure soulignait son port altier mais déjà affaissé par l'âge, son nez aquilin et son regard étroit, volontaire. Mais surtout, elle criait : «  Time for Business ! »  : elle n'avait aucune envie de se rendre à la centrale à une heure si tardive, mais l'absence de nouvelles de leur part l'inquiétait malgré elle. Par ici, le silence n'était jamais de bonne augure. Elle fronça les sourcils lorsque l'homme qu'elle ne connaissait pas se présenta : au delà de son sourire si crispé que son manque de sincérité en devenait presque insupportable, ce qui l'interloqua directement fut la manière entendue dont il prononça son nom, comme si elle aurait dû en déduire quelque chose. Elle décida aussitôt que jusqu'à preuve du contraire, elle n'appréciait pas cet homme au visage cireux bouffé par une myriade de tâches de rousseur, qui donnaient à ses traits un aspect presque grêleux. Curieusement, cela ne l'empêchait pas d'être un bel homme.  

« Joanie. Encore désolée de... l’accueil. » Son excuse s'accompagna d'une grimace qui en soulignait la sincérité : elle était vraiment honteuse de sa réaction, mais au final, elle restait compréhensible ; du moins, de son point de vue.

L'origine de la panne d'électricité ? Joanie dût retenir un sourire narquois. Ce n'était pas bien compliqué. Soit la centrale connaissait un problème technique, soit quelqu'un avait délibérément coupé le courant depuis le bâtiment, ce qui était l’éventualité la plus effrayante. En se remémorant les derniers événements, Joanie penchait malheureusement pour la deuxième option. Peut-être était-ce juste l’œuvre d'un mauvais plaisantin, d'un gamin désœuvré qui voulait profiter de l'angoisse qui étouffait le bitume pour s'amuser un peu aux dépends des autres. Mais peut-être que l'aube annoncerait une nouvelle morbide. Joanie décida de n’inquiéter personne.

« Sans doute une panne, rien de grave. Tant que le générateur de l'hôpital fonctionne, c'est tout ce qui... » Bien qu'elle l'ait coupé, ils se retrouvèrent tous les deux à contempler le nouveau venu avec des yeux ronds.

Un imbécile dégingandé aux cheveux épars – que Joanie reconnut aussitôt – longeait le mur comme s'il espérait faire corps avec lui. Sans doute se pensait-il discret. Bon sang, cette mairie était un vrai moulin. Bientôt, ils verraient la pauvre fille qu'ils avaient retrouvée l'autre jour franchir la porte et demander pourquoi la lumière aveuglante n'exposait plus son corps marbré de coups sur son lit de mort.

« Tout le monde reste ici, Mikko. » asséna t-elle d'un ton sévère.

Le fait que son cousin soit à la rue alors qu'un tueur les parcourait en toute tranquillité avait le don de cruellement jouer sur ses nerfs. Néanmoins, elle voyait clair dans le jeu du jeune homme et n'avait aucune intention de le laisser déambuler dans la mairie comme bon lui semblait. Ce n'était pas un méchant garçon, mais il attirait les ennuis même sans les chercher, ce qui, dans le fond, était tragique. Elle n'eut cependant pas le temps de continuer ses remontrances que deux jeunes pénétrèrent dans la mairie à quelques secondes d'intervalle. Elle ignora les vulgarités de Kennedy – le soleil pourrait disparaître qu'elle serait toujours aussi grossière – mais fronça les sourcils aux paroles du jeune homme. Le pauvre avait l'air paniqué. De nouveau, elle se composa un joli sourire.

«  Coupure de courant, rien de grave. Tout devrait bientôt rentrer dans l'ordre. » répondit-elle sans réagir aux bégaiements du blond. Il avait sans doute entendu Kennedy. Elle n'était pas des plus discrètes.

Il était à présent temps de se rendre à la centrale, comme elle l'avait dit. Elle poussa la lourde porte et se retrouva dehors. Curieusement, la rue endormie était bien moins angoissante que leur petite réunion en intérieur. Elle hésitait. Sa moto irait bien plus vite que ses pieds, mais elle avait peur d'avoir un accident, surtout avec une telle chape de charbon au dessus de sa tête. Soudain, elle laissa échapper un hoquet de surprise. Une étrange masse informe se dessinait à l'écart du faisceau de sa lampe torche. Elle s'approcha, les doigts serrés autour de son téléphone, les yeux fous qui dansaient à gauche, à droite. Nul pouvoir ne tenait dans le noir.  

C'était un sac en daim couleur bistre. Un sac de femme, incontestablement. Elle appela aussitôt Kennedy pour lui demander si c'était à elle.  
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MessageSujet: Re: ┼ Flash info - no more lights    Hier à 15:59

Kennedy connaissait Castle Rock, elle connaissait la ville, oui, non ses secrets. Ce que cela voulait dire? Beaucoup de choses, tout et rien aussi, surtout tout, surtout rien. Des choses qui méritaient pas d'explications, qui arrivaient juste, parfois il y avait des morts, parfois des disparitions.
Parfois, un mélange des deux aussi....
Les lumières s'éteignaient, selon la jeune femme la soirée n'était pas si négative que ça: c'étaient des lumières électriques qu'on parlait après tout, pas de ce putain de soleil...
Demain, eux pourraient être vivants ou morts, le soleil se lèverait.
Elle écouta Joanie prendre la situation en main, rester calme. Son amie avait toujours tout eu d'une leader, aujourd'hui encore elle ne faisait pas mentir sa réputation.
Kennedy osa un petit sourire en coin parce que....parce que girls power !
Dans la main de Joanie, la lumière entamait un ballet inquiétant, allant de leurs visages jusqu'au mur. Parmi les autres personnes présentes, deux gamins dont un que Joanie semblait connaître et un autre, plus....intimidé? Il était arrivé peu de temps après elle. Allez, soirée baby sitting les gars !

Le faisceau de la lampe se posa sur un sac, la brune regarda Joanie, secoua la tête avant de se rapprocher de la mairesse pour murmurer afin qu'elle seule ne l'entende.

”Je ne te promets rien mais je peux essayer de le toucher si tu veux, il te semble suspect?”

Même si dans le noir, tout à proprement parler devenait suspect. Petit à petit, bien qu'elle ne frissonnait pas encore, la jeune femme comprit alors une chose: elle était terrorisée. Une terreur froide, glacée, coutumière à Castle Rock.
Kennedy n'avait pas envie de mourir quand même, pas plus que de souffrir. Elle sortit de la poche de sa veste un paquet de bonbons à la menthe, en enfourgua un dans sa bouche avant de le proposer aux autres.
Le sucre pouvait aider, au moins psychologiquement.

”On...peut penser qu'ici nous sommes en sécurité, non? Sinon vos chiens nous avertiraient, n'est-ce pas monsieur? “

Quand dehors, tout pouvait arriver. Dans ce genre de situation, Kennedy regrettait de vivre seule sans personne pour s'inquiéter pour elle à l'attendre à la maison. Mais bon, ainsi va la vie?

”Ok Joanie, donne-moi un truc à faire avant que je déraille, là je sens que c'est pas bon.”'

Tout en parlant, la jeune femme commença à détacher ses chaussures et ôter les talons. S'ils avaient à courir, Kennedy préférait le faire pieds nus,
histoire de ne rien se tordre et d'éviter une chute idiote qui pourrait lui coûter la vie...
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