Castle Rock :: 
Castle Rock
 :: South side
Partagez | 
 

 Midnight tempest [feat. Ben]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

avatar


Messages : 37

ft. : Deepika Pakudone


MessageSujet: Midnight tempest [feat. Ben]   Mer 29 Aoû - 5:11

Le matin même, la jeune femme avait quitté sa maison, enfin la sienne... c'est un grand mot puisque c'est la maison de son père. Les gens pourraient rire d'elle, de savoir qu'à trente ans elle vit encore chez son père. Mais à quoi bon avoir son chez soi quand on en a pas vraiment une utilité. Premièrement, Samara n'est pas une femme matérialiste, elle se fiche complètement d'avoir une belle et grande maison, elle n'a pas non plus envie d'avoir de jolies meubles pour entreposer ses affaires. L'unique bien matériel auquel elle tient, c'est sa voiture, une pièce de collection à présent qui appartenait autrefois à sa mère. Deuxièmement, elle bouge s'en arrêt à cause de son boulot de détective. La jeune femme ne se concentre pas que sur la ville de Chicago, elle peut mener ses investigations dans tout le pays, c'est pour ça qu'elle passe la majorité de son temps dans des hôtels, ce qui ne la dérange pas. Quand elle rentre, elle a toujours sa chambre chez son père, ce dernier étant toujours heureux de voir sa fille chérie rentrer et passer un peu de temps avec lui, bien que ce soit toujours trop court à son goût.

La route jusqu'au Maine allait être longue. Presque 19 heures de trajet qu'on peut certainement rallonger à 20 voir 21 heures si on compte quelques arrêts histoire de se dégourdir les jambes et de faire une pause pour manger un bout dans un restaurant. Pour gagner à peu près une heure et demi de trajet, elle avait décidé de passer par le Canada. C'est ainsi que sa première étape est le Michigan ou elle passera non loin de Détroit pour traverser le Sud de l'Ontario en passant par Toronto, ensuite traverser le Sud du Québec en évitant le cœur de Montréal pour enfin se retrouver dans le Maine de retour aux États-Unis. Ce genre de trajet ne lui fait pas peur. Certes, ça aurait été plus rapide de prendre un avion, mais elle a besoin de sa voiture pour enquêter, les voitures de location, elle a toujours trouvé que c'était de l'arnaque. Et puis, elle ne sait pas pour combien de temps elle est partie. Autant avoir son confort avec son propre véhicule. Comme à chaque fois, la radio était en route, le lecteur cassette, car oui, son poste radio est authentique, il ne lit pas les CD ou les clefs USB. C'était une vieille cassette de Chuck Berry qu'elle écoutait, l'une de ses préféré, chantant les paroles de Johny B. Good par cœur.

Minuit était finalement passé et elle allait bientôt voir la fin de ce trajet, ce qui tombait bien vu qu'elle commençait sérieusement à fatiguer. D'ici peu, elle risque de s'endormir au volant et ce n'est pas du tout une bonne chose. Tout ça c'était sans compter le début d'une terrible tempête. Bordel, pourquoi il faut qu'elle soit malchanceuse ? La pluie tombait à torrent réduisant la visibilité à néant, l'obligeant à rouler le plus doucement possible. En plus de ça, histoire de couronner le tout, voila que sa voiture fait un bruit étrange avant de s’arrêter en "broutant" bizarrement. L'essence. Elle pensait pouvoir faire encore cinquante kilomètres et trouver une station pour faire le plein. Sam se mit à rager en frappant son volant de colère. Comment elle va faire maintenant ? Le pire dans tout ça, c'est qu'elle n'a même pas de réseau pour consulter ou est la station service la plus proche ou pour appeler une dépanneuse qui pourrait l'aider.

Après un long soupire, elle décida de sortir de la voiture pour prendre son sac et continuer à pied. Rester inactive à rien faire, ça ne le tente pas, d'autant plus, qu'elle aimerait vraiment trouver un motel pour dormir dans un vrai lit et non pas sur le siège de sa voiture. En moins de deux minutes, elle fut complètement trempé de la tête aux pieds si ce n'est pas pour dire jusqu'aux os. Tout en grelottant, elle remonta la route sans jamais croiser personne. Finalement, sur le bord de la route, il lui sembla entre deux éclairs menaçants apercevoir de la lumière, une maison ? De nos jours, personne ne laissera une jeune femme dehors, seule et sous une orage pareil ! C'est pour cette raison que Sam décida au culot, d'aller voir et frapper à la porte en espérant que le propriétaire veuille bien soit l'aider, soit l’héberger jusqu'à ce que la tempête ce calme. Arrivée sous le perron de ce qui semble être une vieille ferme, elle frappa à la porte et patienta...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar


Messages : 59

ft. : Adam Driver


MessageSujet: Re: Midnight tempest [feat. Ben]   Mer 29 Aoû - 13:22

Riders of the storm

Into world we're thrown



Les heures filaient au gré des changements de chaînes que Benjamin regardait sans véritablement les voir. Les émissions culinaires se succédaient aux émissions qui vendaient quelque chose de forcément "exceptionnel", les mêmes clips musicaux étaient diffusés en boucle tandis que les styles des dessins animés changeaient au gré des origines de leurs studios. La fatigue et le sommeil seront aux abonnés absents ce soir, songea-t-il avec amertume sans savoir au bout de tant d'années si c'est une bonne ou une mauvaise chose. Là où la plus grande partie des êtres vivants se réjouissent à l'idée de dormir, Benjamin Fischer en éprouvait toujours une pointe d'angoisse plus ou moins lancinante. Les rêves...il a toujours eu la certitude que c'est dans le monde des rêves qu'il est le plus vulnérable. Les choses qui ne peuvent s'exprimer, qu'elles viennent "d'ailleurs" ou d'événements passés qu'il s'escrime à étouffer, seraient bien capables de le retrouver. Ben avait tout essayé pour calmer ses cauchemars et les périodes d'insomnie qui ne manquaient pas de s'y succéder. De la sédation chimique au conditionnement psychologique, des mélanges de plantes plus ou moins vendus de manière légale aux efforts physiques soutenus, aucun traitement farfelu comme scientifique, aucun remède de grand-mère n'en venait à bout. A la longue, il avait appris à vivre avec sans parvenir à dompter ce sentiment de menace qui planait lorsque ses yeux étaient sur le point de se fermer.
Un miaulement éraillé lui parvint alors que son zapping s'arrêtait sur les images en noir et blanc d'un vieux film d'horreur. Le Chat venait de bondir sur l'assise du canapé dans lequel était allongé Benjamin et s'approchait avec méfiance de ce dernier. Ca ne faisait pas longtemps que l'animal acceptait d'être enfermé dans la maison. La mauvaise saison qui s'était installée, avec ses orages et ses averses dignes de la mousson, semblait être venue à bout du besoin d'indépendance et de liberté du félin. Ben n'aimait pas particulièrement les chats et n'était jamais à l'aise avec ces bêtes, mais celui-là commençait à s'imposer bien facilement à lui. Animal du Diable, va! lâcha-t-il en posant la main sur la tête du chat qui ploya le dos sous la caresse de sa paume. Un demi-sourire étira ses lèvres en sentant les poils qui commençaient à repousser aux endroits qui étaient encore pelés et dévorés par la vermine il y a quinze jours. Se faufilant sous son bras, Le Chat descendit de son perchoir jusqu'à se caler contre sa hanche en ronronnant, les yeux mi-clos rivés sur l'écran de télévision. Ca va te cramer les neurones, vieux. avisa-t-il en ajustant sa position pour pouvoir gratouiller le menton du chat. Il leva les yeux sur la scène de spiritisme avant de lâcher un petit reniflement méprisant et de changer de chaîne. En plus, ils faisaient n'importe quoi.

Le Sud du Maine a été déclaré en alerte orage pour cette nuit et la matinée de demain. Plusieurs phénomènes orageux accompagnés de fortes précipitations convergent vers cette partie de l'Etat. Restez chez... Ben appuya sur le bouton "mute" de sa télécommande, les sourcils froncés. Il est un peu plus de minuit. On entend la pluie tomber et le vent tambouriner aux volets mais c'est un autre son qui l'a troublé. Esquissant un baîllement, Le Chat s'étire avant de bondir au sol. Des coups frappés à la porte redressent brusquement Benjamin. Des yeux, il parcourt le salon encore encombré ça et là de cartons qu'il n'a pas déballés s'attendant à voir surgir des coins d'ombre une vague forme vague l'implorant de l'écouter. Son regard se pose sur la porte d'entrée avec méfiance apercevant le sommet d'une tête par le verre fumé. Un mort serait déjà entré. Benjamin repousse le plaid qui le couvrait et se dirige jusqu'à cette dernière. La déverrouillant, il libère la serrure avant de tourner la poignée. Pas de fantôme derrière la porte. Juste une silhouette menue, trempée jusqu'aux os, assurément vivante et grelottante. Plissant les lèvres, les iris sombres de Benjamin se porte au-delà de la jeune femme, dans le jardin et vers la rue, comme s'il cherchait une autre personne avant de se poser de nouveau sur l'inconnu. Oui? interroge-t-il d'un ton neutre en maintenant la porte à peine entrouverte.


AVENGEDINCHAINS
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar


Messages : 37

ft. : Deepika Pakudone


MessageSujet: Re: Midnight tempest [feat. Ben]   Mer 29 Aoû - 13:45

Devoir marcher dehors sous la pluie battante avait réussi à réveiller la jeune femme. Pour le moment, elle n'avait plus envie de dormir, tout ce qu'elle voulait s'était se retrouver au sec, dans un endroit chaud et pouvoir changer ses vêtements. Marcher avec un jean complètement trempé, c'est loin d'être la chose la plus agréable du monde, sans compter ses baskets qui sont à présent digne d'une piscine olympique. Heureusement qu'elle avait remarqué les lumières de cette vieille maison au loin. Le simple fait d'être sous le perron et de ne plus sentir les goûtes d'eau ruisseler sur sa peau est plus qu'appréciable. Avant de frapper à la porte, elle essora rapidement ses cheveux pour éviter de dégouliner devant l'inconnu qui ouvrira la porte, s'il veut bien le faire. Quelqu'un qui vient vous déranger à minuit passé, c'est généralement très peu rassurant, surtout perdu ici en pleine campagne.

Samara avait frappé une premièrement fois, mais vu le bruit d'Enfer que faisait la pluie en s'abattant sur le toit et les murs de la maison, elle n'était pas sûre que le propriétaire ait entendu. Alors, elle recommença dans l'espoir que cette fois-ci on lui ouvre la porte. Il lui sembla entendre du bruit à l'intérieur, ce qui la conforta dans l'idée que sa présence était à présent signalé. Mourant littéralement de froid, elle vint croiser ses bras sur sa poitrine, espérant que ça puisse lui apporter un peu de chaleur, mais ça pourrait aussi faire en sorte que l'habitant de cette maison ait pitié d'elle et se décide à l'accueillir. La porte s'ouvrit enfin, laissant une silhouette faire son apparition. Sans lumière, elle ne pouvait absolument pas distinguer les traits de son visage, mais à son allure, c'était clairement un homme. "Bonsoir, je suis vraiment désolé de vous déranger à une heure si tardive. Ma voiture est en panne d'essence et je ne sais pas à combien de kilomètre est la prochaine station. Je peux peut-être appeler une dépanneuse ? Ou rester un moment ici, juste le temps que la tempête se calme ?" demande t-elle en parlant un peu trop rapidement, mais c'est qu'elle avait froid et qu'elle voulait vraiment se retrouver à l'intérieur. En plus de ça, cet instant venait lui rappeler le film "Human Centipède" quand les deux filles sonnent à la porte du docteur fou qui finira par les faire entrer et les droguer pour faire une expérience tout simplement inhumaine sur elles. Un jour, il faudra qu'elle se questionne pourquoi elle regarde des horreurs pareilles... La curiosité, c'est vraiment un vilain défaut.

Avant d'avoir obtenu une réponse de son interlocuteur, un grand bruit traversa le ciel juste au dessus d'eux, et une lumière aveuglante s'effondra sur un pauvre arbre à une centaine de mettre de la maison. La surprise fut telle que Sam sursauta en échappant un petit cri de surprise. Elle s'était également retournée pour observer ce qu'il s'était passé. Il ne restait qu'un arbre à moitié brisé et enflammé par l'éclair. La vue du feu ne la rassura pas. C'est sa plus grande phobie et surtout à chaque fois qu'elle le voit ça lui donne l'impression de réveiller les douleurs fantômes du passé causées par ses brûlures. L'air inquiète, elle observa de nouveau le propriétaire qui devait être aussi surprit qu'elle. "S'il vous plaît, je n'ai vraiment pas envie de traîner dehors avec cet orage," implore t-elle en espérant qu'il puisse comprendre son malaise. Qui aurait envie de rester bloqué dehors, surtout après avoir vu la foudre s'abattre à quelques mètres.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar


Messages : 59

ft. : Adam Driver


MessageSujet: Re: Midnight tempest [feat. Ben]   Mer 29 Aoû - 15:28

Riders of the storm

Into world we're thrown



Question purement rhétorique qu'il pose. Inutile d'être télépathe pour deviner qu'il n'y a que des ennuis insolubles seul qui pousseraient quelqu'un à venir frapper chez lui à une heure aussi tardive. Il est la dernière maison de la rue, la plus éloignée de la ville à proprement parler et l'absence de jouet d'enfant ou d'animal, l'absence de décoration rigolote sur le gazon ne sont pas des plus rassurantes. Ce n'est pas sur un coup de tête que Fischer a acheté cette parcelle et cette maison, c'était pour éviter précisément le genre de situation qu'il était en train de vivre. A peine avait-il lâché son "oui" inquisiteur que les raisons de la présence de l'inconnue furent exposées. La jeune femme était tombée en panne d'essence sur la route, un peu plus haut et comptait sur sa bienveillance pour lui permettre de contacter une dépanneuse ou d'attendre que les éléments se calment. Mouais. Il faudrait être un monstre pour abandonner quelqu'un ici et maintenant, surtout après avoir entendu le bulletin météo local. Comme pour donner un caractère d'urgence à la situation qui ne mettait déjà pas Ben hyper à l'aise, un coup de tonnerre ébranla le ciel, un éclair illumina le jardin et s'écrasa sur un jeune arbre. Les flammes s'éteignirent vite sous la pluie diluvienne mais la panique qui émana aussitôt de l'inconnue à la vue du début d'incendie ne put échapper à Ben. Comme une vague venue de nulle part, une émotion viscérale qui ne lui appartenait pas lui noua les tripes. Fischer pouvait se préserver de la quasi totalité des sentiments d'autrui, il n'y a que les peurs les profondes issues des passés les plus traumatisants qui pouvaient le frapper de la sorte, presque physiquement. La politesse et le tact disparurent aussitôt chez la jeune femme pour laisser place à une supplique. Son regard quitta la jeune femme pour se poser sur l'arbre crépitant qu'il allait falloir abattre et il fit un pas en arrière tandis que le tonnerre gronda de plus belle.

Allez-y. soupire-t-il en s'écartant. Et donnez-moi votre manteau. Il referma la porte lorsque la jeune femme fut entrée et attendit qu'elle lui abandonne sa veste détrempée qu'il suspendit à une patère. Indiquant d'un geste vague de la main une petite commode à panières, il expliqua. Le téléphone et le bottin sont là.

Il doutait qu'un dépanneur de Castle Rock accepte de se déplacer à cette heure et par ce temps mais il se garda de le mentionner. Avec un peu de chance, il y en aurait un qui épargnera ses souffrances futures et débarquera. Benjamin n'avait plus l'habitude de côtoyer et de rencontrer des gens. Il n'était pas Lawrence, le barman affable qui semblait toujours à l'aise et qui...Lawrence. L'un des rares échanges agréables qu'il avait pu avoir dans cette ville avaient été avec cet homme autour d'une boisson chaude. Alors qu'il était sur le point d'abandonner l'inconnue dans son hall avec son téléphone, Benjamin se tourna dans sa direction, indiquant la pièce derrière lui du pouce.J'allais me faire un café, vous en voulez un? se surprit-il à demander d'un air presque détaché.


AVENGEDINCHAINS
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar


Messages : 37

ft. : Deepika Pakudone


MessageSujet: Re: Midnight tempest [feat. Ben]   Sam 1 Sep - 11:47


La détective attendait avec une certaine impatience que le propriétaire prenne une décision. C'est qu'elle n'a pas l'intention de rester toute la nuit dehors. Alors, s'il ne compte pas la faire entrer ou l'aider, autant qu'il le dise tout de suite pour qu'elle puisse partir en quête d'une autre bonne âme qui se fera un plaisir de l'aider. Finalement, il s'écarta pour la laisser entrer, ce qui la soulagea grandement. Quand la porte fut fermée, le bruit de la pluie devint bien plus étouffé et lointain, à présent elle se sentait bien plus en sécurité. Par contre, elle était frigorifiée avec ses vêtements plus que trempé, mais elle ne va pas offrir un strip tease à cet inconnu, oh que non ! A sa demande, elle retira sa veste qui faisait à présent le double voir le triple de son poids initiale à cause de l'eau. "Merci de votre aide ! Je suis désolé de salir votre entrée, je suis restée trop longtemps sous la pluie," déclare t-elle désolé.

Par la suite, elle commence à ouvrir l'annuaire téléphonique en espérant tomber sur un dépanneur. C'est simple, il n'y a qu'une seule adresse à Castle Rock. On dirait qu'elle va devoir croiser les doigts pour qu'il ne soit pas occupé. Avant d’appeler, elle indiqua au jeune homme qu'elle voulait bien un café, ça lui fera le plus grand bien de boire quelque chose de chaud après s'être fait arroser par la pire pluie de l'histoire. Se servant du téléphone de la maison, elle attendit que quelqu'un veuille bien lui répondre. C'est justement une voix enroué et endormie qui lui répond avec un sacré accent paysan. Ça lui fit penser au vieux cliché qu'on peut se faire d'une région comme le Maine, à croire que c'est justifié. "Bonsoir, désolé de vous déranger au beau milieu de la nuit. Ma voiture est en panne, j'aurais besoin d'une dépanneuse jusqu'à la prochaine station service s'il vo..." avait-elle commencé à dire en étant le plus polie possible jusqu'à ce que l'homme l'interrompe en lui disant qu'il ne bossait pas de nuit et que de toute manière vu l'orage qu'il faisait il n'allait pas se risquait à foutre un "putain" de doigt de pied dehors. Sur ces belles paroles, il raccrocha sans plus de cérémonie, laissant Sam totalement pantoise, répétant "Allo" plusieurs fois avant de raccrocher en pestant. Si les gens d'ici sont tous comme ça... ça va être génial. Se tournant vers l'inconnu, elle espérait que ce dernier soit plus sympathique. "J'aurais dû me douter que le dépanneur ne serait pas le genre d'homme à venir aider une femme en détresse..." ironise t-elle avec un sourire montrant sa frustration. "Je ne compte pas vous embêter, mais vous pensez que je peux attendre ici jusqu'à la fin de la tempête ? Dès que ça sera fini, je marcherais jusqu'à la station la plus proche." Miss Comstock n'a pas vraiment beaucoup d'option, quoi qu'il arrive, elle va devoir attendre. Rester dehors est trop dangereux avec cet orage. "Dites, est-ce que je peux emprunter votre salle de bain ? J'aimerais me changer, je meurs de froid avec mes habits trempés," demande t-elle en montrant ses vêtements qui ne lui donnaient pas fière allure. C'est une chance qu'elle ait prit son sac avec elle, au moins, elle pourra se changer et n'aura pas à vêtir une chemise d'homme ou une simple serviette, ce qui pourrait être gênant fasse à un parfait inconnu.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar


Messages : 59

ft. : Adam Driver


MessageSujet: Re: Midnight tempest [feat. Ben]   Mer 5 Sep - 11:37

Riders of the storm

Into world we're thrown



L'inconnue accepta sa proposition de café et Benjamin fila sans demander son reste dans la cuisine, la laissant avec le téléphone et assurément un refus pour peu qu'elle parvienne à joindre quelqu'un. Assis à côté de la cafetière qui gardait au chaud une demi-verseuse pleine d'un goudron aussi noir que l'enfer, Le Chat fixait Ben de ses yeux mi-clos, les pattes de devant bien serrées l'une contre l'autre, le museau levé sur son visage, l'air de lui demander ce qu'il allait bien faire maintenant avec cette inconnue. Fischer lâcha un soupir avant de faire glisser, du revers du bras, Le Chat sur le côté pour avoir accès à l'appareil électroménager. L'animal poussa un miaulement de protestation avant de lui réclamer des caresses à grand coup de tête dans les mains alors qu'il s'efforçait de remplir deux mugs sans en mettre partout. De l'entrée parvenait à Ben le son de la voix de l'inconnue et même s'il n'en saisissait pas tous les mots, l'intonation ne lui échappait pas. Elle lâchait d'une traite la teneur de son souci essayant de faire avorter dans l'oeuf tout refus...c'était mal connaître la faune locale et ignorer complètement l'importance de la tempête qui se déchaînait dehors. Bon sang. Si personne ne venait, il était bon pour jouer à l'être humain. Il ne pouvait décemment pas la laisser repartir dehors. Elle risquait de devoir passer la nuit ici. Et merde...le silence qui était soudain retombé dans la maison ne faisait que mettre en valeur la violence de l'orage qui se déchaînait sur la région. On fait quoi, mon pote? chuchota-t-il au chat en lui grattant l'arrière des oreilles.

Lorsqu'elle vint le rejoindre d'un pas timide dans la cuisine, seule pièce brillament éclairée pour l'instant, Benjamin semblait l'attendre, appuyé contre un plan de travail, un deuxième mug fumait posé sur la table à côté de sucre et de lait. Sans surprise, elle lui annonça qu'il ne fallait pas compter sur un dépannage, il haussa les sourcils en esquissant une moue blasée. Typique... murmura-t-il presque pour lui-même avant qu'elle n'enchaîne en lui demandant si elle pouvait attendre que la tempête se calme et si, accessoirement, elle pouvait taper sa salle de bain. Fichtre, ça en faisait des demandes et c'était un sacré chambardement dans sa petite soirée. Benjamin resta une fraction de seconde perplexe, le bord de son mug appuyé contre ses lèvres. Se frottant brusquement à son coude, Le Chat lui fit renverser un peu de liquide chaud sur le dos de la main et lui faisant reprendre pied avec la réalité de la cuisine. Et bien... commença-t-il en se frottant la main contre un torchon qui traînait sur le dossier d'une chaise. Oui. Vous pouvez utiliser ma salle de bains. C'est à l'étage, vous êtes passée devant l'escalier à l'entrée. C'est la première porte à votre droite. poursuit-il. Mais, vous risquez d'attendre longtemps la fin de la tempête. Avant que vous n'arriviez, la chaîne locale a placé la région en alerte. lâcha-t-il en indiquant du menton le téléviseur toujours calé sur la chaîne en question. Le bandeau rouge des informations importantes défilait et énumérait les précautions à prendre, les zones déjà sinistrées et le nombre d'habitants que l'on avait secouru. Il haussa les épaules. Je m'appelle Ben. se surprit-il à lui dire en lui tendant une main. Allez vous changez tant qu'on a de l'électricité et de la lumière, on avisera après.


AVENGEDINCHAINS
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar


Messages : 37

ft. : Deepika Pakudone


MessageSujet: Re: Midnight tempest [feat. Ben]   Jeu 6 Sep - 15:02


Pas de dépanneuse pour ce soir, la pauvre Samara va rester dans la panade jusqu'à la fin de cette maudite tempête. C'est à croire que sa poursuite ne devra jamais arriver à une finalité. A chaque fois qu'elle est partie en chasse du jeune Fisher, elle a toujours échoué. A peine arrivée à Castle Rock, elle imagine bien que ça va être une fois de plus le même résultat : un échec cuisant. Se trouvant obligée à demander l'asile à ce bon monsieur tout en acceptant la tasse de café qu'il avait préparé, elle pouvait plus facilement observer les traits du visage de ce dernier avec la lumière de la cuisine. L'entrée avait juste avant une lumière tamisée, un peu sombre sûrement une ampoule sur le chemin de la mort. Mais dans cette pièce, c'était une lumière parfaite, qui lui faisait découvrir à quoi ressemblait cet inconnu. Elle ne fit pas tout de suite le rapprochement. Il faut dire que sa cible a toujours tout fait pour ne pas se faire photographier. Les quelques photos qui existent de lui datent surtout de son enfance et les rares clichés récents sont d'une qualités ignobles qui feraient vomir n'importe quel photographe expérimenté. Son visage lui semblait donc légèrement amicale, comme si elle l'avait déjà vu, mais ce n'était qu'une impression, comme ça peut si souvent arriver. La demoiselle préféra se contenter de demander ou se trouvait la salle de bain, histoire de ne plus patauger dans ses vêtements.

L'inconnu lui indiqua ou se trouvait les lieux qu'elle cherchait, tout en ajoutant qu'elle allait sûrement devoir rester plus que nécessaire ici. D'un simple geste, il lui montra le téléviseur, qui parlait de la dite tempête qui sévissait dans la région. C'était loin d'être finit et ça pourrait durer un moment. Un soupire s'échappa de ses lèvres, s'était sa chance, vraiment. "Il manquait plus que ça !" souffle t-elle un peu dépitée. "Merci de votre accueil, je suis vraiment désolé de vous importuner à une heure aussi tardive en plus de ça." Vu la situation, elle se doit de se montrer courtoise, c'est la moindre des choses. L'homme se présenta sous le nom de "Ben", il lui fallut quelques secondes pour percuter. Quand elle fit le rapprochement, elle bloqua une fraction de seconde, mais se reprit rapidement. Ceci n'était peut être qu'une coïncidence. Histoire d'y réfléchir, elle laissa le jeune homme pour trouver la salle de bain.

Son sac sur l'épaule, elle monta les escaliers et trouva facilement la pièce qu'elle cherchait. Une fois à l'intérieur, elle ferma la porte à clef derrière elle. Plutôt que de se déshabiller, elle fouilla dans son sac en sortie le chargeur de son téléphone et brancha ce dernier. Elle devait vérifier... Elle devait accéder à son compte google pour y voir les informations qu'elle avait recueilli dans le dossier "Benjamin Fischer". Vu le temps que ça prenait, elle commença par retirer son jean et ça ne fut pas une mince affaire. Vu la difficulté de l'affaire, elle pesta, ça lui collait à la peau et finalement, elle fut bien contente de pouvoir crier victoire. Elle se permit de l'accrocher sur l'un des portes serviettes pour le laisser sécher. Elle fit de même avec son t-shirt. Ayant assez de batterie, son téléphone commença à s'allumer, mais il fallait attendre encore un peu. Ce temps, elle le mit à profit pour se sécher à l'aide de sa serviette avant de mettre une nouvelle culotte et un pantalon sec. Sam inscrit son code pin et accéda enfin à son google drive. Ce sont les vieilles photos du garçon qui l'intéressait. C'était difficile d'associer un visage d'enfant à celui d'un adulte, mais les yeux étaient les mêmes. Oui, elle l'avait trouvé. C'est quoi ce hasard de fou ? Elle en tomba sur les fesses en observant la photo. Benjamin Fischer... voilà qu'elle l'a trouvé sans le moindre effort. Sauf qu'elle ne peut pas lui rentrer dedans directe et lui poser tout un tas de questions. S'il fuit, c'est certainement parce qu'il ne veut pas se remémorer tout ça. Du coup, elle va devoir la jouer fine. C'est une chance que sa mère ait gardé son nom de jeune fille quand il s'agissait de son boulot de médium, ainsi si elle se présente sous le nom de Comstock, il ne pourra pas faire le rapprochement.

Prête, elle rangea ses affaires et sont téléphones pour rejoindre Ben. "Merci de m'avoir laissé utiliser votre salle de bain, revêtir des vêtements secs, c'est quand même mieux. Je me suis juste permise de d'accrocher mes vêtements mouillés. Je les récupérais en partant," indique t-elle en reprenant sa tasse de café qui avait un peu refroidi. "Au fait, moi c'est Samara, mais vous pouvez m’appeler Sam."
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: Midnight tempest [feat. Ben]   

Revenir en haut Aller en bas
 

Midnight tempest [feat. Ben]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Midnight FairyTales; demande de parto
» PV de Roxane || Chloé R. Evans ( feat Kristen Bell ) pris
» La série des "The Midnight Library"
» Just the same //feat Matt'//
» MIDNIGHT EXPRESS

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
-